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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2401890

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2401890

lundi 29 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2401890
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui demandait une injonction au préfet des Alpes-Maritimes pour réviser sa situation administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle était dépourvue de moyens de droit et tendait uniquement à adresser une injonction à l'administration, ce qui n'est pas de la compétence du juge administratif en dehors des procédures spécifiques. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 avril 2024, M. A... demande au tribunal d’enjoindre au Alpes-Maritimes de procéder à « une révision équitable de sa situation administrative ».

……………………………………………………………………………………


Vu :
- l’arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1.
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».

2.
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée / Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ».

3. Il résulte de ces dispositions que le juge administratif ne peut être saisi, hors procédures particulières ou de référé, que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une indemnité. Par ailleurs, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières du code de justice administrative ou des contentieux de pleine juridiction, inapplicables en l’espèce, il n’appartient pas au tribunal administratif d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.

3.
M. A..., ressortissant tunisien, demande au tribunal d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à « une révision équitable de sa situation administrative ». Toutefois, si M. A... évoque les circonstances de fait tenant à sa situation, sa requête est dépourvue de moyens de droit permettant d’en apprécier le bien-fondé. Par ailleurs, sa requête, alors qu’elle ne relève pas d’une procédure de référé ou d’un contentieux de pleine juridiction, tend uniquement à ce qu’une injonction soit adressée à l’administration. Il s’ensuit que la requête susvisée, doit être rejetée en application des dispositions précitées des 4° et 7° de l’article R.222-1 du code de justice administrative.



ORDONNE


Article 1er : La demande de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.


Fait à Nice, le 29 septembre 2025.


Le président de la 6ème chambre,
signé
P. SOLI



La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.


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