LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2507373

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2507373

mardi 24 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2507373
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
PublicationD
FormationMagistrat M.Silvestre-Toussain-Fortesa
Avocat requérantHMAD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B... d'une demande d'exécution sous astreinte du jugement du 30 décembre 2022, qui avait annulé une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le préfet des Alpes-Maritimes n'ayant pas procédé au réexamen complet de sa situation dans les trois ans suivant cette annulation, le tribunal a fait droit à la demande. Se fondant sur l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a enjoint au préfet d'exécuter le jugement sous un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n°2205420 du 30 décembre 2022, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nice a annulé l’arrêté du 9 novembre 2022 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a obligé Mme B... à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de son éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an.


Par une requête, enregistrée le 14 octobre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Hajer Hmad, demande au Tribunal, d’une part, d’assurer l’exécution du jugement n°2205420 du 30 décembre 2022 sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de l’expiration d’un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et, d’autre part, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

La requérante soutient que le préfet des Alpes-Maritimes n’a toujours pas exécuté le jugement n°2502671, lequel emportait de plein droit le réexamen de sa situation avec délivrance, dans l’attente de ce réexamen, d’une autorisation provisoire de séjour.


Par une ordonnance du 12 décembre 2025, la présidente du tribunal administratif de Nice a décidé l’ouverture d’une procédure juridictionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2026, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête, la requérante ayant été convoquée le 5 mars 2026 par courrier du 20 février 2026 à se rendre à la préfecture des Alpes-Maritimes afin de se voir délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Vu :
- le jugement n°2205420 du 30 décembre 2022 du magistrat désigné du tribunal administratif de Nice ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, a été entendu au cours de l’audience publique du 23 février 2026 à 11 heures, tenue en présence de Mme Labeau, greffière d’audience.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 911-4 du code de justice administrative : « En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ».


2. Mme A... B... demande au Tribunal d’assurer sous astreinte l’exécution du jugement n°2205420 du 30 décembre 2022 du magistrat désigné du tribunal administratif de Nice.

Sur les conclusions aux fins d’exécution :

3. Aux termes de l’article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ».


4. En l’espèce, par un jugement n°2205420 du 30 décembre 2022, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nice a annulé l’arrêté du 9 novembre 2022 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a obligé Mme B... à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de son éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an. Il résulte de l’instruction qu’à la date du présent jugement, le préfet des Alpes-Maritimes, qui se borne à faire valoir, aux termes d’un mémoire produit le jour même de l’audience, que la requérante a été convoquée le 5 mars 2026 par courrier du 20 février 2026 à se rendre à la préfecture des Alpes-Maritimes afin de se voir délivrer une autorisation provisoire de séjour, ne peut être considéré comme ayant pris les mesures propres à assurer l’exécution du jugement n°2205420 du 30 décembre 2022 susmentionné. En effet, en application des dispositions précitées de l’article L. 614-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’annulation prononcée par le jugement n°2205420 du 30 décembre 2022, si elle n’impliquait pas la délivrance d’un titre de séjour à l’intéressée, impliquait en revanche nécessairement que sa situation soit réexaminée. Or, ce réexamen, s’il est en cours, trois ans après l’intervention du jugement le prescrivant, n’est pas encore mené à terme. Par suite, il y a lieu de prononcer à l’encontre du préfet des Alpes-Maritimes, à défaut pour ce dernier de justifier de l’exécution totale du jugement n°2205420 du 30 décembre 2022 susmentionné dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement, une astreinte de 50 euros par jour, jusqu’à la date à laquelle le jugement précité aura reçu complète exécution.

Sur les frais liés au litige :

5. Dans les circonstances de l’espèce, et alors qu’une demande d’aide juridictionnelle n’est pas justifiée, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requérante formées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.


DECIDE :


Article 1er : Une astreinte est prononcée à l’encontre du préfet des Alpes-Maritimes s’il ne justifie pas avoir, dans un délai d’un mois suivant la notification du présent jugement, exécuté le jugement n°2205420 du 30 décembre 2022 du magistrat désigné du tribunal administratif de Nice, et jusqu’à la date de cette complète exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 50 euros par jour à compter de l’expiration dudit délai.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.


Rendu public par mise à disposition au greffe, le 24 février 2026.


Le magistrat désigné,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La greffière
signé
V. Labeau




La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière.

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions