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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2403967

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2403967

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2403967
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationMagistrat M.COMBOT
Avocat requérantSERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 et 26 juillet 2024, M. D B, représenté par Me Redeau, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé sa demande de titre de séjour, a abrogé le récépissé de demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai, l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant un an ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de l'ensemble des décisions attaquées :

- l'arrêté litigieux est signé par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il procède d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle.

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- le préfet des Alpes-Maritimes a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en considérant que M. B constitue une menace pour l'ordre public ;

- la décision méconnaît les dispositions des articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de ces mêmes stipulations ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces mêmes stipulations.

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de ces mêmes stipulations ;

S'agissant de la décision de refus de délai de départ volontaire :

- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ;

- la décision est disproportionnée au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 23 et 31 juillet 2024, le préfet des Alpes-Maritimes, représenté par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Serfaty-Venutti-Camacho-Cordier, conclut au rejet de la requête.

Le préfet fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Combot, conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Combot, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique du 31 juillet 2024.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. D B, né le 18 mars 2000 et de nationalité algérienne, demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 15 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé sa demande de titre de séjour, a abrogé le récépissé de demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai, l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions de l'arrêté litigieux :

2. En premier lieu, par arrêté n° 2023-788 du 10 octobre 2023, publié au recueil des actes administratifs spécial n° 241.2023 du même jour, M. Philippe Loos, secrétaire général de la préfecture des Alpes-Maritimes, a reçu délégation de signature du préfet des Alpes-Maritimes pour signer tous arrêtés, actes, circulaires et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département des Alpes-Maritimes au nombre desquels l'arrêté litigieux appartient. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte en litige manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux vise les textes dont il est fait application et expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. B, dont les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour refuser sa demande de titre de séjour, abroger le récépissé de demande de titre de séjour qui lui avait été délivré, lui faire obligation de quitter le territoire français, refuser de lui accorder un délai, l'assigner à résidence pour une durée de quarante-cinq jours et lui faire interdiction de retourner sur le territoire français pendant un an. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté en litige ne peut qu'être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de l'acte en litige ni des pièces du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de sa situation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

5. En premier lieu, l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. "

6. Pour refuser le titre de séjour à M. B, le préfet des Alpes-Maritimes a relevé que l'intéressé avait été condamné le 26 juin 2019 par le tribunal correctionnel de Grasse à une peine de huit mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de vol, le 24 juin 2020 par le tribunal correctionnel de Nice à une peine de huit mois d'emprisonnement pour des faits de vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance, le 21 mars 2023 par le tribunal correctionnel de Grasse à une peine d'un an d'emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire pendant deux ans pour des faits de vol avec destruction ou dégradation, vol et recel de bien provenant d'un vol. Il ressort des pièces du dossier que M. B a, contrairement à ce qu'il indique, été condamné à trois reprises. Eu égard à la nature et au caractère répété de ces condamnations, c'est sans entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation que le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer une carte de séjour à M. B.

7. En deuxième lieu, si le requérant soutient que la décision lui refusant un titre de séjour méconnaît les dispositions des articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lesquelles sont relatives à la procédure d'expulsion, il ressort de la décision litigieuse qu'elle n'a pas été prise sur le fondement de ces dispositions. Par suite, le moyen inopérant doit être écarté.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

9. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré sur le territoire français le 8 août 2015 à l'âge de quinze ans. Il n'est pas contesté que l'intéressé s'est vu délivré des titres de séjour dont le dernier était valide du 8 avril 2021 au 7 avril 2022. Le requérant indique être en concubinage avec Mme C A, de nationalité française. Le requérant produit un contrat de location du 17 janvier 2021 aux noms des deux concubins ainsi que des quittances de loyer au titre de plusieurs mois entre novembre 2021 et juin 2024 et une facture d'énergie de novembre 2023. De leur union est née une enfant le 24 octobre 2023 de nationalité française. Il ressort également des pièces du dossier que la mère de M. B réside en France. Enfin, le requérant indique exercer une activité professionnelle. Toutefois, comme exposé au point 6, M. B constitue une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 15 juillet 2024 du préfet des Alpes-Maritimes a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée. Pour les mêmes motifs, la décision litigieuse ne méconnaît pas les stipulations citées au point précédent.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990, publiée par décret du 8 octobre 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

11. La décision portant refus de titre de séjour ne constitue pas une mesure d'éloignement et n'a pas, par conséquent, pour effet de séparer l'enfant d'un de ses parents, ne contrevient pas à l'intérêt supérieur de l'enfant et ne méconnait ainsi pas les stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. Il n'est pas davantage fondé à soutenir que cette décision méconnaît ces mêmes stipulations.

S'agissant de la décision de refus de délai de départ volontaire :

13. Le requérant qui soutient que la décision ne lui accordant pas de délai pour exécuter la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'illégalité au motif qu'il présente des garanties suffisantes doit être regardé comme soutenant que la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aux termes de cet article : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. "

14. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment de la décision attaquée, que pour refuser à M. B un délai de départ volontaire, le préfet des Alpes-Maritimes s'est fondé, conformément aux dispositions du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur le fait que l'intéressé représente une menace pour l'ordre public. Il ressort également des pièces du dossier, comme cela a été exposé au point 6, que M. B a été condamné à plusieurs reprises. Il s'ensuit que le requérant qui soutient présenter des garanties de représentation, avoir sollicité un titre de séjour, présenter des liens forts avec la France et n'avoir jamais fait l'objet d'une mesure d'expulsion ou d'obligation de quitter le territoire français, mais ne conteste pas sérieusement la menace pour l'ordre public qu'il constitue, n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Alpes-Maritimes aurait méconnu les dispositions citées au point précédent.

S'agissant de la décision portant interdiction de retourner sur le territoire français :

15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "

16. Il ressort des pièces du dossier comme cela a été exposé au point 9, que M. B est entré en France en août 2015, qu'il vit en concubinage avec une ressortissante française et que de leur union est née une enfant. Le requérant produit des documents de nature à établir la réalité de la vie commune. Par suite, aussi regrettable que soit les condamnations le concernant, le préfet des Alpes-Maritimes a méconnu les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est édictant une décision d'interdiction de retourner sur le territoire français.

17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 15 juillet 2024 en ce qu'il lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français. En revanche, les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 juillet 2024 en ce qu'il lui refuse sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, doivent être rejetées.

Sur les conséquences de l'annulation de la décision faisant interdiction à M. B de retourner sur le territoire français :

18. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire ". Aux termes de l'article R. 613-7 du même code : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement ". Et aux termes de l'article 7 du décret du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées : " Les données à caractère personnel enregistrées dans le fichier sont effacées sans délai en cas d'aboutissement de la recherche ou d'extinction du motif de l'inscription () ".

18. Il résulte de ces dispositions que l'annulation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français prononcée par le présent jugement implique nécessairement l'effacement du signalement de M. B aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen résultant de cette décision. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de prendre sans délai toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. B dans le système d'information Schengen.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

19. La décision portant refus du titre de séjour n'étant pas entachée d'illégalité, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions à fin d'injonction présentées par M. B.

Sur les frais liés au litige :

20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision de l'arrêté du 15 juillet 2024, prise à l'encontre de M. B, portant interdiction de retour sur le territoire français est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder sans délai à l'effacement du signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen de M. B.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au procureur de la République du tribunal judiciaire de Nice.

Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

signé

J. CombotLa greffière,

signé

V. Labeau

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

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