lundi 25 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2100275 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre bis |
| Avocat requérant | RAPADY ALAIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 mars 2021, Mme D G et M. E B, représentés par Me Rapady, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2020 par lequel le maire de la commune de Saint-Leu a délivré à M. C et Mme F un permis de construire modificatif, ainsi que la décision implicite née du silence gardé par le maire sur leur recours gracieux reçu le 4 novembre 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la commune une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- il méconnaît l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ;
- les modifications autorisées portent atteinte à l'économie générale du projet initial ;
- l'arrêté méconnaît l'article UC 6.2 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques ;
- il méconnaît l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'emprise au sol des constructions ;
- il méconnaît l'article UC 4.3 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux eaux pluviales ;
- il méconnaît l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'aspect extérieur des constructions et l'aménagements de leurs abords ;
- il méconnaît l'article UC 12 du règlement du plan local d'urbanisme relatif au stationnement et l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article 6 du règlement du plan de prévention des risques naturels et l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 mai 2021 et 3 août 2022, la commune de Saint-Leu, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en vertu de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés par la partie requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 septembre 2021, M. I C et Mme H F, représentés par Me Doulouma, concluent au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que :
- la requête est irrecevable en vertu de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés par la partie requérante ne sont pas fondés.
Par un courrier du 20 juin 2023 le tribunal a informé les parties qu'il était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire sur le recours gracieux reçu le 4 novembre 2020 en tant qu'elle refuse de faire droit à la demande de retrait de l'arrêté du 15 novembre 2019.
Par un mémoire du 4 juillet 2023 la commune de Saint-Leu a présenté des observations en réponse au moyen d'ordre public communiqué par le courrier du 20 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Felsenheld, premier conseiller,
- les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public,
- les observations de Me Tamil substituant Me Rapady, pour les requérants,
- et les observations de Me Doulouma pour la commune de Saint-Leu et les pétitionnaires.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 15 novembre 2019 le maire de la commune de Saint-Leu a délivré à M. C et Mme F un permis les autorisant à construire une maison individuelle d'habitation sur un terrain situé au n° 20 de l'allée des rubis (parcelles cadastrées CS 924 et CS 757). Par un arrêté du 7 septembre 2020 le maire de la commune a délivré à M. C et Mme F un permis de construire modificatif portant sur le retrait de la parcelle CS 924, la surface de plancher, l'emprise au sol, le stationnement, les façades et les aménagements extérieurs (murs de soutènement, deck de la piscine, espaces verts et perméables). Par la présente requête, Mme G et de M. B, voisins immédiats du terrain d'assiette du projet, demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2020, ainsi que la décision implicite née du silence gardé par le maire sur leur recours gracieux du 2 novembre 2020 tendant au retrait des arrêtés du 15 novembre 2019 et du 7 septembre 2020.
Sur la recevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet du recours gracieux :
2. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15. " Aux termes de l'article R. 424-15 du même code : " Mention du permis () doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté () et pendant toute la durée du chantier. () / Un arrêté du ministre chargé de l'urbanisme règle le contenu et les formes de l'affichage. " La mention relative au droit de recours, qui doit figurer sur le panneau d'affichage du permis de construire en application de l'article A. 424-17 du code de l'urbanisme, permet aux tiers de préserver leurs droits. Toutefois, l'exercice par un tiers d'un recours administratif ou contentieux contre un permis de construire montre qu'il a connaissance de cette décision et a, en conséquence, pour effet de faire courir à son égard le délai de recours contentieux, alors même que la publicité concernant ce permis n'aurait pas satisfait aux dispositions prévues en la matière par l'article A. 424-17 du code de l'urbanisme.
3. En l'espèce, en formant, par courrier reçu par le maire de Saint-Leu le 10 janvier 2020, un recours gracieux à l'encontre de l'arrêté du 15 novembre 2019, Mme G et M. B ont manifesté avoir acquis la connaissance du permis de construire initial délivré à M. C et Mme F. Ainsi, l'arrêté du 15 novembre 2019 est devenu définitif à l'expiration d'un délai de deux mois à compter du rejet de leur recours gracieux. La décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire sur le recours gracieux du 4 novembre 2020 par lequel Mme G et M. B lui ont à nouveau demandé de retirer le permis de construire délivré le 15 novembre 2019 présente le caractère d'une décision purement confirmative de la décision implicite de rejet du premier recours gracieux devenue définitive. Elle n'a, dès lors, pu avoir pour effet de rouvrir le délai de recours contentieux. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite née du silence gardé par le maire sur le recours gracieux du 4 novembre 2020 en tant qu'elle refuse de faire droit à la demande de retrait de l'arrêté du 15 novembre 2019 sont irrecevables.
Sur la légalité du permis de construire modificatif :
4. En premier lieu, par un arrêté du 24 juillet 2020, publié au recueil des actes administratifs de la commune et transmis à la préfecture le même jour, le maire de la commune de Saint-Leu a donné à M. A, signataire de l'arrêté litigieux, 6ème adjoint, délégation pour signer les actes relatifs à " l'aménagement et à l'urbanisme ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / () / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / () c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / () ".
6. En l'espèce, les requérants soutiennent que le dossier de permis de construire modificatif ne précise pas le traitement des clôtures et des aménagements situés en limite de terrain. Toutefois, le permis de construire modificatif s'il a pour objet de reculer le mur de soutènement et de clôture nord en raison du retrait de la parcelle CS 924 de l'assiette du projet, il n'a ni pour objet ni pour effet de modifier le traitement des clôtures et des aménagements situés en limite de terrain. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut être qu'écarté.
7. En troisième lieu, l'autorité compétente, saisie d'une demande en ce sens, peut délivrer au titulaire d'un permis de construire en cours de validité, tant que la construction que ce permis autorise n'est pas achevée, un permis le modifiant, sous réserve que les modifications apportées au projet initial n'en remettent pas en cause, par leur nature ou leur ampleur, la conception générale.
8. En l'espèce, le permis de construire modificatif litigieux a pour objet d'exclure la partie de la parcelle CS 924 incluse de l'emprise du projet et de déplacer le mur de soutènement situé au nord du terrain d'assiette. Ces modifications entraînent une réduction de la surface de plancher autorisée en la portant à 251 m2. Le permis de construire modificatif vise en outre notamment à supprimer le stationnement en sous-sol au profit d'un stationnement en surface accessible via un accès situé au nord-est du terrain, à supprimer un volume secondaire situé au sud-est, à agrandir un volume secondaire au nord-est, à créer une casquette pare-soleil et un pare-vue à l'est et à densifier la végétalisation à l'est. Ces modifications, au regard de leur nature et leur ampleur, n'ont pas pour effet de remettre en cause la conception générale du projet. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les modifications prévues par le permis de construire modificatif devaient faire l'objet d'une nouvelle demande de permis de construire.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article UC 4.3 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les aménagements doivent favoriser la rétention et l'infiltration des eaux pluviales sur le terrain, notamment à travers des dispositifs de type puisard, bassin de rétention () ".
10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le permis de construire initial prévoit l'installation d'un puisard de 8m3 sur l'emprise de la parcelle. Le permis de construire modificatif ne prévoit pas la suppression du puisard. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet ne prévoit aucun aménagement destiné à favoriser la rétention et l'infiltration des eaux de pluie.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article UC 6 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune : " () les dispositions du présent article s'appliquent aux emprises publiques et aux voies publiques ou privées ouvertes à la circulation automobile existantes ou à créer. () Les constructions doivent s'implanter avec un recul minimum de 3 mètres par rapport à l'alignement, sauf indication contraire portée au règlement graphique. () ".
12. En l'espèce, les requérants font valoir que la partie nord de la construction est située à moins de 3 mètres de l'alignement de la voie. Toutefois, la parcelle CS 757 est longée en partie nord par un chemin piéton constituant une servitude hydraulique. Ce chemin ne présente pas les caractéristiques d'une emprise publique ou d'une voie publique ou privée ouverte à la circulation automobile. Par suite, le présent moyen ne peut être qu'écarté comme inopérant.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme : " L'emprise au sol de l'ensemble des bâtiments ne doit pas excéder 50% de la superficie de l'unité foncière. "
14. Il ressort du plan de masse du permis de construire modificatif (PCMI 2.2) que la surface totale de la parcelle CS 757 est de 593 m2 et que l'emprise en sol de l'ensemble des bâtiments, piscine, terrasse-jardin et deck sur dalle inclus, s'établit à 285 m2. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet méconnaît les règles du plan local d'urbanisme relatives à l'emprise au sol des constructions.
15. En septième lieu, aux termes de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les constructions par leur situation, leur destination, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. Toute construction doit s'intégrer dans l'espace qui l'environne. Cet espace est conditionné par le climat, la topographie, la végétation existante, les constructions voisines, la forme de la parcelle. Ces cinq conditions principales influent sur l'implantation de la construction, son orientation, le choix des matériaux et des couleurs. () Sont interdits : Les partis architecturaux inadaptés sur les terrains en pente, la conception de façades présentant des disparités manifestes entre elles et les grandes surfaces vitrées () Les clôtures sur rue doivent être constituées : soit par un mur couronné en demi-lune en maçonnerie traditionnelle, d'une hauteur comprise entre 1 et 2,3 mètres ; soit par une grille posée sur un mur bahut de hauteur maximum variable de 0,3 à 0,9 mètres pour les terrains en pente ; les grilles devant avoir une hauteur minimale de 1,4 mètres et les clôtures une hauteur maximum de 2,3 mètres. () Les murs de soutènement ne devront pas excéder une hauteur de 3 mètres. ".
16. D'une part, les modifications prévues par le permis de construire modificatif n'ont pas d'effet sur l'insertion du projet dans son environnement. D'autre part, les baies vitrées coulissantes ont été prévues par le permis de construire initial et n'ont pas été modifiées par le permis de construire modificatif. Enfin, le permis de construire de construire modificatif n'a pas pour effet de modifier la hauteur du mur de soutènement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut être utilement invoqué.
17. En huitième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. " Aux termes de l'article UC 12 du règlement du plan local d'urbanisme : " Le stationnement des véhicules doit être assuré en dehors des voies publiques. Les dimensions des places doivent correspondre à : longueur minimale : 5 mètres ; largeur minimal 2,5 mètres. Soit, à titre indicatif, une superficie minimale de 25 m2 par place, y compris les dégagements. ".
18. En l'espèce, le permis de construire modificatif prévoit la création d'une aire de stationnement de 33 m2 sur l'emprise de la parcelle comprenant deux places de stationnement en enfilade. Le plan local d'urbanisme précité ne prohibe pas les places de stationnement en enfilade et précise que la superficie minimale par place de 25 m2 est indicative. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet méconnaitrait les dispositions précitées du plan local d'urbanisme. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le stationnement prévu par le projet présenterait un risque pour la sécurité publique au sens des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, dès lors notamment que l'allée des Rubis est une impasse présentant un volume de circulation faible.
19. En dernier lieu, aux termes de l'article 6 relatif à la zone rouge R2 du règlement du plan de prévention des risques applicable à la commune de Saint-Leu : " 6.1. Sont interdits : () toutes les constructions nouvelles (). 6.2. Sont autorisés les piscines à condition de démontrer la non-aggravation des risques naturels, sous réserve de mener une étude technique préalable qui précisera les conditions dans lesquelles le projet sera rendu compatible avec l'aléa considéré. Cette étude devra traiter des questions de stabilité de la zone concernée avant et après travaux, ainsi que du recueil et du rejet des effluents vers des exutoires adaptés et existants. Les piscines construites au niveau du terrain naturel devront disposer d'un balisage permanent afin d'assurer dans les zones concernées par un aléa inondation la sécurité des personnes et des services de secours () ".
20. En l'espèce, l'extrémité sud du terrain d'assiette du projet est classée en zone rouge R2. Les requérants font valoir que le projet prévoit la construction d'un porte-à-faux en surplomb de la zone rouge R2, ainsi que la création d'une piscine. Toutefois, ces éléments de la construction projetée résultent du permis de construire initial et n'ont pas été modifiés par le permis de construire modificatif. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions, ainsi que de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, doit être écarté comme inopérant.
21. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'intérêt à agir des requérants, les conclusions à fin d'annulation présentées par eux doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Leu, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants réclament au titre des frais liés au litige. Il y a lieu, en revanche et dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge des requérants le versement d'une somme de 1 500 euros à la commune de Saint-Leu et d'une somme de 1 500 euros à M. C et à Mme F, au titre des mêmes frais.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme G et de M. B est rejetée.
Article 2 : Mme G et de M. B verseront une somme de 1 500 euros à la commune de Saint-Leu, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Mme G et de M. B verseront une somme de 1 500 euros à M. C et Mme F, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D G, première dénommée de la requête, à M. I C et Mme H F et à la commune de Saint-Leu.
Délibéré après l'audience du 4 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Bauzerand, président,
- M. Felsenheld, premier conseiller,
- Mme Beddeleem, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2023.
Le rapporteur,Le président,
R. FELSENHELDCh. BAUZERAND
Le greffier,
D. CAZANOVE
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
Le greffier,
D. CAZANOVE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026