LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2300907

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2300907

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2300907
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., agent contractuel du CHU de Nice, qui contestait le refus de l'hôpital de lui délivrer une nouvelle attestation Pôle Emploi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la directrice des affaires médicales bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le CHU avait rempli son obligation légale en remettant à deux reprises des attestations comportant les mentions nécessaires pour faire valoir ses droits au chômage, conformément aux articles R. 1234-9 et R. 1234-10 du code du travail. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée sous le numéro 2300444 au tribunal administratif de Nîmes et transmise par une ordonnance du 13 février 2023, en application de l’article R. 312-2 du code de justice administrative, au tribunal administratif de Nice qui l’a enregistrée le 22 février 2023 sous le numéro 2300907 et un mémoire enregistré le 5 septembre 2025, M. D... A..., représenté par Me Bocognano, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision en date du 6 décembre 2022 par laquelle le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice lui a refusé la délivrance de l’attestation Pôle Emploi prévue par l’article R. 1234-9 du code du travail lui permettant de faire valoir ses droits à l’aide au retour à l’emploi ;
2°) d’enjoindre au CHU de Nice de lui communiquer l’attestation respectueuse des mentions obligatoires dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 € par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du CHU de Nice une somme de 2.000 € sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le requérant soutient que :
- l’auteur de l’acte est incompétent ;
- le refus de lui délivrer un document obligatoire de fin de contrat est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation.


Par un mémoire en défense enregistré le 21 juillet 2025, le directeur du CHU de Nice conclut au rejet de la requête et à ce qu’une somme de 300 € soit mise à la charge de M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A... ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 11 septembre 2025 :
- le rapport de Mme Zettor, rapporteure,
- les conclusions de M. Ruocco-Nardo, rapporteur public,
- et les observations de Me Bocognano, substitué par Me Sajou, représentant M. A....

Une note en délibérée a été présentée pour M. A... et enregistrée le 15 septembre 2025.

Considérant ce qui suit :


1. M. A... a été recruté et nommé par le CHU de Nice en tant que « faisant fonction d’interne », du 2 mai 2019 au 1er juin 2020. A l’issue de cette période, M. A... a sollicité la remise des documents obligatoires dont l’attestation employeur. A la réception de ce document, il a sollicité la modification des mentions portées, afin de pouvoir faire valoir ses droits à pôle emploi. Par une décision du 6 décembre 2022, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice lui a refusé la délivrance de toute nouvelle attestation Pôle Emploi prévue par l’article R. 1234-9 du code du travail. Il demande au tribunal l’annulation de cette décision.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. En premier lieu, si le requérant soutient que la décision a été signée par une autorité incompétente. Il ressort des pièces du dossier, qu’elle a été signée par Mme B... C..., directrice des affaires médicales, qui bénéficiait d’une délégation de signature en vertu d’une décision du 15 novembre 2022 publiée au recueil spécial des actes administratifs sous la référence n°2061.2022 le 16 novembre 2022. Par suite, le moyen manque en fait et doit être écarté.
3. En second lieu, aux termes de l’article L. 1234-19 du code du travail : « A l'expiration du contrat de travail, l'employeur délivre au salarié un certificat dont le contenu est déterminé par voie réglementaire ». L’article R. 1234-9 du même code dispose que : « L'employeur délivre au salarié, au moment de l'expiration ou de la rupture du contrat de travail, les attestations et justifications qui lui permettent d'exercer ses droits aux prestations mentionnées à l'article L. 5421-2 et transmet sans délai ces mêmes attestations à Pôle emploi (…) ». L’article R. 1234-10 précise que : « Un modèle d'attestation est établi par l'organisme gestionnaire du régime d'assurance chômage ». La délivrance des attestations et justifications prévues par l’article R.1234-9 du code du travail revêt le caractère d’une obligation pour l’employeur dans tous les cas d'expiration ou de rupture du contrat de travail même s’il ne préjuge en rien des droits du salarié à une allocation au titre de l’assurance chômage. Il doit, à ce titre, remettre à l’agent une attestation d’employeur destinée à Pôle Emploi. Au vu de ce document, Pôle Emploi délivre à l’intéressé un acte précisant le régime d'indemnisation applicable à son cas.
4. Il ressort des éléments du dossier, qu’une première attestation employeur a été remise à M. A... en format libre à la date du 25 juin 2020. A sa demande, une deuxième attestation, produite au dossier, lui a été remise en format libre le 11 août 2022, dans laquelle sont rappelés ses nom et prénom, la date du contrat, les fonctions occupées, la rémunération mensuelle brute perçue et le motif de la rupture. Si le requérant soutient que les attestations qui lui ont été communiquées ne remplissent pas les conditions prévues aux articles R. 1234-9 du code du travail et R. 1234-10 du même code, il ressort cependant des pièces du dossier, que le CHU a établi ces attestations à deux reprises et qu’elles comportent les mentions lui permettant, le cas échéant, d'exercer ses droits aux prestations mentionnées à l'article L. 5421-2 du code du travail. La circonstance que la première attestation délivrée comportait des mentions relatives au statut d’interne, à l’absence pour cette catégorie d’agent d’un droit au versement d’allocation pour perte d’emploi et la précision que le CHU est en auto-assurance en matière d’allocation chômage et que dans ces conditions, Pôle emploi n’est pas compétent, n’est pas, en tant que telle, de nature à établir que les dispositions de l’article R. 1234-9 du code du travail ont été méconnues. Dès lors, l’intéressé n’est pas fondé à soutenir que le CHU a commis une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation en refusant de lui délivrer une nouvelle attestation employeur.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de la décision du 6 décembre 2022 doivent être rejetées ensemble celles aux fins d’injonction et d’astreinte.

Sur les frais liés au litige :
6. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CHU de Nice, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A... demande au titre des frais liés au litige. En l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de M. A... la somme demandée par le CHU de Nice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





D E C I D E:


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.


Article 2 : Les conclusions du CHU de Nice présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.


Article 3 : Le présent jugement sera notifié M. D... A... et au centre hospitalier universitaire de Nice.


Délibéré après l'audience du 11 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Taormina, président,
Mme Zettor, première conseillère,
Mme Chevalier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2025

La rapporteure,
signé
V. Zettor

Le président,
signé
G. Taormina

La greffière,

signé

Ch. Martin


La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
ou par délégation la greffière.






Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions