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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2302204

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2302204

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2302204
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par une ressortissante brésilienne d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant la délivrance d’un premier titre de séjour en qualité de conjoint de Français. En cours d’instance, la requérante a obtenu le titre de séjour sollicité et s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à lui verser 900 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 7 et 10 mai 2023, Mme A C épouse B, représentée par Me Hajer Hmad, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 novembre 2022 du préfet des Alpes-Maritimes portant refus de délivrance d'un premier titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, et, dans l'attente, de la mettre en possession d'un récépissé l'autorisant à travailler ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir, et, dans l'attente, de la mettre en possession d'un récépissé l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la décision est entachée :

- d'une erreur de fait en ce qui concerne son entrée sur le territoire français ;

- d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- d'une méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- et d'une erreur manifeste d'appréciation.

Une pièce a été produite le 24 septembre 2024 par le préfet des Alpes-Maritimes postérieurement à la clôture d'instruction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le règlement (UE) n° 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 ;

- le règlement (UE) n° 2018/1806 du Parlement européen et Conseil du 14 novembre 2018 fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres et la liste de ceux dont les ressortissants sont exemptés de cette obligation ;

- l'accord franco-brésilien du 28 mai 1996, publié par le décret n° 96-664 du 22 juillet 1996 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 25 septembre 2024 :

- le rapport de Mme Sorin, rapporteure ;

- et les observations de Me Hmad, représentant Mme C épouse B, qui indique que la requérante entend se désister de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction, dès lors que le préfet lui a délivré un titre de séjour.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A C épouse B, ressortissante brésilienne née le 27 octobre 1972, demande l'annulation de la décision du 24 novembre 2022 du préfet des Alpes-Maritimes portant refus de délivrance d'un premier titre de séjour en qualité de conjoint de français.

Sur les conclusions en désistement :

2. Mme C épouse B a déclaré se désister purement et simplement des conclusions de sa requête aux fins d'annulation et d'injonction. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 900 euros à verser à la requérante au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de Mme C épouse B aux fins d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'État versera à Mme C épouse B une somme de 900 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C épouse B et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 25 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Emmanuelli, président,

Mme Sorin, première conseillère,

M. Loustalot-Jaubert, conseiller,

assistés de Mme Foultier, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.

La rapporteure,

G. SORIN

Le président,

O. EMMANUELLILa greffière,

M. FOULTIER

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation, la greffière,

23022041

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