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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2304927

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2304927

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2304927
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête, enregistrée le 6 octobre 2023 sous le numéro 2304927, l'Association de formation professionnelle " FORMALLIANCE ", prise en la personne de son président en exercice M. A B, et M. A B, représentés par l'AARPI Vidal Avocats, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 août 2023 par laquelle l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) a rejeté le recours gracieux formé à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 par laquelle l'agence demandait la restitution de l'indu (pour un montant de 7 220 euros) versé au titre du paiement des frais pédagogiques de sessions d'actions de développement professionnel continu (DPC) assurées notamment par l'Association de formation professionnelle " FORMALLIANCE " ;

2°) d'enjoindre à l'ANDPC de procéder au règlement de la somme de 3 135 euros au profit du docteur B, somme que celui-ci a restitué à l'ANDPC en exécution de la décision de cette dernière en date du 18 avril 2023 ;

3°) de mettre à la charge de l'ANDPC la somme de 3 000 euros pour chacun des requérants, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ainsi que d'une double erreur de droit (dès lors, d'une part, que l'ANDPC n'a pas pris la décision attaquée au vu d'une évaluation des actions de DPC par une commission scientifique indépendante ni de contrôle révélant un manquement dans leur exécution et, d'autre part, que rien ne s'opposait à ce que le Dr B participe à des actions de DPC, le document intitulé " règles de prise en charge des actions de DPC " n'étant pas opposable), et qu'il y a dès lors lieu d'enjoindre à l'ANDPC de procéder au règlement des frais pédagogiques des actions de DPC auxquelles le Dr B a participé, pour un montant de 3 135 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024, l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC), prise en la personne de sa directrice générale, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants des dépens de l'instance ainsi que, si le tribunal l'estimait, une amende pour recours abusif.

II. Par une requête, enregistrée le 6 octobre 2023 sous le numéro 2304929, l'Association médicale indépendante de formation Provence-Alpes-Côte d'Azur (AMIFORM PACA), prise en la personne de son président en exercice M. A B, et M. A B, représentés par l'AARPI Vidal Avocats, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 août 2023 par laquelle l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) a rejeté le recours gracieux formé à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 par laquelle l'agence demandait la restitution de l'indu (pour un montant de 7 220 euros) versé au titre du paiement des frais pédagogiques de sessions d'actions de développement professionnel continu (DPC) assurées notamment par l'AMIFORM PACA ;

2°) d'enjoindre à l'ANDPC de procéder au règlement de la somme de 2 090 euros au profit du docteur B, somme que celui-ci a restitué à l'ANDPC en exécution de la décision de cette dernière en date du 18 avril 2023 ;

3°) de mettre à la charge de l'ANDPC la somme de 3 000 euros pour chacun des requérants, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ainsi que d'une double erreur de droit (dès lors, d'une part, que l'ANDPC n'a pas pris la décision attaquée au vu d'une évaluation des actions de DPC par une commission scientifique indépendante ni de contrôle révélant un manquement dans leur exécution et, d'autre part, que rien ne s'opposait à ce que le Dr B participe à des actions de DPC, le document intitulé " règles de prise en charge des actions de DPC " n'étant pas opposable), et qu'il y a dès lors lieu d'enjoindre à l'ANDPC de procéder au règlement des frais pédagogiques des actions de DPC auxquelles le Dr B a participé, pour un montant de 2 090 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024, l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC), prise en la personne de sa directrice générale, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants des dépens de l'instance ainsi que, si le tribunal l'estimait, une amende pour recours abusif.

III. Par une requête, enregistrée le 6 octobre 2023 sous le numéro 2304930, l'Association médicale indépendante de formation (AMIFORM), prise en la personne de son président en exercice M. A B, et M. A B, représentés par l'AARPI Vidal Avocats, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 août 2023 par laquelle l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) a rejeté le recours gracieux formé à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 par laquelle l'agence demandait la restitution de l'indu (pour un montant de 7 220 euros) versé au titre du paiement des frais pédagogiques de sessions d'actions de développement professionnel continu (DPC) assurées notamment par l'AMIFORM ;

2°) d'enjoindre à l'ANDPC de procéder au règlement de la somme de 1 995 euros au profit du docteur B, somme que celui-ci a restitué à l'ANDPC en exécution de la décision de cette dernière en date du 18 avril 2023 ;

3°) de mettre à la charge de l'ANDPC la somme de 3 000 euros pour chacun des requérants, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ainsi que d'une double erreur de droit (dès lors, d'une part, que l'ANDPC n'a pas pris la décision attaquée au vu d'une évaluation des actions de DPC par une commission scientifique indépendante ni de contrôle révélant un manquement dans leur exécution et, d'autre part, que rien ne s'opposait à ce que le Dr B participe à des actions de DPC, le document intitulé " règles de prise en charge des actions de DPC " n'étant pas opposable), et qu'il y a dès lors lieu d'enjoindre à l'ANDPC de procéder au règlement des frais pédagogiques des actions de DPC auxquelles le Dr B a participé, pour un montant de 1 995 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024, l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC), prise en la personne de sa directrice générale, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants des dépens de l'instance ainsi que, si le tribunal l'estimait, une amende pour recours abusif.

IV. Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2023 sous le numéro 2305786, l'Association médicale indépendante de formation (AMIFORM), prise en la personne de son président en exercice M. A B, et M. A B, représentés par l'AARPI Vidal Avocats, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 3 octobre 2023 par laquelle l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) a rejeté le recours gracieux formé à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 par laquelle l'agence demandait la restitution de l'indu (pour un montant de 1 995 euros) versé au titre du paiement des frais pédagogiques de sessions d'actions de développement professionnel continu (DPC) assurées par l'AMIFORM et publiées sur le site de l'agence au titre de l'année 2018 ;

2°) d'enjoindre à l'ANDPC de procéder au règlement de la somme de 1 995 euros au profit du docteur B, somme que celui-ci a restitué à l'ANDPC en exécution de la décision de cette dernière en date du 18 avril 2023 ;

3°) de mettre à la charge de l'ANDPC la somme de 3 000 euros pour chacun des requérants, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent les mêmes moyens que ceux au soutien de la requête enregistrée sous le numéro 2304930.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024, l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC), prise en la personne de sa directrice générale, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants des dépens de l'instance ainsi que, si le tribunal l'estimait, une amende pour recours abusif.

V. Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2023 sous le numéro 2305787, l'Association médicale indépendante de formation Provence Alpes-Côte d'Azur (AMIFORM PACA), prise en la personne de son président en exercice M. A B, et M. A B, représentés par l'AARPI Vidal Avocats, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 3 octobre 2023 par laquelle l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) a rejeté le recours gracieux formé à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 par laquelle l'agence demandait la restitution de l'indu (pour un montant de 2 090 euros) versé au titre du paiement des frais pédagogiques de sessions d'actions de développement professionnel continu (DPC) assurées par l'AMIFORM PACA et publiées sur le site de l'agence au titre de l'année 2019 ;

2°) d'enjoindre à l'ANDPC de procéder au règlement de la somme de 2 090 euros au profit du docteur B, somme que celui-ci a restitué à l'ANDPC en exécution de la décision de cette dernière en date du 18 avril 2023 ;

3°) de mettre à la charge de l'ANDPC la somme de 3 000 euros pour chacun des requérants, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent les mêmes moyens que ceux au soutien de la requête enregistrée sous le numéro 2304929.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024, l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC), prise en la personne de sa directrice générale, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants des dépens de l'instance ainsi que, si le tribunal l'estimait, une amende pour recours abusif.

VI. Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2023 sous le numéro 2305788, l'Association de formation professionnelle " FORMALLIANCE ", prise en la personne de son président en exercice M. A B, et M. A B, représentés par l'AARPI Vidal Avocats, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 3 octobre 2023 par laquelle l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) a rejeté le recours gracieux formé à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 par laquelle l'agence demandait la restitution de l'indu (pour un montant de 3 135 euros) versé au titre du paiement des frais pédagogiques de sessions d'actions de développement professionnel continu (DPC) assurées par l'Association de formation professionnelle " FORMALLIANCE " ;

2°) d'enjoindre à l'ANDPC de procéder au règlement de la somme de 3 135 euros au profit du docteur B, somme que celui-ci a restitué à l'ANDPC en exécution de la décision de cette dernière en date du 18 avril 2023 ;

3°) de mettre à la charge de l'ANDPC la somme de 3 000 euros pour chacun des requérants, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent les mêmes moyens que ceux au soutien de la requête enregistrée sous le numéro 2304927.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024, l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC), prise en la personne de sa directrice générale, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants des dépens de l'instance ainsi que, si le tribunal l'estimait, une amende pour recours abusif.

