mardi 9 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2402508 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 mai 2024, Mme B A conteste devant le tribunal la décision incomplète datée du 13 juin 2023 par laquelle par laquelle le directeur de la maison départementale de l'autonomie a, au nom du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision lui refusant l'attribution d'une carte mobilité inclusion portant la mention " stationnement ".
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4 Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2.Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
3.Selon les termes mêmes de sa requête, Mme A s'est vue notifier le 13 juin 2023 la décision prise sur le recours administratif préalable obligatoire qu'elle a formé devant l'autorité compétente, à la suite du refus de cette dernière de donner une suite favorable à sa demande d'attribution d'une carte mobilité inclusion portant la mention " stationnement ". L'intéressée disposait ainsi d'un délai de deux mois à compter du 14 juin 2023, soit dès le lendemain du jour de la notification de la décision qu'elle entend contester, et qui expirait le 14 août 2023, pour saisir le tribunal administratif d'un recours contentieux. Il suit de là que la requête de Mme A, qui n'a été enregistrée au greffe du tribunal que 14 mai 2024, soit près d'une année au-delà du délai de recours contentieux prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative, est tardive et doit être rejetée comme entachée d'une irrecevabilité manifeste, sur le fondement des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Nice, le 9 juillet 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
signé
V. Chevalier-Aubert
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
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