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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2401819

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2401819

mardi 22 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2401819
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A, ressortissant philippin, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a pris un arrêté explicite de refus et d’obligation de quitter le territoire, lequel a été annulé par un jugement du même tribunal du 22 octobre 2024, enjoignant la délivrance d’un titre de séjour. Par conséquent, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, devenues sans objet. Les frais de justice ne sont pas mis à la charge de l’État.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 avril 2024, M. B A, représenté par Me Traversini, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes à titre principal de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " avec autorisation de travail, dans un délai de 1 mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant philippin, né en 1980, demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent par ordonnance ( ) 3° constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête () ".

3. En premier lieu, le préfet des Alpes-Maritimes ayant délivré à M. A un arrêté du 2 mai 2024 portant notamment refus d'admission au séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, cette décision explicite s'est nécessairement substituée à la décision implicite contestée dans la présente instance.

4. En second lieu, le Tribunal de céans, par un jugement n°2402702 du 22 octobre 2024 a annulé l'arrêté du 2 mai 2024 et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A un titre de séjour.

5. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction sous astreinte de la requête.

6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre une somme à la charge de l'Etat au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction sous astreinte de la requête.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 22 octobre 2024

Le président de la 6ème chambre

signé

P. Soli

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière.

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