LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2401982

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2401982

mardi 13 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2401982
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantDE PREMARE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé les arrêtés du maire de la Trinité des 18 octobre 2023 et 2 février 2024, qui plaçaient Mme B..., adjointe administrative territoriale, en disponibilité d’office pour maladie ordinaire. La requérante contestait ces décisions, estimant que le maire s’était estimé à tort en situation de compétence liée par l’avis du comité médical. Le tribunal a jugé que le maire avait méconnu l’étendue de ses compétences en s’abstenant d’exercer son pouvoir d’appréciation sur la situation individuelle de l’agent, en application des articles L. 822-6 du code général de la fonction publique et 5 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 12 avril 2024 et le 6 janvier 2025, Mme A... B..., représentée par Me Persico, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du maire de la commune de la Trinité du 18 octobre 2023 portant mise en disponibilité d’office pour maladie ordinaire ;

2°) d’annuler l’arrêté du maire de la commune de la Trinité du 2 février 2024 portant prolongation de la mise en disponibilité d’office pour maladie ordinaire ;

3°) à titre subsidiaire, de désigner un expert par jugement avant dire droit ;

4°) de mettre à la charge de la commune de la Trinité la somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- les arrêtés attaqués sont entachés d’un vice d’incompétence ;
- ils sont entachés d’une erreur de droit dès lors que le maire s’est estimé à tort en situation de compétence liée ;
- ils sont entachés d’une erreur d’appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 novembre 2024, la commune de la Trinité, représentée par Me de Premare, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme B... au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés à l’encontre des arrêtés attaqués ne sont pas fondés ;
- la désignation d’un expert médical n’est pas nécessaire.

Par ordonnance du 16 juin 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 4 juillet 2025.

Par un courrier en date du 9 décembre 2025, les parties ont été informées, en application de l’article R. 611-7-3 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’impliquer le prononcé d’office d’une injonction tendant au réexamen de la demande de congé longue maladie de Mme B....

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Duroux, première conseillère,
- les conclusions de Mme Guilbert, rapporteure publique,
- et les observations de Me Persico, représentant Mme B..., et de Me De Premare, représentant la commune de la Trinité.

Considérant ce qui suit :

Mme B... est adjointe administrative territoriale à la commune de la Trinité. Le 5 septembre 2022, elle est placée en congé maladie, puis, à compter du 5 septembre 2023, ayant épuisé ses droits à congé maladie ordinaire, elle est placée en disponibilité d’office pour raison de santé jusqu’à la date de la décision du conseil médical. Parallèlement, par courrier du 4 septembre 2023, réceptionné le lendemain, Mme B... a présenté une demande de placement en congé de longue maladie qui a fait l’objet d’une décision de rejet implicite révélée par l’arrêté du maire du 18 octobre 2023 portant placement en disponibilité d’office pour raison de santé pour une période de six mois, soit jusqu’au 4 mars 2024. Après l’avis défavorable du comité médical qui s’est réuni le 30 janvier 2024, le maire a, par arrêté du 2 février 2024, prolongé la mise en disponibilité d’office de Mme B... pour raison de santé. Par la présente requête, Mme B... demande au tribunal, à titre principal, d’annuler les arrêtés du 18 octobre 2023 et du 2 février 2024, à titre subsidiaire, de désigner un expert médical par jugement avant dire droit.

Sur l’étendue du litige :

En demandant l’annulation des arrêtés du maire de la commune de la Trinité du 18 octobre 2023 et du 2 février 2024 portant mise en disponibilité d’office pour maladie ordinaire et prolongation de la mise en disponibilité d’office pour maladie ordinaire, la requérante doit être regardée comme demandant le rejet implicite de sa demande de congé longue maladie.

Sur les conclusions aux fins d’annulation :

Aux termes de l’article L. 822-6 du code général de la fonction publique : « Le fonctionnaire en activité a droit à des congés de longue maladie, dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée ». Aux termes de l’article 5 du décret du 30 juillet 1987 relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux : « I.- Le conseil médical départemental réuni en formation restreinte est consulté pour avis sur : / 1° L'octroi d'une première période de congé de longue maladie ou de longue durée ; (…) / 5° La mise en disponibilité d'office pour raison de santé, son renouvellement et la réintégration à l'issue d'une période de disponibilité pour raison de santé ; (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que la demande de congé longue maladie présentée par Mme B..., par courrier du 4 septembre 2023, a fait l’objet d’une décision implicite révélée par l’arrêté du maire du 18 octobre 2023 portant placement en disponibilité d’office pour raison de santé, puis confirmée par l’arrêté du 2 février 2024 prolongeant cette mise en disponibilité d’office. Il ressort des pièces du dossier qu’en estimant que le comité médical avait « placé » la requérante en disponibilité d’office, puis en prolongation de disponibilité d’office, ainsi qu’il en ressort des visas des arrêtés attaqués, et en se bornant à constater que l’intéressée avait épuisé ses droits à congé maladie ordinaire, le maire a méconnu l’étendue de ses compétences en s’abstenant d’user de son pouvoir d’appréciation alors qu’il lui incombait de procéder à un examen particulier de la situation de la requérante au regard de l’article L. 822-6 du code général de la fonction publique. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir qu’en rejetant implicitement sa demande de congé longue maladie, le maire de la commune de la Trinité a rejeté s’est estimé à tort en situation de compétence liée.

Il résulte de ce qui précédé, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés ni de désigner un expert médical, que les arrêtés du maire de la commune de la Trinité du 18 octobre 2023 et du 2 février 2024, révélant le rejet implicite de la demande de congé longue maladie présentée par Mme B..., doivent être annulés.

Sur les conclusions aux fins d’injonction :

L’exécution du présent jugement implique qu’il soit enjoint d’office à la commune de la Trinité de procéder au réexamen de la demande de congé longue maladie de Mme B..., dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la commune de la Trinité une somme de 1 500 euros à verser à Mme B... au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la commune de la Trinité soit mise à la charge de Mme B..., qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance.



D E C I D E :

Article 1er : Les arrêtés du maire de la commune de la Trinité du 18 octobre 2023 et du 2 février 2024 sont annulés.

Article 2 : Il est enjoint à la commune de la Trinité de procéder au réexamen de la demande de congé longue maladie de Mme B... dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune de la Trinité versera à Mme B... une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et à la commune de la Trinité.



Délibéré après l'audience du 16 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Soli, président,
Mme Duroux, première conseillère,
Mme Bossuet, conseillère,
assistés de Mme Antoine, greffière.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2026.


La rapporteure,
signé
G. DUROUX

Le président,
signé
P. SOLI

La greffière,


signé

B-P ANTOINE


La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef
Ou par délégation, la greffière


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions