LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2404954

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2404954

jeudi 30 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2404954
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que l’arrêté ne souffrait ni d’un défaut d’examen sérieux de sa situation, ni d’une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en application de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 septembre 2024, M. B D A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 septembre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Il soutient que :

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- la décision litigieuse porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes, qui n'a pas produit de mémoire en défense, mais une pièce complémentaire enregistrée le 5 janvier 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Zettor a été entendu au cours de l'audience publique du 9 janvier 2025, M. A et le préfet des Alpes-Maritimes non présents ni représentés.

Considérant ce qui suit :

1. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles L. 611-1 et L. 612-1 et suivants dont il est fait application, mentionne que M. D A, ressortissant algérien né le 22 avril 1998, déclare être entré irrégulièrement en France, sans démontrer être en possession des documents et visa exigés à l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il indique également que le requérant est marié et sans charge de famille et, que ses liens personnels et familiaux en France ne sont pas anciens, intenses et stables dès lors qu'il a vécu dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de 26 ans et où il conserve l'ensemble de ses attaches familiales dans son pays d'origine. L'arrêté relève enfin qu'aucune circonstance ne fait obstacle à une mesure d'éloignement. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier le requérant ait précisé la nationalité française de son épouse. Il suit de là qu'il ne ressort pas des éléments du dossier que l'arrêté pris par le préfet des Alpes-Maritimes serait entaché d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de M. D A.

2. En deuxième lieu, si M. D A soutient qu'il est marié à une ressortissante française, il n'apporte aucune précision sur l'ancienneté de cette relation ni aucun élément concernant son épouse et leur communauté de vie. Il ressort des pièces du dossier que son mariage avec Mme C a été célébré le 7 septembre 2023, soit un peu plus d'an an avant la date d'édiction de la décision attaquée. Par ailleurs, M. D A, qui soutient qu'il a noué des attaches familiales solide en France, alors que son entrée sur le territoire sous couvert d'un visa Schengen valable jusqu'au 6 février 2025 ne date que d'août 2023, n'apporte aucun élément justificatif, pas plus qu'il n'établit être dépourvu d'attaches en Algérie où il a vécu jusqu'à l'âge d'au moins 26 ans. Il ne justifie d'aucune intégration à la société française. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de M. D A de mener une vie privée et familiale. Par suite, le moyen doit être écarté.

3. En troisième lieu et dernier lieu, pour les mêmes raisons que celles invoquées au point précédent, M. D A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

4. Il résulte de tout ce qui précède que M. D A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 3 septembre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'une année.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de M. D A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D A et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 9 janvier 2025 à laquelle siégeaient :

M. Taormina, président ;

Mme Zettor, première conseillère ;

Mme Chevalier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2025.

La rapporteure,

signé

V. Zettor

Le président,

signé

G. Taormina

La greffière,

signé

C. Sussen

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation, la greffière.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions