LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2400262

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2400262

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2400262
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCABINET SZEPETOWSKI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 août 2023 accordant un permis de construire un parc photovoltaïque. Les requérants se sont désistés de leur requête en cours d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné les requérants à verser 1 500 euros à la société bénéficiaire au titre des frais de justice, tout en rejetant la demande reconventionnelle de dommages et intérêts de cette dernière pour absence de préjudice démontré.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 17 janvier, 18 mars, 24 avril, 16 mai et 12 juin 2024, Mme E A B, M. D B et M. C B, représentés par Me Szepetowski, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 août 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a accordé à la société Parc solaire du Séranon un permis de construire un parc photovoltaïque sur les parcelles cadastrées section A n° 2, 3, 4, 68, 1284 et 1285 ;

2°) de mettre à la charge de la société Parc solaire du Séranon la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 122-1-1 du code de l'environnement en l'absence de prescriptions particulières ;

- il est entaché d'illégalité, dès lors que les mesures compensatoires présentent un caractère artificiel ;

- il est entaché d'illégalité par voie de l'exception d'illégalité des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;

- il méconnaît les dispositions de la charte du parc régional naturel des Préalpes d'Azur ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

Par des mémoires en défense enregistrés les 13 mars, 14 et 27 mai 2024, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Parc solaire du Séranon, représentée par Me Elfassi, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet et en tout état de cause à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme.

Elle fait valoir que :

- la requête est tardive ;

- les requérants n'ont pas d'intérêt à agir ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 mai 2024, le préfet des Alpes-Maritimes conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête et à titre subsidiaire à son rejet.

Il fait valoir que :

- la requête est tardive ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 14 juin 2024.

Par une lettre, enregistrée le 26 septembre 2024 et un mémoire, enregistré le 27 septembre 2024, les requérants déclarent se désister de leur requête.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 octobre 2024 :

- le rapport de Mme Soler, rapporteure,

- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,

- et les observations de Me Torti, représentant la société Parc solaire du Séranon.

Considérant ce qui suit :

1. En premier lieu, le désistement de Mme E A B, M. D B et M. C B est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

2. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. () ".

3. A supposer que ses conclusions indemnitaires reconventionnelles puissent être regardées comme ayant été présentées dans un mémoire distinct, la société Parc solaire du Séranon n'allègue ni ne démontre l'existence d'un préjudice résultant de l'absence de mise en œuvre du permis de construire en litige. Par suite, ses conclusions présentées à ce titre doivent être rejetées.

4. En dernier lieu, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A B et MM. B une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société Parc solaire du Séranon et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête Mme A B et MM. B.

Article 2 : Mme A B et MM. B verseront à la société Parc solaire du Séranon une somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la société Parc solaire du Séranon présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-7 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A B, à M. D B, à M. C B, au ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques et à la société par actions simplifiée unipersonnelle Parc solaire du Séranon.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Délibéré après l'audience du 2 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Taormina, président,

Mme Soler, première conseillère,

M. Garcia, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.

La rapporteure,

Signé

N. SOLER

Le président,

Signé

G. TAORMINALe greffier,

Signé

D. CREMIEUX

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et la prévention des risques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

4

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions