LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2401244

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2401244

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2401244
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantBOVIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 14 février 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et la délivrance d'un titre "recherche d'emploi-création d'entreprise", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, faute de certificat de scolarité pour 2024 et en raison d'un ajournement, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que M. B ne remplissait pas les conditions de l'article L. 422-10 pour le titre "recherche d'emploi", faute de diplôme équivalent au grade de master. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 6 mars, 31 juillet et 23 août 2024, M. B doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé sa demande de renouvellement de titre de séjour " étudiant " et sa demande de titre de séjour " recherche d'emploi-création d'entreprise ", lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays de destination de son éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen de sa situation.

Il soutient qu'il a eu un parcours d'études en France, qu'il est titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée et qu'il est bien intégré en France.

Par ordonnance du 26 août 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 septembre 2024 à 12 heures.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 octobre 2024 :

- le rapport de M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;

- et les observations de M. A, requérant.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant ivoirien né le 10 juin 1993, a sollicité du préfet des Alpes-Maritimes tant le renouvellement de son titre de séjour " étudiant " ainsi qu'un premier titre de séjour " recherche d'emploi - création d'entreprise ". Par un arrêté du 14 février 2024, dont il demande l'annulation, le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté ses deux demandes, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays de destination de son éloignement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. / (). ". Il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant, de rechercher, à partir de l'ensemble des pièces du dossier et sous le contrôle du juge, si l'intéressé peut être raisonnablement regardé comme poursuivant effectivement des études sur le territoire français et d'apprécier la réalité et le sérieux des études poursuivies.

3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A, qui allègue être entré en France en 2018, a été ajourné pour résultats insuffisants pour une formation ayant pris fin en septembre 2023 et que malgré les sollicitations de la préfecture des Alpes-Maritimes, il n'a transmis aucun certificat de scolarité pour l'année 2024. Cette circonstance n'est nullement contestée par l'intéressé, qui fait valoir qu'il devait passer des examens de rattrapages en juin 2024, circonstance au demeurant postérieure à la décision attaquée. Dès lors, c'est à bon droit que le préfet des Alpes-Maritimes a estimé qu'il ne justifiait pas du caractère réel et sérieux dans le suivi de ses études et a pris la décision litigieuse de refus de séjour.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger titulaire d'une assurance maladie qui justifie () avoir été titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " () et avoir obtenu dans un établissement d'enseignement supérieur habilité au plan national un diplôme au moins équivalent au grade de master ou figurant sur une liste fixée par décret () se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise " d'une durée d'un an dans les cas suivants : / 1° Il entend compléter sa formation par une première expérience professionnelle, sans limitation à un seul emploi ou à un seul employeur () ". Et aux termes du point 26 de l'annexe 10 à ce code précisant la liste des pièces justificatives à produire pour la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " recherche d'emploi/création d'entreprise " : " () - diplôme de grade au moins équivalent au master ou diplômes de niveau I labellisés par la Conférence des grandes écoles ou diplôme de licence professionnelle obtenu dans l'année dans un établissement d'enseignement supérieur habilité au plan national ou attestation de réussite définitive au diplôme () ".

5. En l'espèce, pour rejeter la demande de titre de séjour de M. A présentée sur le fondement des dispositions précitées, le préfet des Alpes-Maritimes a retenu que M. A ne justifiait pas être titulaire d'un diplôme équivalent au grade de master et que la réussite potentielle de ses examens de rattrapage ne saurait en tout état de cause lui garantir d'en être titulaire. Dans ces conditions, le préfet des Alpes-Maritimes a fait une exacte application des dispositions combinées précitées et a, à bon droit, pris la décision litigieuse de refus de séjour.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions susmentionnées doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction formées par le requérant doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président,

M. Holzer, conseiller,

Mme Cueilleron, conseillère,

Assistés de Mme Suner, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 24 octobre 2024.

Le président-rapporteur,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La greffière,

signé

V. Suner

L'assesseur le plus ancien,

signé

M. Holzer

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions