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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2507662

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2507662

jeudi 8 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2507662
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDIASPARRA JUSTINE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme B..., ressortissante du Kosovo. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante disposant d'un récépissé valable et n'apportant pas de justifications suffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2025, Mme B... épouse C..., représentée par Me Diasparra Justine , demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour prise par le préfet des Alpes-Maritimes, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d’enjoindre au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour de l’exposante dans un délai de 7 jours, sous astreinte de 150 € par jour de retard passé ce délai et de lui délivrer, dans l’attente, un document provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dès la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 150 € par jour de retard passé ce délai ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2507649 par laquelle Mme B... épouse C... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A... pour statuer sur les demandes de référé.


Mme B... épouse C..., ressortissante du Kossovo, demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour prise par le préfet des Alpes-Maritimes.


Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. » Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». L'article L. 522-3 dudit code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. »

Au soutien de sa demande de suspension de l’exécution de la décision litigieuse, Mme B... épouse C... se borne à alléguer que son employeur lui demande de produire son titre de séjour renouvelé sans apporter de justifications suffisantes, de nature à établir l'existence d'une situation d'urgence qui ne résulte pas davantage de la nature et de la portée de la décision attaquée dès lors, notamment, que la requérante dispose d’un récépissé de demande de renouvellement valable jusqu’au 3 février 2026.

Il y a lieu, dans ces conditions, de faire application de l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative et de rejeter la requête.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B... D... C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... épouse C....


Fait à Nice, le 8 janvier 2026.

Le juge des référés,

signé

P. A...

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier

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