mercredi 26 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2304528 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET SZEPETOWSKI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 15 septembre 2023 et 12 mars 2024, la société Sagec Méditerranée, représentée par Me Szepetowski, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 août 2023 par laquelle le maire de Vallauris a rejeté sa demande d'un permis de construire de deux bâtiments de 32 logements, dont 10 logements sociaux, selon demande du 26 décembre 2022 ;
2°) d'enjoindre au maire de Vallauris de lui délivrer le permis de construire conforme à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Vallauris une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme et du PPRIF relatif à la courbure des voies internes applicables aux nouveaux projets de construction est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le motif tiré de la méconnaissance des dispositions des articles UB4 et UA4 du règlement du plan local d'urbanisme relatives à la compatibilité du raccordement des installations crées avec les réseaux publics d'eaux usées est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB12 du règlement du plan local d'urbanisme relatives à la nature et au nombre de places de stationnement est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 février 2024, la commune de Vallauris conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la Société Sagec Méditerranée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la Société Sagec Méditerranée ne sont pas fondés.
Par une lettre du 9 février 2024, les parties ont été informées, par application de l'article R.611-11-1 du code de justice administrative, que l'affaire serait inscrite à une audience le
2ème semestre 2024 et que l'instruction est susceptible d'être close à partir du 8 mars 2024.
Par une ordonnance à effet immédiat du 11 mars 2024, la clôture de l'instruction a été prononcée à cette date.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement informées du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 juin 2024 :
- le rapport de Mme Sandjo, rapporteure,
- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,
- et les observations de M. A, représentant la commune de Vallauris, la société Sagec Méditerranée n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. La société Sagec Méditerranée a déposé, le 26 décembre 2022, une demande de permis de construire visant à réaliser une opération immobilière totalisant 32 logements dont 10 logements sociaux et 1 déjà existant, sur un terrain situé 1113 place Jules Lisnard à Vallauris, parcelles cadastrées section BZ 0040, BZ 0039, BZ 0163 et BZ 0166, s'étendant sur 2 793 m² d'unité foncière. Le terrain est situé pour partie en zone UAa et pour partie en zone UBb du plan local d'urbanisme. Le 21 avril 2023, elle a complété sa demande auprès du service instructeur de la mairie de Vallauris. Par un arrêté du 8 août 2023 dont la société Sagec Méditerranée demande l'annulation, le maire de Vallauris a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'accès et la voirie :
2. Aux termes de l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vallauris : " Les caractéristiques des accès et des voies privées doivent être adaptées à l'opération et satisfaire à la fois aux exigences : () Il est interdit de réaliser plus d'un accès véhicules sur la même voie. Les équipements collectifs et les équipements publics ne sont pas soumis à cette disposition, de même que les voies internes à double issues réalisées dans le cadre de la mise en œuvre des prescriptions du PPRIF. Pour la création d'un accès, il devra être tenu compte du projet d'élargissement de la voie sur laquelle il se raccorde : l'aménagement d'un palier pour les terrains en pente sera nécessaire. Dans le cas de la réalisation d'une opération d'urbanisme groupée (lotissement, permis de construire valant division foncière, habitat en bande au-delà de deux logements, ZAC) et d'immeubles d'habitat collectif : les voies internes nouvellement créées (à double issue de préférence) ont des rayons de courbure supérieurs à 9 mètres, une pente en long inférieure à 15%, et une bande de roulement d'une largeur minimum de 5 mètres ou toute autre solution agréée par le SDIS ". Ces dispositions ont vocation à régir uniquement les voies internes extérieures nouvellement crées, ouvertes à la circulation du public et susceptibles d'être empruntées par les engins des services publics d'incendie et de secours, dans le cadre de leurs missions de protection et de secours, réserve faite des hypothèses dans lesquelles le service départemental de secours et d'incendie (SDIS) a agréé une autre solution.
