mercredi 23 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2402122 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 avril 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a implicitement rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé à l'encontre de la décision du 22 novembre 2022 portant refus d'attribution de la carte mobilité inclusion (CMI) mention " stationnement ".
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2024, le département des Alpes-Maritimes, représenté par le président du conseil départemental en exercice, conclut au rejet de la requête comme étant, à titre principal, irrecevable, et à titre subsidiaire, non-fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " " Les présidents de () formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / () ".
2. Il résulte de l'instruction que le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a rejeté la demande de CMI mention " stationnement " formée par M. A par une décision du 22 novembre 2022, laquelle mentionnait les voies et délais de recours dont disposait l'intéressé. M. A a formé un recours gracieux le 15 décembre 2022, reçu par l'administration le 8 février 2023. Le courrier du 8 février 2023 précise que le silence gardé sur ce recours durant deux mois à compter de la date de réception ferait naître une décision implicite de rejet, laquelle devait être contestée dans les deux mois devant le tribunal administratif de Nice. La requête de M. A a été enregistrée au greffe du tribunal le 22 avril 2024, soit au-delà du délai de deux mois suivant le 8 février 2023 dont il disposait en application des indications mentionnées dans le courrier justifiant la réception du recours gracieux par l'administration. Cette requête est, ainsi, manifestement tardive et doit, pour ce motif, être rejetée en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au président du conseil départemental des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 23 octobre 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
signé
V. Chevalier-Aubert
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre femmes et hommes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
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