LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2402677

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2402677

mardi 25 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2402677
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantCABINET LEROY-FRESCHINI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 22 mai et 21 juin 2024, le groupement d'associations environnementales de la Côte d'Azur (GADSECA) et l'association de défense du site et des résidents de Marina Baie des Anges (ASDEFMAR), représentés par Me Pitti-Ferrandi demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, à titre principal, sur le fondement des dispositions des articles L.122-2 et L.123-1 B du code de l'environnement recodifiant celles de l'article 123-16 de ce code et , à titre subsidiaire, sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° PC 006 161 22 C0010 en date du 17 mars 2023 par lequel le maire de Villeneuve-Loubet a délivré à la SAS Maribay un permis de construire un bâtiment d'activités de services sur un terrain situé rue de la Jetée, lieu-dit Marina, à Villeneuve-Loubet, ensemble la décision du 7 juin 2023 par laquelle le maire de Villeneuve-Loubet a rejeté leur recours gracieux du 16 mai 2023 et l'arrêté n°PC 006 161 22 C0010 M01 du 19 décembre 2023 par lequel le maire de Villeneuve-Loubet a octroyé à la SAS Maribay un permis de construire modificatif ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Villeneuve-Loubet et de la SAS Maribay une somme de 3 000 euros, en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils peuvent présenter une nouvelle requête en référé suspension sur la base de moyens nouveaux et d'une argumentation développée sur l'urgence ;

- ils ont capacité et intérêt pour agir ;

- leur requête au fond est recevable ;

- la condition tenant à l'urgence, au titre de l'article L.521-1 du code de justice administrative, qui est présumée est remplie compte tenu de l'ampleur du projet de construction et de ses incidences environnementales ;

- cette condition tenant à l'urgence n'est pas requise pour les référés étude d'impact et le référé- participation du public ;

- une étude d'impact actualisée était requise du fait du fractionnement du projet ;

- les dispositions issues de la loi n°2023-973 du 23 octobre 2023 recodifient celles de l'article L.123-16 du code de l'environnement en vigueur depuis le 1er janvier 2017 ;

- il existe un doute sérieux sur la légalité des permis de construire attaqués dès lors que :

- le dossier de permis de construire ne comporte pas d'étude d'impact actualisée et que les arrêtés contestés n'ont pas été précédés d'une procédure de participation du public ;

- l'arrêté attaqué ne comporte pas la mention de la qualité du signataire du permis de construire modificatif ;

-le dossier de demande de permis est insuffisant au regard des incidences patrimoniales du projet ; il ne comporte pas l'étude d'impact ;

- le projet méconnaît l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;

- le projet a été délivré sur le fondement d'une déclaration de projet illégale qui n'aurait pu permettre la mise en comptabilité du plan local d'urbanisme ; le projet est dépourvu d'intérêt général justifiant le recours à la procédure prévue par l'article L.300-6 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions des articles IP1,2 et 10 du PLU remises en vigueur ;

- le projet méconnaît la loi littoral ;

- le projet méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît l'article L. 350-3 du code de l'environnement ;

- il méconnaît l'article UP3 du plan local d'urbanisme.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 12 et 20 juin 2024, la commune de Villeneuve-Loubet, représentée par Me Leroy-Freschini, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet au fond. Elle demande, en outre, qu'il soit fait application de l'article L.742-1 du code de justice administrative et que la somme de 10 000 euros soit mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la présente requête doit être rejetée dès lors que le juge des référés du tribunal administratif a déjà statué sur une requête strictement identique par une ordonnance du 22 mai 2024 ;

- la requête au fond étant irrecevable, en l'absence de preuve du respect de l'article R.600-1 du code de l'urbanisme pour leur recours gracieux, la requête à fin de suspension est irrecevable ; le recours gracieux réceptionné en mairie le 22 mai 2023 est irrecevable ;

- les associations requérantes ne justifient pas de leur intérêt et capacité pour agir ;

- le recours en annulation déposé par les requérants le 15 août 2023 est irrecevable ;

