mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2405470 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er octobre 2024, M. B A demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative, l'annulation de l'arrêté du 30 septembre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a retiré le permis de construire qui lui avait été tacitement accordé pour la modification de la plateforme de stationnement sise au Broc (06510), 4004, route du pont Charles Albert, cadastré section B, n°1682 ;
2°) de rétablir le permis de construire tacite obtenu le 7 juillet 2024 dont il est titulaire
2°) de condamner l'Etat à lui payer les sommes de :
- 6 000 euros, en réparation de son préjudice matériel ;
- 15 000 euros, en réparation de son préjudice moral ;
- 5 000 euros, en réparation de son préjudice administratif.
Il soutient que :
- l'urgence est justifiée par l'impact de la décision querellée, étant contraint de garer son véhicule à 10 mètres de son habitation ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision querellée, du fait de l'existence d'une procédure judiciaire en cours contre la Métropole Nice-Côte d'Azur dont l'avis a été émis hors délai, et aucune procédure contradictoire ne précède la décision querellée ;
- son préjudice matériel résulte des frais de démarches administratives entreprises et des sommes versées pour la réalisation des travaux ;
- son préjudice moral résulte de la dégradation des conditions de vie de la famille contrainte de garer son véhicule loin de son habitation ;
- son préjudice pour atteinte aux droits administratifs, résulte de l'absence de procédure contradictoire.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L.521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L.522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". En vertu de l'article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. En premier lieu, si l'on considère, dès lors que M. A a saisi le juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative évoque expressément dans sa requête la procédure de référé-suspension, la décision querellée dont la suspension de l'exécution devrait alors être considérée comme demandée, n'a pas fait l'objet d'une requête en annulation.
3. En deuxième lieu, il n'appartient, en tout état de cause, pas au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative, de prononcer l'annulation de la décision querellée demandée.
4. En troisième lieu, il n'appartient au juge des référés statuant en application des dispositions précitées de l'article L.521-1 du code de justice administrative, que de prendre des mesures nécessairement provisoires par nature et quant à leur portée, ne recevant effet que jusqu'à ce qu'il ait été statué par le juge du fond sur la légalité de la décision dont l'exécution est suspendue. Or, la suspension de l'exécution de la décision de retrait querellée, à la supposer demandée, et le rétablissement du retrait de permis de construire tacite dont se prévaut le requérant, auraient les mêmes conséquences que l'annulation de la décision de retrait qui ne saurait être demandée que dans le cadre d'une requête au fond en l'espèce inexistante.
5. En dernier lieu, il n'appartient au juge des référés statuant en application des dispositions précitées de l'article L.521-1 du code de justice administrative, d'apprécier l'existence de préjudices et de statuer sur leur réparation.
6. Compte tenu de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence à statuer, la requête de M. A est irrecevable et doit, par suite, être rejetée, en application de l'article L.522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Nice, le 15 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
N°2405470
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026