lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2403699 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | HMAD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Hmad, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de certificat de résidence, l'autorisant à travailler, dès notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il n'a pu obtenir de récépissé et n'a toujours pas été convoqué pour se voir délivrer ce document dans l'attente de la fabrication et de la remise de sa carte de résident ;
- son employeur lui a signifié la suspension de son contrat de travail à compter du 8 juillet à défaut de produire un document attestant de la régularité de son séjour ; la caisse d'allocation familiales lui a également adressé une demande de justificatif et il risque de perdre ses droits à prestations ; il risque également une arrestation à tout moment ; la condition d'urgence est donc remplie ;
- cette carence de la préfecture porte une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits fondamentaux, notamment celui de travailler.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2024, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que l'intéressé s'est vu remettre le 8 juillet 2024 un récépissé l'autorisant à travailler.
Par un mémoire, enregistré le 8 juillet 2024, M. A a déclaré se désister de sa demande d'injonction mais maintenir sa demande présentée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pouget, juge des référés,
- et les observations de Me Hmad, représentant M. A.
Le clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui remettre sans délai un récépissé, l'autorisant à travailler, de demande de renouvellement de sa carte de résident.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. Compte tenu de l'urgence, il y a lieu de prononcer, en application de ces dispositions, l'admission provisoire de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
5. M. A ayant présenté un mémoire en désistement pur et simple de sa demande présentée sur le fondement des dispositions précitées, rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
Sur les frais de l'instance :
6. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : "Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation".
7. Par un jugement n° 2203811 du 22 mai 2024, le tribunal administratif de Nice a annulé la décision du 2 juin 2022 du préfet des Alpes-Maritimes refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, et a enjoint à cette autorité de procéder à la délivrance de cette carte dans un délai de trois mois. Le requérant, dont le titre de séjour en cours de validité expire le 7 juillet 2024, a adressé le 3 juillet dernier une demande tendant à la délivrance d'un récépissé autorisant sa présence sur le territoire et l'autorisant à travailler durant la fabrication et dans l'attente de la délivrance de son nouveau titre de séjour. Ce récépissé, dont la délivrance était de droit dès la notification du jugement susmentionné, ne lui a été délivré que le 8 juillet, soit dans le cadre de la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, le requérant ayant été admis à l'aide juridictionnelle provisoire, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 900 euros au bénéfice de Me Hmad, avocate du requérant, sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Hmad renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte à M. A du désistement de sa demande d'injonction sous astreinte.
Article 2 : L'Etat versera à Me Hmad une somme de 900 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée, sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Hamd renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Hmad, au préfet des Alpes-Maritime et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Nice le 15 juillet 2024.
La présidente du tribunal,
Juge des référés,
M. Pouget
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026