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 juin 2024 :

- le rapport de M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président,

- et les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par décision en date du 18 avril 2023, l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) a demandé au docteur A B de restituer la somme de 7 220 euros, réglée indûment au titre du paiement des frais pédagogiques pour des sessions d'actions de développement professionnel continu (DPC), assurées par l'Association de formation professionnelle " FORMALLIANCE ", publiées sur le site de l'agence au titre de l'année 2022, l'Association médicale indépendante de formation Provence-Alpes-Côte d'Azur (AMIFORM PACA), publiées sur le site de l'agence au titre de l'année 2019, et l'Association médicale indépendante de formation (AMIFORM), publiées sur le site de l'agence au titre de l'année 2018, auxquelles il a participé. L'association FORMALLIANCE et M. B ont formé des recours gracieux à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 susmentionnée, qui ont été rejetés par décisions du 9 août et 3 octobre 2023 de l'ANDPC. L'AMIFORM PACA et M. B ont formé des recours gracieux à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 susmentionnée, qui ont été rejetés par décisions du 9 août et 3 octobre 2023 de l'ANDPC. L'AMIFORM et M. B ont formé des recours gracieux à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 susmentionnée, qui ont été rejetés par décisions du 9 août et 3 octobre 2023 de l'ANDPC. Par les requêtes enregistrées sous les numéros 2304927 et 2305788, l'association FORMALLIANCE et M. B demandent au tribunal, d'une part, d'annuler les décisions de rejet de leurs recours gracieux formés à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 et, d'autre part, d'enjoindre à l'ANDPC de régler au docteur B la somme de 3 135 euros qu'il a restituée à l'agence. Par les requêtes enregistrées sous les numéros 2304929 et 2305787, l'AMIFORM PACA et M. B demandent au tribunal, d'une part, d'annuler les décisions de rejet de leurs recours gracieux formés à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 et, d'autre part, d'enjoindre à l'ANDPC de régler au docteur B la somme de 2 090 euros qu'il a restituée à l'agence. Par les requêtes enregistrées sous les numéros 2304930 et 2305786, l'AMIFORM et M. B demandent au tribunal, d'une part, d'annuler les décisions de rejet de leurs recours gracieux formés à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 et, d'autre part, d'enjoindre à l'ANDPC de régler au docteur B la somme de 1 995 euros qu'il a restituée à l'agence.

Sur la jonction :

2. L'ensemble des requêtes susmentionnées au point précédent présentent à juger les mêmes questions et on fait l'objet d'une instruction commune. Il y a dès lors lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. Aux termes de l'article L. 4021-1 du code de la santé publique : " Le développement professionnel continu a pour objectifs le maintien et l'actualisation des connaissances et des compétences ainsi que l'amélioration des pratiques. Il constitue une obligation pour les professionnels de santé. Chaque professionnel de santé doit justifier, sur une période de trois ans, de son engagement dans une démarche de développement professionnel continu () ". Aux termes de l'article L. 4021-2 du même code : " Un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale () définit les orientations pluriannuelles prioritaires de développement professionnel continu () ". Aux termes de l'article L. 4021-6 de ce code : " L'Agence nationale du développement professionnel continu assure le pilotage et contribue à la gestion financière du dispositif de développement professionnel continu pour l'ensemble des professionnels de santé, quels que soient leurs statuts ou leurs conditions d'exercice. / Un décret en Conseil d'Etat fixe les missions et les instances de l'Agence nationale du développement professionnel continu". Selon les dispositions de l'article R. 4021-7 du code de la santé publique, l'ANDPC a également pour mission de " contribuer au financement des actions s'inscrivant dans le cadre des orientations prioritaires pluriannuelles définies à l'article L. 4021-2 " du code de la santé publique. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que l'ANDPC ne peut légalement contribuer au financement d'actions de développement professionnel continu que si ces actions s'inscrivent dans le cadre des orientations définies de façon pluriannuelle par les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale et, d'autre part, que les contrôles de la mise en œuvre des actions de DPC peuvent conduire au constat de manquements et au prononcé de sanctions, ainsi qu'au refus de prise en charge des frais pédagogiques exposés ou à leur remboursement.

4. En premier lieu, si les requérants font valoir que les décisions attaquées de rejet par l'ANDPC de leurs recours gracieux formés à l'encontre de la décision du 18 avril 2023 seraient insuffisamment motivées, ce moyen n'est pas fondé dès lors que le motif desdites décisions est précisément identifié, à savoit la restitution d'un indu de paiement de frais pédagogiques pour des sessions d'actions de DPC assurées notamment par l'Association " FORMALLIANCE ", l'AMIFORM PACA et l'AMIFORM et auxquelles le docteur B a participé alors qu'il en était le concepteur. Par suite, le moyen susmentionné ne peut qu'être écarté.

5. En second lieu, et d'une part, il ressort des pièces du dossier que les décisions litigieuses ont été prises par l'ANDPC sur la base de signalements émis auprès de l'agence par des professionnels de santé, et donc dans le cadre légal susrappelé au point 3 permettant des contrôles par l'agence de la mise en œuvre des actions de DPC, pouvant conduire au constat de manquements et au prononcé de sanctions, ainsi qu'au refus de prise en charge des frais pédagogiques exposés ou, comme en l'espèce, à leur remboursement. D'autre part, il résulte des dispositions, précitées au point 3, de l'article L. 4021-1 du code de la santé publique, selon lesquelles " Le développement professionnel continu a pour objectifs le maintien et l'actualisation des connaissances et des compétences ainsi que l'amélioration des pratiques ", que les requérants ne sont dès lors pas fondés à soutenir que les décisions litigieuses seraient entachées d'une erreur de droit en ce qu'elles seraient fondées sur des règles non prévues par les dispositions légales applicables, les dispositions susmentionnées constituant en effet la base légale desdites décisions. Si les requérants soutiennent qu'en tant que concepteur d'actions de DPC, M. B pouvait cependant également y participer, l'ANDPC soutient en défense, sans être sérieusement contestée, que le concepteur d'une action de DPC est censé maîtriser le sujet de ladite action, dont l'objet est de former des professionnels de santé, et il n'y a dès lors pas lieu pour lui de participer, aux fins de se former, à l'action en cause, laquelle a pour objet, ainsi qu'il a été dit, le maintien et l'actualisation des connaissances et des compétences ainsi que l'amélioration des pratiques. Par suite, le moyen soulevé et tiré de l'erreur de droit doit également être écarté, dans ses deux branches.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions susmentionnées doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il y a également lieu de rejeter les conclusions des requêtes aux fins d'injonction ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Sur les dépens :

7. Les présentes instances n'ayant donné lieu à aucuns dépens, les conclutions présentées à ce titre par l'ANDPC doivent être rejetées.

Sur l'application des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative :

8. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".

9. La faculté prévue par cette disposition constituant un pouvoir propre du juge, la demande, présentée par l'ANDPC et tendant à ce que les requérants soient condamnés à une amende pour recours abusif n'est, en tout état de cause, pas recevable.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes enregistrées sous les numéros 2304927 et 2305788 présentées par l'Association de formation professionnelle " FORMALLIANCE " et M. B, les requêtes enregistrées sous les numéros 2304929 et 2305787 présentées par l'Association médicale indépendante de formation Provence Alpes-Côte d'Azur et M. B et les requêtes enregistrées sous les numéros 2304930 et 2305786 présentées par l'Association médicale indépendante de formation et M. B sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions de l'Agence nationale du développement professionnel continu au titre des dépens et de l'article R. 741-12 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'Association de formation professionnelle " FORMALLIANCE ", à l'Association médicale indépendante de formation Provence Alpes-Côte d'Azur, à l'Association médicale indépendante de formation, à M. A B et à la directrice générale de l'Agence nationale du développement professionnel continu.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;

M. Holzer, conseiller ;

Mme Cueilleron, conseillère ;

Assistés de Mme Martin, greffière.

Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 27 juin 2024.

Le président

signé

F. Silvestre-Toussaint-FortesaL'assesseur le plus ancien,

signé

M. Holzer

La greffière,

signé

C. Martin

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

2-2304929-2304930-2305786-2305787-2305788

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