LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2506616

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2506616

mardi 18 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2506616
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... visant à contester un arrêté préfectoral du 12 juillet 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 9 novembre 2025, soit après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de l'arrêté le 17 juillet 2025, en application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le tribunal a également relevé le caractère abusif de la requête, faisant suite à deux précédents recours rejetés contre la même décision, et a rappelé la possibilité d'une amende pouvant aller jusqu'à 10 000 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 9 novembre 2025, le 10 novembre 2025, le 11 novembre 2025 à 14 heures 20 et à 21 heures 14, le 13 novembre 2025 à 22 heures 21 et à 22 heures 31, le 14 novembre à 20 heures 31, le 16 novembre à 14 heures 17, à 14 heures 25, à 14 heures 27 et à 14 heures 46, le 17 novembre à 22 heures 41, Mme A... C... B..., demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté n°130 07/25 CB du 12 juillet 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois ;

2°) d’ordonner le sursis à exécution dudit arrêté ;

3°) d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de produire des pièces justificatives de notification et de procédure valides ;

4°) d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui restituer son permis de conduire dans un délai de quarante-huit heures et ce sous astreinte de 400 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l’Etat une somme à lui verser en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens de l’instance.


Vu :
- l’arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la route ;
- le code pénal ;
- le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1.
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4 Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ».

2
Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». L’article R. 421-5 du même code dispose : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d’avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ». Il résulte de la combinaison des dispositions des articles R. 421-1 et R. 421‑5 du code de justice administrative que le destinataire d’une décision administrative individuelle dispose, pour déférer cette décision devant la juridiction administrative, d’un délai de deux mois à compter de sa notification, qui n’est opposable qu’à la condition que les délais et les voies de recours aient été indiqués dans cette notification.

3.
Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté attaqué en date du 12 juillet 2025, qui comportait la mention des voies et délais de recours, et notamment la durée de ce délai, a été notifié à la requérante le 17 juillet 2025 comme l’atteste la photocopie de l’accusé de la lettre recommandée contenant la décision en litige, signée par l’intéressée et que celle-ci a produit elle-même à l’appui de ses écritures. Or, la requête de Mme B... n’a été enregistrée au greffe du tribunal que le 9 novembre 2025, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois qui lui était imparti. Par suite, la présente requête, qui est tardive, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et peut être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

4.
En outre, la requête de Mme B..., enregistrée sous le n°2506616, fait suite à deux requêtes introduites par le même justiciable devant le tribunal de céans et dirigées à l’encontre du même arrêté préfectoral, à savoir une requête en référé aux fins de suspension (n° 254148) et une requête aux fins d’annulation et d’injonction (n° 2504193), enregistrées respectivement les 23 et 24 juillet 2025. Ces requêtes ont fait chacune l’objet d’une décision de rejet en date des 6 août 2025 et 14 octobre 2025. La présente requête présente donc un caractère abusif. Aussi, il apparait nécessaire de rappeler à Mme B..., qu’en vertu des dispositions de l’article R. 741-12 du code de justice administrative, le juge peut infliger à l’auteur d’une requête qu’il estime abusive une amende dont le montant peut aller jusqu’à 10 000 euros.



ORDONNE



Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... B....




Fait à Nice, le 18 novembre 2025.


Le président de la 4ème chambre,

signé

A. MYARA

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions