jeudi 2 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2402273 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat Mme GAZEAU |
| Avocat requérant | MAGHNAOUI HIND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 avril 2024, M. B A demande au tribunal :
1°) d'ordonner la communication par le préfet du Vaucluse de son entier dossier ;
2°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2024 par lequel le préfet du Vaucluse a fixé le pays de son renvoi en exécution de la peine d'interdiction définitive du territoire national prononcée à son encontre par le tribunal correctionnel de Grasse le 22 mars 2012 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il est intervenu au terme d'une procédure irrégulière en ce qu'il a été privé de son droit à formuler des observations préalablement à l'édiction de la mesure ; il n'a pas pu bénéficier du recours à un conseil ;
- cet arrêté est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier ;
- il bénéficie d'un droit au séjour en Italie ; le renouvellement de son titre de séjour en Italie est prêt mais il n'a pas pu le récupérer en raison de son incarcération en France ;
- ses centres d'intérêts privés et familiaux sont en France et en Italie ; il travaille en Italie, il a sa famille en France, sa fille et son frère sont en situation régulière sur le territoire français, il suit un traitement en France qu'il ne pourrait pas recevoir en Tunisie ;
- il a demandé le relèvement de la peine d'interdiction du territoire ;
- il justifie de garanties de représentation ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- cet arrêté a été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- cet arrêté a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est intervenu en méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 et de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il a des craintes en cas de retour dans son pays d'origine.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2024 à 10h50, le préfet du Vaucluse conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code pénal ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme Gazeau, première conseillère.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 mai 2024 à 15h00 :
- le rapport de Mme Gazeau, magistrate désignée,
- et les observations de Me Maghnaoui, avocate commise d'office, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens, et fait également état de la maladie dont le fils du requérant est atteint.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien né le 6 mars 1966, demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 28 avril 2024 par lequel le préfet du Vaucluse a fixé son pays de destination en exécution de la peine d'interdiction définitive de territoire national prononcée à son encontre par le tribunal correctionnel de Grasse le 22 mars 2012.
Sur la communication de l'entier dossier du requérant :
2. Aux termes de l'article L. 614-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise ".
3. Le préfet du Vaucluse ayant produit, le 2 mai 2024, préalablement à la tenue de l'audience, les pièces relatives à la situation administrative de M. A, l'affaire est en état d'être jugée et le principe du contradictoire a été respecté. Il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner avant-dire droit la communication de l'entier dossier du requérant détenu par l'administration.
Sur les conclusions d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La peine d'interdiction du territoire français susceptible d'être prononcée contre un étranger coupable d'un crime ou d'un délit est régie par les dispositions des articles 131-30 et 131-30-2 du code pénal ". En vertu du deuxième alinéa de l'article 131-30 du code pénal, auquel renvoie l'article L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'interdiction du territoire français prononcée contre un étranger coupable d'un crime ou d'un délit " entraîne de plein droit la reconduite du condamné à la frontière, le cas échéant, à l'expiration de sa peine d'emprisonnement ou sa réclusion ".
5. Et aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office () d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français ". Selon l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
6. Il résulte de ces dispositions qu'aussi longtemps que la personne condamnée n'a pas obtenu de la juridiction qui a prononcé la condamnation pénale le relèvement de cette peine complémentaire, l'autorité administrative est tenue de pourvoir à son exécution sauf à solliciter du ministère public la levée de ses réquisitions aux fins d'exécution, spécialement au cas où le renvoi exposerait l'étranger à des traitements inhumains ou dégradants prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
7. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par Mme Sabine Roussely, secrétaire générale de la préfecture du Vaucluse, qui a reçu, par un arrêté du 4 mars 2024, visé dans l'acte contesté, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Vaucluse n°84-2024-036 du 4 mars 2024 et accessible tant au juge qu'aux parties, délégation de signature à l'effet de signer tous les actes en matière d'éloignement des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait et ne peut qu'être écarté.
