mercredi 28 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2502799 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat M.HOLZER |
| Avocat requérant | KAMGAING PIERRE-CLAVER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 mai 2025, M. A B, incarcéré à la maison d'arrêt de Grasse, doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 15 mai 2025 en tant que le préfet des Alpes-Maritimes l'a obligé, sans délai de départ volontaire, à quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Holzer, conseiller, en application des dispositions de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 28 mai 2025 à 11 heures :
- le rapport de M. Holzer, magistrat désigné,
- et les observations de Me Kamgaing, qui conclut aux mêmes fins que la requête tout en faisant valoir que l'arrêté en litige a été pris par le préfet des Alpes-Maritimes en méconnaissance des droits de la défense et que ledit arrêté est également entaché d'une erreur dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par sa requête, M. B, ressortissant capverdien né en 1987, doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 15 mai 2025 en tant que le préfet des Alpes-Maritimes l'a obligé, sans délai de départ volontaire, à quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Si par une requête introductive d'instance ne contenant l'exposé d'aucun moyen, M. B a demandé au tribunal d'annuler l'arrêté du 15 mai 2025 en tant que le préfet des Alpes-Maritimes l'a obligé, sans délai de départ volontaire, à quitter le territoire français, il est constant que son avocat a soulevé, au cours de l'audience publique du 28 mai 2025 à laquelle le préfet des Alpes-Maritimes n'était présent, ni représenté, deux moyens tirés de ce que l'arrêté en litige a été pris en méconnaissance des droits de la défense et de ce que ce même arrêté est entaché d'une erreur dans l'appréciation de ses conséquences sur la vie personnelle de l'intéressé. Toutefois, de tels moyens présentés sommairement à l'audience et reposant sur de simples allégations qui ne sont attestées au demeurant par aucune pièce, ne peuvent être regardés comme étant assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Dans ces conditions, ces moyens ne peuvent qu'être écartés.
3. Il résulte alors de ce qui précède que la requête de M. B ne contenant que des conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 mai 2025 en tant que le préfet des Alpes-Maritimes l'a obligé, sans délai de départ volontaire, à quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au procureur de la République du tribunal judiciaire de Grasse.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2025.
Le magistrat désigné,
signé
M. HOLZER
La greffière,
signé
A. BAHMED
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation la greffière,
N°2502799
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026