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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2405763

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2405763

mardi 4 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2405763
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation5ème Chambre
Avocat requérantOLOUMI AVOCATS ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le requérant invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale et une méconnaissance des articles L. 423-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. En cours d’instance, M. B... s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2024, M. C... B..., représenté par Me Della Monaca, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a implicitement rejeté sa demande d’admission exceptionnelle au séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale », dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d’un défaut de motivation dès lors que sa demande de communication des motifs est restée sans réponse ;
- elle porte atteinte à son droit au respect de la vie privée et familiale protégé par l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales dès lors qu’il a épousé une ressortissante française en 2020 avec laquelle il vit depuis 14 ans ; ils vivent ensemble à Cap d’Ail ; il est titulaire d’une carte de résident monégasque et dispose de revenus stables ;
- elle est entachée d’une méconnaissance des dispositions des articles L. 423-1, L. 423-23 et l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.


Par un mémoire, enregistré le 23 septembre 2025, M. B... déclare se désister purement et simplement de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et maintenir le surplus de ses conclusions.


La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n’a pas produit de mémoire en défense.




Vu :
- les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 14 octobre 2025 :
- le rapport de Mme Asnard, conseillère ;
- et les observations de Me Diasparra substituant Me Della Monaca, représentant M. B....


Considérant ce qui suit :


Le désistement de M. B... de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. B... et non compris dans les dépens.




D E C I D E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de M. B... à fin d’annulation et d’injonction.

Article 2 : L’Etat versera à M. B... une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B... et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur.


Délibéré après l’audience du 14 octobre 2025, à laquelle siégeaient :
- M. d’Izarn de Villefort, président,
- Mme Mélanie Moutry, première conseillère,
- Mme Asnard, conseillère,
- assistés de Mme Diaw, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2025.

La rapporteure,
signé
M. Asnard

Le président,
signé
P. d’Izarn de Villefort


L’assesseure la plus ancienne,
M. A...

Le président-rapporteur,
A. MARCHAND

L’assesseure la plus ancienne,
M. A...


La greffière,

signé

H. Diaw




La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière.



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