8. En deuxième lieu, l'arrêté contesté vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 641-1 et L. 721-3 et suivants, ainsi que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne la condamnation judiciaire à une peine d'interdiction définitive de territoire français prononcée par le tribunal correctionnel de Grasse le 22 mars 2012 dont M. A a fait l'objet, et la nécessité de procéder à l'exécution de cette mesure judiciaire, ainsi que sa nationalité. Il précise que l'intéressé ne dispose d'aucun droit au séjour en Italie ni dans aucun autre pays membre de l'Union européenne et qu'il ne justifie pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Ces considérations de droit et de fait, sur lesquelles se fonde la décision litigieuse, sont suffisamment développées pour mettre l'intéressé en mesure d'en discuter utilement les motifs. Cette motivation révèle également que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation de M. A. Il suit de là que les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de cet arrêté et du défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé doivent être écartés.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. " Cette garantie procédurale ne peut être écartée que dans les cas énumérés aux 1° à 4° de l'article L. 121-2, et en particulier " en cas d'urgence " ou " lorsque leur mise en œuvre serait de nature à compromettre l'ordre public. " Selon l'article L. 122-1 de ce code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-1 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. () " La décision fixant le pays à destination duquel un étranger doit être éloigné en vue de l'exécution d'une mesure judiciaire d'interdiction du territoire français constitue une mesure de police qui est soumise aux stipulations et dispositions précitées de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, en l'absence d'une procédure contradictoire particulière prévue avant l'édiction d'une telle décision.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été mis à même le 17 novembre 2023, lors de son audition par les services de police, de faire connaître ses observations sur la perspective de son éloignement à destination de son pays d'origine en conséquence de la peine d'interdiction définitive du territoire dont il a fait l'objet. Il ressort des mentions portées sur le procès-verbal d'audition du 17 novembre, lequel fait foi jusqu'à preuve du contraire, qu'au cours de son audition, l'intéressé, qui a indiqué ne pas avoir fait de demande d'asile dans un pays européen, n'a pas fait état de risques encourus en cas de retour en Tunisie. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que lors de cette audition M. A a été assisté d'un conseil. Enfin, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier ni de ses déclarations à l'audience que le requérant disposait d'informations qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne fût prise la décision qu'il conteste. Dans ces conditions, quand bien même les observations de M. A ont été recueillies plusieurs mois avant la mise à exécution de la mesure en litige, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations préalablement à la notification de la décision en litige. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de son droit à être entendu doit être écarté.
11. En quatrième lieu, la circonstance que M. A aurait demandé le relèvement de la peine d'interdiction définitive du territoire prononcée par le juge judiciaire à son égard et qu'une audience serait prévue en mai 2024 est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, laquelle s'apprécie à la date de son édiction, dès lors que, ainsi qu'il a été dit au point 6, l'autorité administrative est tenue de pourvoir à l'exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire aussi longtemps que la personne condamnée n'a pas obtenu de la juridiction qui a prononcé la condamnation pénale le relèvement de cette peine.
12. En cinquième lieu, si M. A soutient que la décision litigieuse est illégale en ce qu'il bénéficie d'un droit au séjour en Italie, il ressort cependant des pièces du dossier que s'il dispose d'une carte d'identité italienne, dont les mentions de validité sont au demeurant illisibles, il ne dispose cependant d'aucun droit au séjour en Italie à la suite de l'expiration de son permis de séjour italien le 12 novembre 2022. Si le requérant soutient en avoir sollicité le renouvellement et que son nouveau permis de séjour serait prêt en Italie, il ne justifie cependant pas, par les pièces produites, de telles allégations. Dans ces conditions, le requérant n'établit pas qu'à la date de l'arrêté en litige, il serait admissible en Italie. En outre, l'éloignement de M. A est la conséquence nécessaire de l'interdiction du territoire français prononcée à son encontre par le jugement du tribunal correctionnel de Grasse du 22 mars 2012, dont le préfet du Vaucluse était tenu d'assurer l'exécution. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur de droit commises par le préfet du Vaucluse doivent être écartés.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des traitements inhumains ou dégradants ".
14. M. A, en indiquant avoir des craintes en cas de retour dans son pays d'origine, doit être regardé comme soulevant le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales citées ci-dessus. Toutefois, le requérant, en se bornant à faire état de " craintes " dans sa requête, sans autre précision, n'établit ni même n'allègue l'existence d'un risque particulier en cas de retour dans son pays d'origine. D'ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point 10, le requérant n'a pas fait état de risques encourus en cas de retour en Tunisie lors de son audition par les services de police. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.
15. En septième lieu, si le requérant soutient disposer de garanties de représentation suffisantes, cette circonstance, à la supposée établie, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
16. En huitième et dernier lieu, il résulte des dispositions citées aux points 4 et 5 que l'éloignement de M. A est la conséquence nécessaire de la peine d'interdiction définitive du territoire français prononcée à son encontre par le juge pénal le 22 mars 2012. Le préfet du Vaucluse était ainsi tenu de pourvoir à l'exécution de cette décision en prenant à l'encontre de M. A une décision fixant son pays de destination, laquelle constitue la décision attaquée. Par suite, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation qu'emporte la décision sur la situation personnelle de l'intéressé, de l'atteinte portée par l'arrêté contesté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de la méconnaissance des articles L. 423-23 et du 9° du L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'irrégularité de la procédure en ce que le préfet n'a pas préalablement recueilli l'avis du médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au regard de son état de santé, et dirigés contre cette décision fixant le pays de destination en exécution de la peine d'interdiction définitive du territoire français à laquelle il a été condamné, doivent être écartés comme inopérants.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 28 avril 2024 par laquelle le préfet du Vaucluse a fixé le pays de destination en exécution de la peine d'interdiction définitive de territoire français à laquelle il a été condamné. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Vaucluse.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Lu en audience publique le 2 mai 2024.
La magistrate désignée,
signé
D. GazeauLa greffière,
signé
V. Labeau
La République mande et ordonne au préfet du Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
No 2402273
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026