mercredi 30 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2406006 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 octobre 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision rendue par la cour d'appel d'Aix-en-Provence en date du 22 octobre 2024 ayant confirmé la décision de placement en rétention administrative du juge de la liberté et de la détention du tribunal judiciaire de Nice en date du 20 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Raison, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant sénégalais né le 22 février 1995 à Djourbel, a fait l'objet d'un arrêté du 16 octobre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes l'a placé en rétention administrative pour une durée de 4 jours. Par ordonnance en date du 20 octobre 2024, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Nice a décidé du maintien de M. A en rétention. Par une décision en date du 22 octobre 2024, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé la décision de maintien en rétention du juge des libertés et de la détention. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler la décision de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 22 octobre 2024.
2. Aux termes de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, créé par l'article 1er du décret du 2 juillet 2024 et en vigueur depuis le 15 juillet 2024, reprenant les dispositions de l'ancien article R. 776-15 du code de justice administrative : " Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : () / 4° Rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance. ".
3. Aux termes de l'article L. 751-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut placer en rétention, pour une durée de quatre jours, l'étranger faisant l'objet d'une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge pour prévenir un risque non négligeable de fuite () / L'étranger faisant l'objet d'une décision de transfert peut également être placé en rétention en application du présent article, même s'il n'était pas retenu lorsque la décision de transfert lui a été notifiée. ". Aux termes de l'article L. 751-11 de ce code : " En cas de placement en rétention en application de l'article L. 751-9, les dispositions des articles L. 741-4 à L. 741-10, ainsi que les dispositions des chapitres II, III et IV du titre IV, sont applicables. ". Et aux termes de l'article L. 741-10 de ce code : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision de placement en rétention peut la contester devant le magistrat du siège du tribunal judiciaire, dans un délai de quatre jours à compter de sa notification. / Il est statué suivant la procédure prévue aux articles L. 743-3 à L. 743-18. ".
4. En application des dispositions qui précèdent, il n'appartient qu'au juge judiciaire de se prononcer sur la contestation de la décision de placement en rétention d'un étranger prise sur le fondement de l'article L. 751-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision de placement en rétention administrative de M. A échappent à la compétence de la juridiction administrative. Elles ne peuvent, par suite, qu'être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est manifestement irrecevable. Ainsi, elle doit être rejetée par application des dispositions de l'article R. 922-17 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice le 30 octobre 2024.
La magistrate désignée,
signé
L. RAISON
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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