- le recours en annulation contre le permis modificatif du 19 décembre 2023 est tardif ;

- il n'est pas justifié de la notification, en application de l'article R.600-1 du code de l'urbanisme, du recours en annulation contre le permis modificatif ;

- la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que la requête en suspension a été déposée un an après la décision du 7 juin 2023 portant rejet de leur recours gracieux préalable du 16 mai 2023 contre le permis de construire du 17 mars 2023 et plus de 9 mois après l'enregistrement de leur requête au fond ; le permis de construire du 17 mars 2023 a été mis en exécution et les travaux sont quasiment achevés ; le bâtiment " le nouveau lagon " et les aménagements autorisés par le permis de construire du 17 mars 2023 sont en toute dernière phase d'achèvement ; le bâtiment " Cœur Marina " sera dans les prochains jours hors d'eau et pratiquement achevé ; ce projet est d'intérêt général dès lors qu'il vient s'implanter sur une friche urbaine fortement dégradée et squattée et est conçue pour tout public ; l'intérêt public local a été reconnu, par le tribunal administratif de Nice dans son jugement n°2004874 pour l'attribution de la concession de délégation de service public de la société Maribay pétitionnaire des permis litigieux ;

- il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité des permis contestés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2024, la société Maribay, représentée par Me Nahmias, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet au fond et à ce que, le cas échéant, lui soit fixé un délai pour régulariser les vices susceptibles de créer un doute quant à la légalité des permis attaqués. Elle demande que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête au fond est irrecevable et par voie de conséquence la requête en référé dès lors que les associations requérantes ne justifient pas de leur intérêt et capacité pour agir ;

- l'urgence n'est pas justifiée dès lors qu'à la date de l'audience, l'édification du gros-œuvre liée au bâtiment " Cœur Marina " est achevée ; l'intérêt général du projet de construction, les conséquences financières induites commandent de ne pas suspendre l'exécution des permis de construire ;

- il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité des permis contestés.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n°2304064 par laquelle les requérants demandent l'annulation des décisions attaquées.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Chevalier-Aubert, présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 21 juin 2024.

- le rapport de Mme Chevalier-Aubert ;

- les observations de Me Pitti-Ferrandi, représentant les requérants, qui reprend ses écritures et les développe ;

- les observations de Me Leroy-Freschini, représentant la commune de Villeneuve-Loubet qui reprend ses écritures et fait également valoir que les référés étude d'impact, participation du public et le référé suspension devaient, à peine d'irrecevabilité, faire l'objet de requêtes distinctes. Elle demande, en outre, que soit substituée à sa demande présentée par erreur sur le fondement de l'article L.742-1 du code de justice administrative une demande tendant à la condamnation des requérants à une amende pour recours abusif sur le fondement des dispositions de l'article R.741-12 du code de justice administrative ;

- les observations de Me Daboussy, représentant la société Maribay qui reprend ses écritures, précise que le gros œuvre sera terminé dans un délai de 15 jours, admet que l'étude d'impact ne figurait pas dans le dossier de demande de permis de construire mais fait valoir, en tout état de cause, que ce vice est danthonysable et régularisable.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le groupement d'associations environnementales de la Côte d'Azur (GADSECA) et l'association de défense du site et des résidents de Marina Baie des Anges (ASDEFMAR), demandent au juge des référés d'ordonner, à titre principal, sur le fondement des dispositions des articles L.122-2 et L.123-1 B du code de l'environnement recodifiant celles de l'article 123-16 de ce code et , à titre subsidiaire, sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° PC 006 161 22 C0010 en date du 17 mars 2023 par lequel le maire de Villeneuve-Loubet a délivré à la SAS Maribay un permis de construire un bâtiment d'activités de services sur un terrain situé rue de la Jetée, lieu-dit Marina, à Villeneuve-Loubet, ensemble la décision du 7 juin 2023 par laquelle le maire de Villeneuve-Loubet a rejeté leur recours gracieux du 16 mai 2023 et l'arrêté n° PC 006 161 22 C0010 M01 du 19 décembre 2023 par lequel le maire de Villeneuve-Loubet a octroyé à la SAS Maribay un permis de construire modificatif.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 122-2 du code de l'environnement :

2. Aux termes de l'article L. 122-2 du code de l'environnement : " Si une requête déposée devant la juridiction administrative contre une autorisation ou une décision d'approbation d'un projet visé au I de l'article L. 122-1 est fondée sur l'absence d'étude d'impact, le juge des référés, saisi d'une demande de suspension de la décision attaquée, y fait droit dès que cette absence est constatée ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le projet d'autorisation environnementale du 2 mars 2023 et le projet " Cœur Marina " autorisés par les permis de construire litigieux constituent un projet unique qui a pour objet le réaménagement et la mise en sécurité du plan d'eau du port de plaisance de Marina Baie des Anges. Ce projet prévoit notamment, comme le mentionne l'arrêté n°AE-F09321P0163 du 23 juin 2021 portant décision d'examen au cas par cas en application de l'article R.122-3-1 du code de l'environnement, la réalisation de constructions, le pompage et le rejet des eaux d'exhaure lors des travaux de démolition sur le secteur Biovimer et de fondation du bâtiment " Cœur Marina ". Il est constant qu'une étude d'impact portant sur l'ensemble des effets que le projet de réaménagement et de mise en sécurité du plan d'eau du port de plaisance de Marina Baie des Anges est susceptible de produire a été réalisée en décembre 2021 en application des dispositions des articles R.122-3-1 et R.122-2 du code de l'environnement. Ce projet a également donné lieu à une enquête publique qui s'est déroulée du 30 septembre au 2 novembre 2022 et à une participation du public. Suite à l'avis de la mission régionale d'autorité environnementale du 30 juin 2022, la société Maribay a apporté des informations complémentaires sur le projet de constructions dans un mémoire de septembre 2022. Si les requérants soutiennent que cette étude d'impact aurait dû être actualisée en raison de l'évolution du projet avec la création d'un complexe hôtelier et d'une aire de stationnement il ne ressort ni des écritures des requérants, ni des échanges à l'audience, que cette étude d'impact serait affectée d'insuffisances d'une gravité telle qu'elles équivaudraient à une absence. Par suite, dès lors qu'une étude d'impact a été réalisée pour le projet précité les requérants ne sont pas fondés à demander la suspension des décisions attaquées en application des dispositions de l'article L. 122-2 du code de l'environnement.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L.123-1-B et L.123-16 du code de l'environnement :

4. Aux termes de l'article L. 123-1-B du code de l'environnement : " Le juge administratif des référés fait droit à toute demande de suspension d'une décision prise sans que la participation du public sous l'une des formes mentionnées à l'article L. 123-1-A ait eu lieu, alors qu'elle était requise ". Aux termes du II de l'article 4 de la loi du 23 octobre 2023 relative à l'industrie verte, dont le I a modifié le code de l'environnement, notamment en y insérant l'article L. 123-1-B cité au point précédent au sein du chapitre III du titre II du livre Ier, relatif à la participation du public aux décisions ayant une incidence sur l'environnement : " Le présent article s'applique aux demandes d'autorisation environnementale déposées à compter d'une date fixée par décret, et au plus tard un an après la promulgation de la présente loi. Par suite, les requérants qui ne précisent d'ailleurs pas en quoi la participation du public aurait été insuffisante ne peuvent utilement se prévaloir de ces dispositions pour demander la suspension des arrêtés des 17 mars et 19 décembre 2023 portant délivrance d'un permis de construire et d'un permis modificatif.

5. Aux termes de l'article L. 123-16 du même code de l'environnement : " Le juge administratif des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision prise après des conclusions défavorables du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête, fait droit à cette demande si elle comporte un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de celle-ci. / Il fait également droit à toute demande de suspension d'une décision prise sans que l'enquête publique requise par le présent chapitre ou que la participation du public prévue à l'article L. 123-19 ait eu lieu. L'alinéa précédent s'applique dans les mêmes conditions en cas d'absence de participation du public par voie électronique pour les documents mentionnés à l'article L. 123-19. / () ". Aux termes de l'article L. 123-1-A du même code : " Le chapitre III s'applique à la participation du public : - pour les projets mentionnés à l'article L. 122-1, après le dépôt de la demande d'autorisation ; () ; - à d'autres décisions qui ont une incidence sur l'environnement. / () ".

6. Compte tenu à ce qui a été dit au point 3 en ce qui concerne l'existence d'une étude d'impact pour le projet global d'aménagement du port de Marina Baie des Anges, de la réalisation d'une enquête publique avec participation du public et de l'absence de toute argumentation des requérants sur la participation du public notamment par voie électronique, la suspension des arrêtés des 17 mars et 19 décembre 2023 portant délivrance d'un permis de construire et d'un permis modificatif ne peut être prononcée sur le fondement des dispositions précitées .

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

7. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

8. Il est constant, comme l'a déclaré la société Maribay à l'audience que l'étude d'impact établie en décembre 2021 n'a pas été jointe au dossier de demande de permis de construire concernant le projet contesté, en méconnaissance des dispositions du a) de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme. Il résulte toutefois des échanges intervenus lors de l'audience que la commune de Villeneuve-Loubet a été destinataire de cette étude d'impact avant même l'instruction des dossiers de permis de construire. En l'état de l'instruction, la circonstance que le dossier de permis de construire ne comportait pas d'exemplaire de l'étude d'impact n'apparaît pas comme avoir été de nature à influer sur les décisions du maire de la commune de Villeneuve-Loubet des 17 mars et 19 décembre 2023 portant délivrance du permis de construire. Par suite, ce moyen n'est pas de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sur la légalité des décisions contestées.

9. En l'état de l'instruction, aucun des autres moyens visés qui ont été invoqués par le groupement d'associations environnementales de la Côte d'Azur (GADSECA) et l'association de défense du site et des résidents de Marina Baie des Anges n'apparaît de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées.

10. Par suite, et sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'urgence de l'affaire, ni sur les fins de non-recevoir opposées en défense, les conclusions des requérants tendant à la suspension de l'exécution des décision attaquées doivent être rejetées.

Sur les conclusions de la commune de Villeneuve-Loubet tendant à l'application des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative :

11. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros. ".

12. La condamnation à l'amende pour recours abusif prévue par les dispositions précitées de l'article R. 741-12 du code de justice administrative est un pouvoir propre du juge. Dès lors, les conclusions de la commune de Villeneuve-Loubet tendant à ce que le juge des référés inflige une amende pour recours abusif aux requérants ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

13. Il y a lieu de mettre à la charge respective du groupement d'associations environnementales de la Côte d'Azur (GADSECA) et de l'association de défense du site et des résidents de Marina Baie des Anges le versement d'une somme de 300 euros, d'une part, à la commune de Villeneuve-Loubet, et d'autre part, à la société Maribay sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces dispositions font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Villeneuve-Loubet, d'autre part, à la société Maribay, qui ne sont pas parties perdantes dans la présente instance, la somme que demandent les requérants à ce titre.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête du groupement d'associations environnementales de la Côte d'Azur et de l'association de défense du site et des résidents de Marina Baie des Anges est rejetée.

Article 2 : Le groupement d'associations environnementales de la Côte d'Azur et l'association de défense du site et des résidents de Marina Baie des Anges, verseront chacune une somme de 300 euros, d'une part, à la commune de Villeneuve-Loubet, d'autre part, à la société Maribay sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la commune de Villeneuve-Loubet présentées sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au groupement d'associations environnementales de la Côte d'Azur, à l'association de défense du site et des résidents de Marina Baie des Anges, à la commune de Villeneuve-Loubet et à la société Maribay.

Fait à Nice, le 25 juin 2024.

La juge des référés,

signé

V. Chevalier-Aubert

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions