Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le refus implicite du département des Alpes-Maritimes de lui accorder une aide pour l’installation de bornes de recharge électrique. Le juge a constaté que la requête ne contenait ni conclusions précises (annulation ou condamnation) ni moyens opérants permettant d’en apprécier le bien-fondé, en méconnaissance des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n’a pas pu être régularisée après l’expiration du délai de recours.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2025, M. B... A... entend contester une décision par laquelle le département des Alpes-Maritimes aurait rejeté sa demande de bénéficier d’une aide pour l’installation de bornes de recharge électrique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
2.
Par la présente requête, M. A... entend contester une décision par laquelle le département des Alpes-Maritimes aurait rejeté sa demande de bénéficier d’une aide pour l’installation de bornes de recharge électrique. Toutefois, alors qu’il n’appartient pas au juge administratif d’accueillir des conclusions tendant à d’autres fins qu’une annulation ou une condamnation à verser une somme d’argent, il est constant que le requérant ne forme nullement de telles conclusions, pas davantage, en tout état de cause, qu’il ne soulève de moyen opérant assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Dans ces circonstances, la présente requête doit être rejetée comme irrecevable, en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Nice, le 7 novembre 2025.
Le président de la 2ème chambre,
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière.