LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2503232

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2503232

mercredi 25 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2503232
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantZUELGARAY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension présentée par Mme A. Celle-ci contestait le refus de son placement en période préparatoire au reclassement et sa mise en disponibilité pour raisons de santé par le Groupe hospitalier Sophia Antipolis - Vallée du Var. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, notamment en raison du délai de saisine de deux mois et du fait que la requérante s'est placée elle-même dans la situation d'urgence invoquée. La décision s'appuie sur le décret n° 89-376 du 8 juin 1989 modifié.

Texte intégral

Vu :

- la requête, enregistrée sous le n° 2503222, par laquelle Mme A demande l'annulation des décisions attaquées ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 89-376 du 8 juin relatif au reclassement des fonctionnaires hospitaliers reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, modifié par le décret n° 2022-630 du 22 avril 2022 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 24 juin 2025 à 14 heures 30 en présence de Mme Martin, greffière d'audience, M. Silvestre-Toussaint-Fortesa a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Gadd, substituant Me Persico, pour la requérante, qui persiste dans ses écritures ;

- et les observations de Me Zuelgaray, pour le Groupe hospitalier Sophia Antipolis - Vallée du Var, qui persiste dans ses écritures.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ".

2. Mme B A, agent des services hospitaliers titulaire, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l'exécution des décisions du 30 janvier 2025, par laquelle la directrice adjointe du Groupe hospitalier Sophia Antipolis - Vallée du Var a rejeté sa demande de placement en période préparatoire au reclassement, et du 24 avril 2025, par laquelle la directrice adjointe dudit Groupe hospitalier l'a placée en disponibilité pour raisons de santé à compter du 8 février 2025, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la légalité de ces décisions.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

3. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant et aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. En l'espèce, premièrement, la requérante a attendu le 12 juin 2025, soit près de deux mois postérieurement à la décision la plaçant en disponibilité pour raisons de santé, pour saisir le juge des référés à l'encontre de la décision antérieure du 30 janvier 2025 rejetant sa demande de placement en période préparatoire au reclassement. En outre, l'alinéa 2 de l'article 1er du décret n° 89-376 du 8 juin suvisé relatif au reclassement des fonctionnaires hospitaliers reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, modifié par le décret n° 2022-630 du 22 avril 2022, prévoit que la période préparatoire au reclassement débute à compter de la reprise par l'agent de ses fonctions lorsqu'il bénéficie d'un congé pour raisons de santé. Or, il est constant que la requérante n'a jamais repris ses fonctions à l'issue de son congé de maladie ordinaire, lequel a pris fin le 8 février 2025. Deuxièmement, en ce qui concerne la décision litigieuse du 24 avril 2025 la plaçant en disponibilité pour raisons de santé, également contestée, la requérante s'est placée elle-même dans la situation d'urgence qu'elle invoque puisqu'elle n'a pas réitéré, à l'issue de son congé de maladie ordinaire courant jusqu'au 8 février 2025 et avant l'intervention de ladite décision, sa demande de placement en période préparatoire au reclassement. Enfin, troisièmement, en ce qui concerne son niveau de ressources, il ressort des dires de la requérante elle-même qu'elle percevait un demi-traitement lors de son congé maladie ordinaire, demi-traitement qu'elle continuera en tout état de cause a minima à percevoir postérieurement à son placement en disponibilité pour raisons de santé. Dans ces circonstances particulières, il n'est pas démontré que les décisions attaquées affecteraient la situation de la requérante d'une manière suffisamment grave et immédiate pour constituer une situation d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative précitées.

5. Dès lors que la condition d'urgence n'est pas remplie, les conclusions susmentionnées ne peuvent qu'être rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions en litige. Doivent être également rejetées, par voie de conséquence, les conclusions présentées par la requérante au titre des frais liés au litige.

Sur les conclusions du Groupe hospitalier Sophia Antipolis - Vallée du Var au titre des frais liés au litige :

6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du Groupe hospitalier Sophia Antipolis - Vallée du Var sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du Groupe hospitalier Sophia Antipolis - Vallée du Var en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au Groupe hospitalier Sophia Antipolis - Vallée du Var.

Fait à Nice, le 25 juin 2025.

Le juge des référés,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

2503232

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions