Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet des Alpes-Maritimes a fait droit à sa demande en lui délivrant une carte de résident valable dix ans, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Mme B... s’est désistée de ces conclusions, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Ses conclusions tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 octobre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Della Monaca, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet opposée par le préfet des Alpes-Maritimes à sa demande de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » présentée le 15 novembre 2024 ;
2°) d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l’attente, de lui délivrer un document provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; subsidiairement, d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa demande de titre de séjour dans le délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et de lui délivrer, dès la notification de la décision, un document provisoire l’autorisant à travailler et renouvelable pendant toute la durée de l’instruction de sa demande, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros, à lui verser en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2025, le préfet des Alpes-Maritimes conclut :
- au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme B... dès lors qu’une attestation de décision favorable concernant le renouvellement de la carte de résident a été mise à disposition de la requérante et que ladite carte de résident sera valable du 3 novembre 2025 au 2 novembre 2035 ;
- au rejet des conclusions de la requérante tendant au paiement des frais irrépétibles.
Par un mémoire, enregistré le 3 novembre 2025, Mme B... demande au tribunal :
- de lui donner acte des seules conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de sa requête dès lors que celles-ci ont perdu leur objet ;
- de mettre à la charge de l’Etat une somme ramenée à 1 500 euros, à lui verser en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ; (…) ».
Par un mémoire, enregistré le 3 novembre 2025, Mme B... a déclaré se désister des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées Mme B... au titre des frais exposés par celle-ci et non compris dans les dépens, présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme B....
Article 2 : Les conclusions de Mme B... présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 5 janvier 2026.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
A. MYARA
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.