Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B..., professeure contractuelle de mathématiques, qui demandait la révision de sa situation indiciaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative, mais uniquement des conclusions à fin d'injonction, irrecevables en l'absence de recours préalable contre une décision. Cette irrecevabilité n'étant pas régularisable, le juge a appliqué l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2025, Mme A... B... a saisi le Tribunal d’une demande de révision de sa situation indiciaire.
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Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4°) Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / (…) ».
Il résulte des dispositions précitées qu’il n’appartient pas au juge administratif, en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative, d’adresser des injonctions à une personne publique.
Mme B..., professeure contractuelle de mathématiques, a saisi le tribunal d’une demande de révision de sa situation indiciaire. Ces conclusions, à fin d’injonction présentées à titre principal, sont, par leur nature, irrecevables, dès lors que la requête ne contient aucune conclusion tendant à obtenir l’annulation d’une décision administrative lui faisant grief. Par suite, cette requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et ne peut, dès lors, qu’être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Nice, le 7 janvier 2026.
Le président de la 6ème chambre
signé
P. SOLI
La République mande et ordonne à la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière