mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2300930 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Vu la requête au fond, enregistrée le 21 février 2023 sous le n° 2300907.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Emmanuelli, président de la 3ème chambre, pour statuer sur les demandes de référés.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 21 mars 2023 à 9 H 30, à laquelle les parties avaient été régulièrement convoquées :
- le rapport de M. Emmanuelli, juge des référés ;
- les observations de Me Sajous, substituant Me Bocognano, pour M. A ;
- et les observations de M. B, pour le CHU de Nice.
Considérant ce qui suit :
1. M. E A demande au juge des référés de prononcer, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision en date du 6 décembre 2022 par laquelle le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice lui a refusé la délivrance de l'attestation Pôle Emploi prévue par l'article R. 1234-9 du code du travail lui permettant de faire valoir ses droits à l'aide au retour à l'emploi.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
3. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant et aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. Pour justifier l'urgence d'une suspension de l'exécution de la décision du 6 décembre 2022 du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice, M. A soutient que cette décision le prive de la possibilité de solliciter de Pôle Emploi l'analyse de sa situation et le place dans une situation extrêmement précaire. Toutefois, le requérant ne produit aucun élément à l'appui de sa requête permettant d'établir que sa situation professionnelle ou financière serait de nature à créer une urgence à suspendre la décision litigieuse.
5. Dès lors que la condition d'urgence n'est pas remplie, et sans qu'il soit besoin d'examiner la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige, les conclusions de la requête à fin de suspension ne peuvent qu'être rejetées. Doivent être également rejetées, par voie de conséquence, et en tout état de cause, les conclusions présentées par M. A à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au centre hospitalier universitaire de Nice.
Fait à Nice, le 28 mars 2023.
Le juge des référés
Signé
O. Emmanuelli
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation le greffier
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