LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2506128

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2506128

mardi 23 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2506128
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationMagistrat M. Loustalot-Jaubert
Avocat requérantZOUATCHAM

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 13 octobre 2025 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé à Mme D., ressortissante libyenne, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal juge que, bien que la demande de réexamen d’asile de l’intéressée justifie en principe un refus sur le fondement de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sa situation de vulnérabilité (absence d’hébergement, jeune âge, absence de ressources) fait obstacle à ce refus. En conséquence, il enjoint à l’OFII de lui octroyer ces conditions matérielles d’accueil dans un délai de huit jours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2025, Mme A... D... doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d’annuler pour excès de pouvoir la décision du 13 octobre 2025 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;

2°) d’enjoindre au directeur territorial de l’OFII de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil.

Elle soutient qu’elle n’a jamais perçu l’allocation pour demandeur d’asile alors qu’elle a présenté une première demande d’asile, puis une demande de réexamen, et qu’elle est dans une situation de particulière vulnérabilité.

La requête a été transmise au directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, qui n’a pas produit de mémoire en défense mais a produit des pièces, enregistrées le 18 décembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné M. Loustalot-Jaubert, conseiller, en application des dispositions de l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour statuer sur les litiges visés audit article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 18 décembre 2025 :
- le rapport de M. Loustalot-Jaubert, magistrat désigné,
- et les observations de Mme D..., assistée de Mme B... C..., interprète en langue arabe.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

Mme A... D..., ressortissante libyenne née le 5 août 2006, déclare être entrée en France en 2024. Par une décision du 13 octobre 2025, dont elle demande l’annulation, le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile : « Les conditions matérielles d’accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l’article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants (…) / 3° Il présente une demande de réexamen de sa demande d'asile / (…) La décision de refus des conditions matérielles d’accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. / Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur ».

Il ressort des pièces du dossier que Mme D... a déposé une demande de réexamen de sa demande d’asile. Elle se trouvait ainsi dans le cas où les conditions matérielles d’accueil devaient, en principe, lui être refusées totalement ou partiellement, sauf situation de vulnérabilité. Toutefois, il ressort de la fiche de vulnérabilité, établie à la suite de l’entretien d’évaluation de vulnérabilité qui a eu lieu le 13 octobre 2025, que l’intéressée a déclaré ne bénéficier d’aucun hébergement. Elle fait valoir dans sa requête être contrainte de dormir dans la rue, et a précisé au cours de l’audience faire appel au « 115 », soit le service d’aide mobile d’urgence social, sans que cela ne constitue une solution d’hébergement pérenne, et ne pouvoir accéder à un logement en raison de son absence de ressources. Eu égard au jeune âge de Mme D..., à sa situation financière et sociale dégradée, et en l’absence de tout élément contraire de la part de l’OFII, Mme D... doit être regardée comme justifiant d’une vulnérabilité faisant obstacle à ce que lui soient refusées les conditions matérielles d’accueil. Par suite, elle est fondée à soutenir que le directeur territorial de l’OFII a fait une inexacte application des dispositions citées au point précédent en refusant de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil.

Il résulte de ce qui précède que Mme D... est fondée à demander l’annulation de la décision du 13 octobre 2025 du directeur territorial de l’OFII.

Sur les conclusions à fin d’injonction :

Eu égard au motif d’annulation retenu, le présent jugement implique que le directeur de l’OFII octroie à Mme D... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil, sous réserve de changement de circonstances de fait ou de droit y faisant obstacle, et ce, dans un délai de huit jours suivant la notification du présent jugement.


D E C I D E :


Article 1er : La décision du directeur territorial de l’OFII du 13 octobre 2025 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au directeur territorial de l’OFII d’octroyer à Mme D... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil, sous réserve de changement de circonstances de fait ou de droit y faisant obstacle, dans un délai de huit jours suivant la notification du présent jugement.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... D... et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 décembre 2025.


Le magistrat désigné,


signé

P. Loustalot-Jaubert


La greffière,


signé

V. Labeau




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation la greffière
















Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions