vendredi 30 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2000373 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre bis |
| Avocat requérant | MAILLOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 mai 2020, M. A B, représenté par Me Maillot, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 20 000 euros, assortie des intérêts et de leur capitalisation, en réparation de son préjudice ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 170 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le rectorat a commis des fautes en refusant de le dispenser de l'épreuve de LV2 Allemand, en l'inscrivant aux épreuves de rattrapage en violation des ordonnances du juge des référés et en refusant de l'admettre au baccalauréat à la suite d'une erreur commise sur son bulletin de notes ;
- ces fautes ont occasionnées pour lui des souffrances.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juillet 2020, le recteur de l'académie de La Réunion, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu :
- les ordonnances n° 1600655 et n° 1600712 du juge des référés et les jugements n°1600654 et n° 1600715 du tribunal administratif ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Felsenheld, premier conseiller,
- les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public,
- et les observations de Me Tamil substituant Me Maillot, pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B s'est porté candidat au baccalauréat général série littéraire au titre de l'année scolaire 2015-2016. Au regard de la pathologie dont il est atteint, il a adressé au recteur de l'académie de La Réunion une demande de dispense pour les épreuves d'histoire-géographie, d'allemand (LV2) et de littérature étrangère en langue étrangère (LELE) d'allemand. Par deux ordonnances n°1600655 et n°1600712 rendues le 8 et le 21 juin 2016, le juge des référés a suspendu les refus du recteur de faire droit à ses demandes de dispenses. En août 2016, l'élève a été convoqué aux épreuves de rattrapage de septembre pour ces trois matières. Par deux jugements n°1600654 et n°1600715 en date du 29 septembre 2016, le tribunal de céans a annulé le refus du recteur de faire droit à la demande de dispense d'épreuve d'allemand (LV2), mais a rejeté les demandes d'annulation formées contre les refus de dispenses d'épreuves d'histoire-géographie et de LELE Allemand. Par un premier bulletin de notes émis à la suite des épreuves de rattrapage, M. B a été déclaré non admis au baccalauréat. A la suite d'un recours exercé auprès du ministre, son bulletin de notes a été rectifié et il a été admis au baccalauréat. Par une demande indemnitaire préalable reçue le 31 décembre 2019, M. B a demandé au recteur de l'indemniser des préjudices qu'il impute à différentes fautes qu'aurait commis le rectorat résultant des faits précités. En l'absence de réponse du recteur, M. B demande, par la présente requête, au tribunal de condamner l'Etat à lui verser une somme de 20 000 euros.
2. En premier lieu, M. B fait valoir que le recteur de La Réunion a commis des fautes en refusant illégalement de faire droit à sa demande de dispense pour l'épreuve d'allemand LV2, ainsi qu'en le convoquant aux épreuves de la session de rattrapage de septembre 2016 d'histoire-géographie, d'allemand (LV2) et de LELE d'allemand.
3. Il résulte de l'instruction que, d'une part, le recteur de La Réunion a refusé à tort de faire droit à la demande de dispense de M. B pour l'épreuve d'allemand LV2, ainsi que cela ressortit d'un jugement du tribunal administratif du 29 septembre 2016 devenu définitif et, d'autre part, que le recteur de La Réunion a méconnu le caractère exécutoire des ordonnances rendues par le juge des référés le 8 et le 21 juin 2016 en le convoquant aux épreuves de la session de rattrapage de septembre 2016. Il suit de là que le recteur de La Réunion a commis des fautes susceptibles d'engager la responsabilité de l'Etat.
4. Toutefois, il résulte de l'instruction, et notamment du courrier du 12 août 2016 adressé à M. B, que le rectorat l'a convoqué aux épreuves de rattrapage dans le but de préserver ses chances d'obtenir le baccalauréat en cas de rejet de ses demandes par le juge du fond. Or, ainsi que cela a été dit au paragraphe 1, par deux jugements du 29 septembre 2016, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation de M. B formées contre les refus de dispenses d'épreuves d'histoire-géographie et de LELE Allemand. Il résulte, en outre, de l'instruction qu'en l'absence de convocation et de présentation à l'épreuve de rattrapage d'histoire-géographie, M. B n'aurait pas été admis au baccalauréat. Ainsi, le requérant n'a subi aucun préjudice en lien avec les fautes commises par le rectorat, relevées au paragraphe 3.
5. En second lieu, M. B fait valoir que le rectorat a commis une faute en lui notifiant un bulletin de notes ne prenant pas en compte sa dispense à l'épreuve d'allemand LV2 et le déclarant non admis au baccalauréat.
6. Il résulte de l'instruction que par un premier bulletin de notes émis, en octobre 2016, à la suite des épreuves de rattrapage, M. B s'est vu attribuer une moyenne générale de 9,11/20 aux épreuves du baccalauréat et a été déclaré non admis à l'examen. L'examen de ce bulletin révèle que la dispense à laquelle M. B avait droit au titre de l'épreuve d'allemand LV2 n'a pas été prise en compte. Ainsi, le bulletin de notes émis par le recteur méconnait le jugement rendu le 29 septembre 2016 par le tribunal administratif. Par suite, le recteur de La Réunion a commis une faute susceptible d'engager la responsabilité de l'Etat.
7. Toutefois, il résulte de l'instruction qu'à la suite d'un recours exercé auprès du ministre, le bulletin de notes de M. B a été rectifié en février 2017, que la moyenne générale de 10,29/20 lui a été attribuée et qu'il a été admis au baccalauréat. Par ailleurs, si M. B fait valoir que cette situation illégale, qui a perduré de septembre 2016 à février 2017, lui a occasionné des souffrances, il n'apporte aucun élément de précision quant à leur nature. En outre, aucune pièce du dossier, notamment d'ordre médical, ne permet d'attester des conséquences de la situation subie par M. B sur son état de santé. Ainsi, le requérant n'établit pas avoir subi un préjudice en lien avec la faute du recteur relevée au paragraphe 6.
8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par M. B doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter les conclusions qu'il présente au titre des frais de justice.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de La Réunion.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Bauzerand, président,
- M. Caille, premier conseiller,
- M. Felsenheld, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 202.
Le rapporteur,Le président,
R. FELSENHELDCh. BAUZERAND
Le greffier,
D. CAZANOVE
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
Le greffier,
D. CAZANOVE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026