mercredi 17 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2302223 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat Mme BERGANTZ |
| Avocat requérant | SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 et 11 mai 2023, M. A B, représenté par Me Rossler, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 mai 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour pour une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 9 mai 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes l'a assigné à résidence ;
3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour temporaire dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai, et, en tout état de cause, de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui restituer son passeport tunisien ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit en tant que cette décision énonce qu'il ne démontre pas avoir l'autorité parentale à l'égard de ses trois enfants alors qu'il les a reconnus ;
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il ne présente aucune menace pour l'ordre public ;
- la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision l'assignant à résidence procède également d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mai 2023, le préfet des Alpes-Maritimes, représenté par la SELARL Serfaty - Venutti - Camacho - Cordier, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête de M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Bergantz, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 mai 2023 à 14 heures 30 :
- le rapport de Mme Bergantz, magistrate désignée,
- les observations de Me Rossler, représentant M. B, qui conclut, par les mêmes moyens, aux mêmes fins que la requête, et soutient également que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- et les observations de M. B.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant tunisien né le 26 janvier 1990, demande l'annulation, d'une part, de l'arrêté du 9 mai 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de renvoi, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et, d'autre part, de l'arrêté du 9 mai 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 9 mai 2023 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour :
En ce qui concerne la compétence du magistrat désigné :
2. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8 ". La procédure applicable en cas d'assignation à résidence ou de placement en rétention résulte des articles L. 614-7 à L. 614-13 de ce code.
3. Par ailleurs, en application des dispositions de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, lorsque l'étranger, placé en rétention ou assigné à résidence, a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire français.
4. M. B a été assigné à résidence par une décision du préfet des Alpes-Maritimes en date du 9 mai 2023. Par suite, il appartient au magistrat désigné de statuer sur la légalité des décisions du même jour obligeant l'intéressé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. En revanche, il appartient seulement à une formation collégiale du tribunal administratif de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision 9 mai 2023 refusant à M. B la délivrance d'un titre de séjour, sur les conclusions accessoires aux fins d'injonction qui s'y rattachent et sur les conclusions relatives aux frais de cette instance. Par suite, il y a lieu de renvoyer devant une formation collégiale les conclusions présentées en ce sens par M. B.
En ce qui concerne la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
6. Aux termes des visas et des motifs de l'arrêté du 9 mai 2023, la décision par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a fait obligation à M. B de quitter le territoire français a été prise en application du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet l'édiction d'une telle mesure lorsque l'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. Aux termes du même arrêté, le refus de délivrance du titre de séjour de M. B est notamment motivé par la menace pour l'ordre public que constitue sa présence en France.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France en 2015 et qu'il a bénéficié d'une carte de séjour temporaire valable du 17 octobre 2019 au 16 octobre 2020 puis d'une carte de séjour pluriannuelle valable du 25 novembre 2020 au 24 novembre 2022. Il ressort également des pièces du dossier que le requérant est pacsé depuis le 22 juin 2017 avec Mme C, une compatriote titulaire d'une carte de résident valable jusqu'au 11 décembre 2024, avec qui il justifie, par les nombreuses pièces produites, d'une communauté de vie depuis l'année 2016. Le couple a eu trois enfants, nés en 2018, 2020 et 2022, et Mme C est actuellement enceinte de leur quatrième enfant. Par ailleurs, M. B est gérant et salarié de la société Z RENOV depuis le 1er mars 2021 et il perçoit à ce titre des revenus stables. Dans ces conditions, le requérant établit avoir fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France depuis au moins l'année 2016.
8. S'il est constant que le requérant a été condamné par le tribunal correctionnel de Nice par un jugement du 1er avril 2021 à une peine de trois ans d'emprisonnement dont un an avec sursis pour des faits de violence aggravée commis le 1er juillet 2019, il ressort des pièces versées aux débats, en particulier des décisions du juge de l'application des peines du tribunal judiciaire de Nice, qu'il a bénéficié d'un régime de détention en semi-liberté à compter du 21 juin 2021 puis, à partir du 12 octobre 2021, d'un régime de détention à domicile sous surveillance électronique. Sa libération conditionnelle lui a ensuite été accordée par un jugement du juge de l'application des peines en date du 28 mars 2022, lequel indique que " la mesure de détention sous surveillance électronique a été investie et s'est déroulée conformément aux attente sociales () il convient de rappeler que la personne condamnée dispose de situations personnelle et professionnelle stables, en l'espèce A B a pu maintenir son activité de gérant-salarié d'une société dans le BTP grâce à l'octroi d'une mesure de détention à domicile sous surveillance électronique ; qu'il a justifié de charges de famille ; qu'il vit désormais loin du quartier, lieu des faits, dans une maison situé dans le quartier de Saint-Pancrace à Nice () il convient de constater qu'une obligation de soin régulière a été mise en place auprès d'un psychologue libéral et que l'indemnisation des parties civiles a pu débuter ".
9. Au regard de ces éléments pris dans leur ensemble, et alors que le préfet des Alpes-Maritimes a fondé la décision portant obligation de quitter le territoire français sur le seul 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette mesure d'éloignement a porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts pour lesquels la décision a été prise. Ainsi, elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision du 9 mai 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire français. Doivent également être annulées, par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement, les décisions du 9 mai 2023 par lesquelles le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d'accorder un délai de départ volontaire à M. B, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de 9 mai 2023 portant assignation à résidence :
11. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ".
12. Il résulte de ce qui a été dit au point 10 que l'arrêté du 9 mai 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a assigné M. B à résidence doit être annulé par voie de conséquence de l'annulation des décisions du même jour par lesquelles le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays de destination, et lui a interdit de retourner le territoire français pour une durée d'un an.
13. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur le moyen invoqué au soutien des conclusions dirigées contre la décision attaquée, que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 9 mai 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
15. Il y a lieu, par application de ces dispositions, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, durant ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour.
16. En second lieu, aux termes de l'article L. 733-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut prescrire à l'étranger assigné à résidence la remise de son passeport ou de tout document justificatif de son identité, dans les conditions prévues à l'article L. 814-1. ".
17. Le préfet des Alpes-Maritimes a prescrit à M. B, par l'arrêté du 9 mai 2023, de remettre son passeport en application des dispositions précitées de l'article L. 733-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'exécution du présent jugement implique nécessairement la restitution, à M. B, de son passeport. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de restituer à M. B son passeport dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
18. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. () "
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 : Les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision du 9 mai 2023 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, les conclusions accessoires aux fins d'injonction qui s'y rattachent et les conclusions relatives aux frais de cette instance sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif de Nice.
Article 2 : Les décisions du 9 mai 2023 par lesquelles le préfet des Alpes-Maritimes a obligé M. B à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an sont annulées.
Article 3 : L'arrêté du 9 mai 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a assigné M. B à résidence pendant une durée de quarante-cinq jours est annulé.
Article 4 : Il est enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, durant ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour.
Article 5 : Il est enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de restituer à M. B son passeport tunisien, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 6 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et de l'outre-mer et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nice.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2023.
La magistrate désignée,
signé
A. BERGANTZLa greffière,
signé
H. DIAW
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026