3. En l'espèce, si l'arrêté attaqué est fondé sur la non-conformité de la rampe d'accès de forme hélicoïdale prévue par le projet, au motif qu'il s'agit d'une voie interne dont le rayon de courbure, s'établit à 7,50 mètres au lieu des 9 mètres prescrits par l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme, il ressort cependant des pièces du dossier que la rampe d'accès dont les dimensions sont contestées, vise à assurer uniquement la liaison entre la voie de desserte du projet, située sur l'avenue Paul Derignon, au sud-est du terrain d'assiette du projet, à un parking souterrain, les deux espaces se situant nécessairement à un niveau altimétrique différent. Au demeurant, la rampe d'accès dont le rayon de courbure est contesté n'a pas vocation à accueillir le passage d'engins ou de véhicules de secours, dès lors que les caractéristiques et les objectifs de tels engins et véhicules sont incompatibles avec un accès à un parking souterrain. Eu égard à cette configuration, la rampe d'accès contestée ne peut être regardée comme constituant une voie interne nouvellement créée au sens des dispositions de l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite en se fondant sur la méconnaissance de ces dispositions pour refuser le permis de construire sollicité, le maire de Vallauris a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne la desserte du terrain d'assiette du projet par les réseaux :
4. Aux termes des articles UB4 et UA4 du règlement du plan local d'urbanisme applicables à la gestion des eaux usées : " Toute installation autorisée ou construction régulièrement édifiée requérant un système d'assainissement doit être raccordé par des canalisations souterraines au réseau public d'assainissement en respectant ses caractéristiques ".
5. En l'espèce, pour estimer que le projet n'était pas raccordable au réseau public d'assainissement, le maire de Vallauris s'est fondé, sur l'avis défavorable émis par la société Suez au motif que la société requérante n'avait pas reporté, sur ses plans, le tracé des canalisations reliant le projet aux collecteurs publics d'eaux usées. Toutefois, le plan de masse coté PC 02b matérialise le raccordement du projet au réseau public d'assainissement existant situé au droit du terrain d'assiette, au niveau de l'avenue Paul Derigon. Dans son mémoire en défense, la commune se borne à indiquer que ce deuxième motif repose sur l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire et n'expose à aucun moment les raisons qui justifieraient l'impossibilité d'un raccordement du projet au réseau public d'assainissement des eaux usées existant. Par suite, en estimant que la société requérante n'avait fourni aucune précision quant aux modalités de raccordement du projet au réseau d'assainissement de la construction envisagée, le maire de Vallauris a commis une erreur de fait. C'est donc à tort qu'il s'est fondé sur les dispositions de l'article UB 4 du règlement du PLU pour refuser de délivrer le permis de construire sollicité..
En ce qui concerne les prescriptions relatives au stationnement des véhicules sur le terrain d'assiette du projet :
6. En premier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Et Aux termes de l'article UB12 du règlement du plan local d'urbanisme : " Pour la création de plus de cinq logements, les aires de stationnement de surface sont interdites, hormis dans le secteur UBg. Toutefois dans le cadre d'un changement de destination à usage d'habitation, les aires de surfaces existantes peuvent être maintenues à hauteur de 1 place de stationnement par logement. / A l'exception du secteur UBg, les règles de stationnement sont les suivantes :/ - Pour la création de logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'Etat :/ - il sera aménagé 1 place de stationnement par logement, / - Pour la création de 2 logements maximum : au minimum 2 places de stationnement par logement. /- Pour la création de plus de 2 logements, au minimum 2 places de stationnement par logement, 1 place de stationnement pour deux-roues pour 2 logements./ () / - Il sera réalisé une place de stationnement équipée pour la recharge des véhicules électriques et hybrides rechargeables et ce, pour chaque tranche de 10 logements dans les projets de collectifs d'habitation. Cette disposition s'applique aux programmes de logements sociaux. / - Il sera réalisé une place de stationnement visiteur supplémentaire et ce, pour chaque tranche de 10 logements dans les projets de collectifs d'habitation. Cette disposition ne s'applique pas aux programmes de logements sociaux. / (). ". Il résulte de ces dispositions que, d'une part, une décision de refus de permis de construire fondée sur les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ne peut intervenir qu'à défaut d'autre possibilité. Lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modification substantielle nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect. Lorsqu'il est possible de prévenir un risque d'atteinte à la sécurité publique au moyen de prescriptions spéciales, les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ne permettent pas à l'autorité compétente de se borner à refuser le permis de construire sollicité, mais doivent la conduire à assortir sa délivrance de prescriptions spéciales destinées à pallier ce risque. D'autre part, l'administration ne peut assortir une autorisation d'urbanisme de prescriptions qu'à la condition que celles-ci, entraînant des modifications sur des points précis et limités et ne nécessitant pas la présentation d'un nouveau projet, aient pour effet d'assurer la conformité des travaux projetés aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
