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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2402320

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2402320

mercredi 23 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2402320
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantDJIERDJIAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a pris acte du désistement pur et simple de M. A, ressortissant béninois, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le requérant maintenait uniquement ses conclusions relatives aux frais de justice. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A une somme de 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sans se prononcer sur le fond du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 mai 2024, M. B A, représenté par Me Djierdjan, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite née du silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes sur sa demande de titre de séjour formée le 20 juillet 2023 et reçue en préfecture le 24 juillet suivant ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le refus est entaché d'une absence de motivation ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 425-1 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du même code ;

- il méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 mai 2024, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer ainsi qu'au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 13 mars 2025, M. A déclare se désister purement et simplement de sa requête mais maintenir ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Sorin, présidente-rapporteure.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant béninois né le 11 octobre 1971, a sollicité auprès du préfet des Alpes-Maritimes, la délivrance d'un titre de séjour par courrier du 20 juillet 2023 reçu en préfecture le 24 juillet suivant. Le silence gardé par le préfet sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet dont M. A demande l'annulation.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Par un mémoire, enregistré le 13 mars 2025, M. A a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 900 (neuf cents) euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 900 (neuf cents) euros à M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. A et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 19 mars 2025 à laquelle siégeaient :

- Mme Sorin, présidente,

- Mme Raison, première conseillère,

- M. Loustalot-Jaubert, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 avril 2025

La présidente-rapporteure, L'assesseure la plus ancienne,

signé signé

G. SORIN L. RAISON

La greffière,

signé

S. GENOVESE

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière.

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