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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2503854

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2503854

mardi 12 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2503854
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Nice pour la rénovation et l'extension d'une villa. Le requérant entendait s'opposer à l'abattage d'un cyprès remarquable, mais n'a assorti ses conclusions d'aucun moyen juridique, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée par ordonnance, sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 juillet 2025, M. A B demande au Tribunal l'annulation de l'arrêté du maire de la commune de Nice n° PC 00608824S0323 du 12 mai 2025 délivré à la SCI Courtal et portant sur la rénovation et l'extension d'une villa sise 23 avenue André Chénier à Nice, pour une surface de plancher crée de 79,90m2, ainsi que la mise à la charge de la commune de Nice des " frais de procédure ".

Il entend s'opposer à l'abbatage d'un cyprès remarquable.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ". Les dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du même code permettent aux présidents de formation de jugement de tribunal administratif de rejeter par ordonnance les requêtes qui, après l'expiration du délai de recours, ne comportent que des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

2.Par la présente requête, M. A B demande au Tribunal l'annulation de l'arrêté du maire de la commune de Nice n° PC 00608824S0323 du 12 mai 2025 délivré à la SCI Courtal et portant sur la rénovation et l'extension d'une villa sise 23 rue André Chénier à Nice, pour une surface de plancher crée de 79,90m2.

3. Le requérant, qui entend s'opposer à l'abbatage d'un cyprès remarquable prévu par le permis de construire attaqué, n'assortit, aux termes de ses écritures, d'aucun moyen ses conclusions aux fins d'annulation dudit permis. Dans ces circonstances, la requête doit être rejetée comme irrecevable, en application des dispositions précitées des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nice, le 12 août 2025.

Le président de la 2ème chambre,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière.

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