7. En l'espèce, la décision attaquée reproche au projet de ne pas comporter deux places équipées pour la recharge des véhicules électriques et hybrides. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet se situe en zones UAa et UBb du plan local d'urbanisme. Toutefois, seule la zone UBb comporte des obligations en matière de stationnement. Ainsi, compte tenu de l'objectif de réalisation de vingt-huit logements dont dix logements sociaux, le projet en litige nécessite la création de quatorze places pour les deux roues, et de quarante-huit places de stationnements pour les véhicules (dix places pour les dix logements sociaux, trente places pour les dix-huit logements classiques, deux places visiteurs) et deux places équipées pour la recharge des véhicules électriques et hybrides. Il ressort également des pièces du dossier, et n'est d'ailleurs pas contesté par la société pétitionnaire, que les deux places équipées pour la recharge des véhicules électriques et hybrides requises n'ont pas été effectivement été prévues par le projet. Toutefois, la non-conformité du projet aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme prescrivant la réalisation de places de stationnement équipées pour la recharge des véhicules électriques et hybrides rechargeables pouvait être résorbée par des modifications ne nécessitant pas la présentation d'un nouveau projet. Dès lors, le maire de Vallauris ne pouvait pas refuser le permis pour ce motif, alors qu'il lui appartenait d'assortir le permis d'une prescription tendant à la réalisation de deux places de stationnement équipées d'un dispositif permettant l'alimentation d'une prise de recharge pour les véhicules électriques ou hybride rechargeables.
8. En deuxième lieu, la norme " AFNOR " relève d'une législation distincte du code de l'urbanisme et n'est pas directement opposable aux demandes d'autorisation d'urbanisme. D'autre part, si la décision attaquée fait valoir que quatre des places prévues au projet ne seraient pas conformes aux exigences de la norme NF P 91-120, dès lors que cette norme homologuée par l'association française de normalisation (AFNOR), à laquelle le règlement du plan local d'urbanisme ne se réfère d'ailleurs pas, n'est pas au nombre des dispositions législatives et réglementaires visées à l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme, dont l'autorité administrative est en charge d'assurer le respect lorsqu'elle est saisie d'une demande de permis de construire. Au demeurant, dès lors que l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme ne réglemente pas les dimensions des places de stationnement, la circonstance, alléguée par le maire de Vallauris dans son arrêté, que la société pétitionnaire aurait elle-même induit l'application de la norme AFNOR NF P91-120 en présentant un projet comportant des places relevant de cette norme ne constitue pas un obstacle à l'utilisation effective de ces quatre places de stationnement et est, en tout état de cause inopérante. Dès lors, le projet de la société pétitionnaire doit être regardé comme prévoyant effectivement la création de
48 places de stationnement pour les véhicules automobiles, conformément aux prescriptions de l'article UC 12 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, en refusant le permis de construire sur ce motif, le maire de Vallauris a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
9. Il résulte de tout ce qui précède, que l'arrêté du 8 août 2023 par lequel le maire de Vallauris a refusé de délivrer le permis de construire sollicité à la société Sagec Méditerranée doit être annulé.
10. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens soulevés par la société requérante n'est susceptible de fonder l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
11. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction, soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
12. Le présent jugement censure l'ensemble des motifs de refus par lesquels le maire de Vallauris s'est opposé à la demande de permis de construire présentée par la société Sagec Méditerranée. Il ne résulte pas de l'instruction, que les dispositions en vigueur à la date de l'arrêté attaqué interdiraient d'accueillir l'autorisation de construire sollicitée, ni que la situation de fait existant à la date du présent jugement y ferait obstacle. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre au maire de Vallauris de délivrer à la société requérante le permis de construire sollicité, assorti, le cas échéant, d'une prescription tendant à la réalisation de deux places de stationnement équipées d'un dispositif permettant l'alimentation d'une prise de recharge pour les véhicules électriques ou hybrides rechargeables, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Sagec Méditerranée, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la commune de Vallauris au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Vallauris une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société Sagec Méditerranée et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 8 août 2023 par lequel le maire de Vallauris a refusé de délivrer un permis de construire à la société Sagec Mediterranée est annulé.
Article 2 : La commune de Vallauris versera à la société Sagec Méditerranée une somme de (
1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Vallauris présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Sagec Méditerranée et à la commune de Vallauris.
Délibéré après l'audience du 5 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Taormina, président,
Mme Soler, première conseillère,
Mme Sandjo, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
G. SANDJO
Le président,
Signé
G. TAORMINA Le greffier,
Signé
D. CRÉMIEUX
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026