mercredi 24 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2401825 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat M.COMBOT |
| Avocat requérant | SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrées les 4 avril 2024, 12 avril 2024, 18 avril 2024 et 19 avril 2024, M. A B, représenté par Me El Attachi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 avril 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant un an ;
2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travailler ;
3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir de procéder à l'effacement de son signalement dans le fichier aux fins de non-admission ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté litigieux est insuffisamment motivé ;
- il procède d'un défaut d'examen sérieux et complet de sa situation ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie de motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du même code dès lors qu'il a établi le centre de ses intérêts privés et familiaux en France ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 251-1 du même code en ce qu'il ne constitue pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ;
- il porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au regard des circonstances humanitaires qu'il présente ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il ne présente aucun risque qu'il se soustrait à la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- et il entaché d'illégalité en ce que la décision portant interdiction de retourner sur le territoire français est disproportionnée.
Par deux mémoires en défense et une pièce complémentaire, enregistrés les 16 avril 2024, 18 avril 2024 et 19 avril 2024, le préfet des Alpes-Maritimes, représenté par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Serfaty-Venutti-Camacho-Cordier, conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Combot, conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 avril 2024 à 14h00 :
- le rapport de M. Combot, magistrat désigné ;
- les observations de Me El Attachi, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens et précise que le requérant est parent d'un enfant français mais qu'il ne souhaite pas, par respect de la demande de la mère de l'enfant, produire le certificat de naissance ;
- et les observations de M. B qui précise qu'il souhaite rester en France.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, né le 3 mai 1983 et de nationalité tunisienne, demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 2 avril 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise les textes dont il est fait application et expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. B, dont les éléments sur lesquels le préfet des Alpes-Maritimes s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français sans délai, pour refuser de lui accorder un délai, pour fixer le pays à destination duquel il pourrait être reconduit et pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté en litige ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des termes de l'acte en litige ni des pièces du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant. La circonstance que, par courrier du 21 mars 2024, le préfet des Alpes-Maritimes ait sollicité de M. B qu'il produise dans le délai de quinze jours des pièces complémentaires dans le cadre de sa demande de titre de séjour et que l'intéressé ait répondu à cette demande par courrier du 3 avril 2024 avis de réception du 4 avril 2024 est sans incidence sur la légalité de l'arrêté litigieux lequel ne porte pas refus de titre de séjour et, dès lors que, l'instruction en cours d'une demande de titre de séjour ne fait pas obstacle à ce que le préfet puisse prononcer une obligation de quitter le territoire. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de sa situation doit être écarté.
4. En troisième lieu, le requérant ne peut utilement invoquer à l'encontre de la décision attaquée laquelle ne porte pas refus de titre de séjour, les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
5. En quatrième lieu, pour le même motif, le requérant ne peut utilement invoquer à l'encontre de la décision attaquée, les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
6. En cinquième lieu, faute pour le requérant d'établir qu'il entre dans la catégorie des personnes auxquelles les dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont applicables, il ne peut utilement s'en prévaloir. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
7. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui "
8. En l'espèce, il ressort que M. B est entrée en France dans le cadre d'un regroupement familial 1998. Il produit de nombreuses pièces hétérogènes qui ne sont pas à elles seules de nature à établir qu'il réside de manière habituelle en France. Par ailleurs, le requérant indique être parent d'un enfant français mais ne pas souhaiter produire son acte de naissance. Il n'établit au demeurant pas contribuer à son entretien et son éducation. De même, si le requérant produit des attestations de membres de sa famille, il n'établit pas entretenir avec eux des liens intenses et stables. En outre, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'acte litigieux lui-même et non contesté par le requérant, que M. B a été condamné à une peine d'emprisonnement de dix mois par jugement du tribunal correctionnel d'Ajaccio du 19 décembre 2017 pour des faits de vol par effraction dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt, vol aggravé et recel de bien provenant d'un vol. Il a également été condamné par jugement du tribunal correctionnel de Nice du 19 septembre 2023 à une peine d'emprisonnement de dix-huit mois pour des faits de violence aggravée suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours en récidive. M. B est en outre inscrit sur le fichier de traitement des antécédents judiciaires pour des faits de meurtre, non justification de son adresse par une personne enregistrée dans le fichier des auteurs d'infractions sexuelles, conduite d'un véhicule sans permis, détention non autorisée de stupéfiants, transport non autorisé de stupéfiants, violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, transport sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D, usage illicite de stupéfiants, vol par effraction, part ou transport illégal d'arme de catégorie 6, destruction ou détérioration importante du bien d'autrui, autres faux en écriture, menace, intimidation contre dépositaire de l'autorité publique, outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, usage frauduleux d'un moyen de paiement, vol, incendie volontaire de bien public, recel habituel de bien provenant d'un vol. Dans ces conditions, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas portée une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale de M. B par rapport au but que sa décision poursuit.
9. En septième lieu, pour les mêmes motifs que ceux présentés au point précédent, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il présente des considérations humanitaires de sorte que le préfet des Alpes-Maritimes aurait méconnu les dispositions l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En huitième lieu, si le requérant invoque la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, le moyen n'est assorti d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen précité doit être écarté.
11. En neuvième lieu, si M. B invoque la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990, le moyen n'est assorti d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen précité doit être écarté.
12. En dixième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () " Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / 6° L'étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l'un des États avec lesquels s'applique l'acquis de Schengen, fait l'objet d'une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des États ou s'est maintenu sur le territoire d'un de ces États sans justifier d'un droit de séjour ; / 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. "
13. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment de la décision attaquée, que pour refuser à M. B un délai de départ volontaire, le préfet des Alpes-Maritimes s'est fondé sur le fait que l'intéressé ne peut pas présenter de documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a explicitement déclaré dans son audition son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français et qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à l'habitation principale. Premièrement, M. B présente un passeport tunisien périmé depuis le 8 septembre 2022 et il n'a entrepris les démarches en vue de son renouvellement auprès du consulat de Tunisie à Nice que le 16 janvier 2024. Deuxièmement, si M. B produit deux attestations d'hébergement par des proches, ces attestations ne sont pas de nature à établir que l'intéressé dispose d'une résidence effective et permanente. Troisièmement, l'intéressé ne conteste pas avoir déclaré lors de son audition son intention de ne pas se conformer à la mesure d'éloignement prise à son encontre. Par suite, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas méconnu les dispositions citées au point précédent en considérant qu'il existait un risque que ce dernier se soustrait à la mesure d'éloignement et qu'il n'y avait pas lieu de lui accorder un délai de départ volontaire.
14. En onzième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le préfet n'a pas fait une inexacte appréciation de la situation de M. B en lui faisant interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 2 avril 2024. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fins d'injonctions et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 de code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Lu en audience publique le 19 avril 2024.
Le magistrat désigné,
signé
J. CombotLa greffière,
signé
H. Diaw
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026