mercredi 17 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2100650 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre bis |
| Avocat requérant | FOUCTEAU MARIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 mai 2021, M. A B, représenté par Me Foucteau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 11 avril 2021 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de l'outre-mer a confirmé la sanction disciplinaire prise à son encontre le 24 février 2021 par la commission de discipline de la maison d'arrêt de Saint-Pierre ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à payer à Me Foucteau en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-l'irrégularité de la composition de la commission de discipline de la maison d'arrêt de Saint-Pierre l'a privé d'une garantie ;
-les décisions de poursuite et de sanction sont entachées d'un vice de compétence ;
-le principe d'impartialité a été méconnu du fait de la confusion entre l'autorité de poursuite et de sanction ;
-la décision de sanction est insuffisamment motivée ;
-la matérialité des faits n'est pas établie ;
-la décision est entachée d'erreur d'appréciation compte tenu de son absence de faute et du caractère disproportionné de sa sanction.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 octobre 2021, le ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 27 octobre 2021, le président du tribunal a prononcé la clôture de l'instruction au 31 décembre 2021.
Par un courrier du 14 avril 2023 et en application de l'article R.611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de la substitution de base légale du 16° au 10° de l'article 57-7-1 du code de procédure pénale.
Vu :
- la décision du 11 mai 2021 par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Saint-Denis a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. B ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Legrand, première conseillère,
- et les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, incarcéré depuis le 28 décembre 2020 à la maison d'arrêt de Saint-Pierre, a fait l'objet le 12 février 2021 d'un compte rendu d'incident tenant à la récupération d'un colis provenant de l'extérieur. Par une décision du 24 février 2021, la commission de discipline a prononcé à son encontre la sanction de sept jours de placement en cellule disciplinaire. Conformément aux dispositions de l'article R. 57-7-32 du code de procédure pénale alors applicables, M. B a formé un recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur interrégional des services pénitentiaires de l'outre-mer reçu le 11 mars 2011, qui a été implicitement rejeté par une décision du 11 avril 2021. Par la présente requête, M. B demande au tribunal l'annulation de cette dernière décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. L'article 726 du code de procédure pénale dispose que : " Le régime disciplinaire des personnes détenues placées en détention provisoire ou exécutant une peine privative de liberté est déterminé par un décret en Conseil d'Etat. / Ce décret précise notamment : / 1° Le contenu des fautes disciplinaires, qui sont classées selon leur nature et leur gravité ; / 2° Les différentes sanctions disciplinaires encourues selon le degré de gravité des fautes commises. Le placement en cellule disciplinaire ou le confinement en cellule individuelle ordinaire ne peuvent excéder vingt jours, cette durée pouvant toutefois être portée à trente jours pour tout acte de violence physique contre les personnes ; / 3° La composition de la commission disciplinaire, qui doit comprendre au moins un membre extérieur à l'administration pénitentiaire ; / 4° La procédure disciplinaire applicable, au cours de laquelle la personne peut être assistée par un avocat choisi ou commis d'office, en bénéficiant le cas échéant de l'aide de l'Etat pour l'intervention de cet avocat. Ce décret détermine les conditions dans lesquelles le dossier de la procédure disciplinaire est mis à sa disposition et celles dans lesquelles l'avocat, ou l'intéressé s'il n'est pas assisté d'un avocat, peut prendre connaissance de tout élément utile à l'exercice des droits de la défense, sous réserve d'un risque d'atteinte à la sécurité publique ou à celle des personnes ; / 5° Les conditions dans lesquelles la personne placée en cellule disciplinaire ou en confinement dans une cellule individuelle exerce son droit à un parloir hebdomadaire ; / 6° Les conditions dans lesquelles le maintien d'une mesure de placement en cellule disciplinaire ou en confinement dans une cellule individuelle est incompatible avec l'état de santé de la personne détenue / (). " Aux termes de l'article R. 57-7-32 du code de procédure pénale alors en vigueur : " La personne détenue qui entend contester la sanction prononcée à son encontre par la commission de discipline doit, dans le délai de quinze jours à compter du jour de la notification de la décision, la déférer au directeur interrégional des services pénitentiaires préalablement à tout recours contentieux. Le directeur interrégional dispose d'un délai d'un mois à compter de la réception du recours pour répondre par décision motivée. L'absence de réponse dans ce délai vaut décision de rejet ". Il résulte de ces dispositions qu'un détenu n'est recevable à déférer au juge administratif que la seule décision, expresse ou implicite, du directeur régional des services pénitentiaires, qui arrête définitivement la position de l'administration et qui se substitue ainsi à la sanction initiale prononcée par le chef d'établissement. Il s'ensuit que, les vices propres à la décision initiale ayant nécessairement disparu avec cette dernière, le requérant ne saurait utilement s'en prévaloir. En revanche, cette substitution ne saurait faire obstacle à ce que soient invoquées, à l'appui d'un recours dirigé contre la décision du directeur régional, les éventuelles irrégularités de la procédure suivie devant la commission de discipline préalablement à la décision initiale.
3. En premier lieu, aux termes de l'article R.57-7-8 du code de procédure pénale : " Le président de la commission de discipline désigne les membres assesseurs. / Le premier assesseur est choisi parmi les membres du premier ou du deuxième grade du corps d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'établissement. / Le second assesseur est choisi parmi des personnes extérieures à l'administration pénitentiaire qui manifestent un intérêt pour les questions relatives au fonctionnement des établissements pénitentiaires, habilitées à cette fin par le président du tribunal de grande instance territorialement compétent. La liste de ces personnes est tenue au greffe du tribunal de grande instance. ". Il résulte de ces dispositions que la présence dans la commission de discipline d'un assesseur choisi parmi des personnes extérieures à l'administration pénitentiaire, alors même qu'il ne dispose que d'une voix consultative, constitue une garantie reconnue au détenu, dont la privation est de nature à vicier la procédure, alors même que la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires, prise sur le recours administratif préalable obligatoire exercé par le détenu, se substitue à celle du président de la commission de discipline.
4. Il ressort des pièces du dossier que pour la procédure visant M. B, la commission disciplinaire était composée de l'adjoint au chef d'établissement, qui la présidait, et de deux assesseurs, dont la signature sur la liste d'émargement atteste de la présence effective. Le ministre de la justice justifie que l'assesseur choisi parmi des personnes extérieures à l'administration pénitentiaire était régulièrement habilité par une décision du président du tribunal de grande instance de Saint-Pierre du 30 mai 2011. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à invoquer l'irrégularité de la composition de la commission de discipline du 24 février 2021 et le moyen doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R.57-7-5 du code de procédure pénale : " Pour l'exercice de ses compétences en matière disciplinaire, le chef d'établissement peut déléguer sa signature à son adjoint, à un directeur des services pénitentiaires ou à un membre du corps de commandement du personnel de surveillance placé sous son autorité. /Pour les décisions de confinement en cellule individuelle ordinaire et de placement en cellule disciplinaire, lorsqu'elles sont prises à titre préventif, le chef d'établissement peut en outre déléguer sa signature à un major pénitentiaire ou à un premier surveillant ".
6. La décision du 18 février 2021 engageant les poursuites disciplinaires à l'encontre de M. B, a été prise, après rapport d'enquête, par M. D C, adjoint au chef d'établissement, qui a également signé la décision du 24 février 2021 lui infligeant la mise en cellule disciplinaire à titre de sanction, après la séance de la commission de discipline de la maison d'arrêt de Saint-Pierre. Il ressort des pièces du dossier que le chef d'établissement de la maison d'arrêt de Saint-Pierre a donné délégation permanente à M. C, son adjoint, par décision du 1er septembre 2020 régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture de La Réunion d'octobre 2020 aux fins, notamment, de décider d'engager les poursuites disciplinaires à l'encontre des personnes détenues, de présider la commission de discipline et de prononcer les sanctions disciplinaires. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des poursuites et de la sanction doit donc être écarté comme manquant en fait.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 57-7-9 du code de procédure pénale : " Chaque membre de la commission de discipline doit exercer ses fonctions avec intégrité, dignité et impartialité et respecter le secret des délibérations. ".
8. La circonstance que le chef d'établissement ou son délégataire apprécie, sur la base du rapport d'enquête rédigé à la suite du compte rendu d'incident et en application de l'article R. 57-7-15 du code de procédure pénale, l'opportunité de poursuivre la procédure disciplinaire puis prononce le cas échéant, en tant que président de la commission de discipline et en vertu de l'article R. 57-7-7 du même code, les sanctions disciplinaires retenues contre la personne détenue ne méconnaît pas, contrairement à ce que soutient M. B, le principe général d'impartialité, applicable en matière de procédure administrative disciplinaire. Le moyen afférent doit donc être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article R.57-7-26 du code de procédure pénale qui s'applique spécifiquement aux sanctions prononcées à l'égard des détenues : " La décision sur la sanction disciplinaire est prononcée en présence de la personne détenue. Elle lui est notifiée par écrit sans délai et doit comporter, outre l'indication de ses motifs, le rappel des dispositions de l'article R. 57-7-32 ". En vertu de ces dispositions, la décision prononçant une sanction disciplinaire doit être motivée.
10. La décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de l'outre-mer s'est entièrement substituée à la sanction initiale prononcée par la commission de discipline de la maison d'arrêt de Saint-Pierre. M. B ne peut, dès lors, utilement invoquer le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision initiale, qui est, en tout état de cause, propre à cette dernière et a nécessairement disparu avec elle. Le moyen tiré du défaut de motivation doit donc être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la légalité interne :
11. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article R.57-7-1 du code de procédure pénale : " Constitue une faute disciplinaire du premier degré le fait, pour une personne détenue : () / () /10° D'introduire ou tenter d'introduire au sein de l'établissement tous objets, données stockées sur un support quelconque ou substances de nature à compromettre la sécurité des personnes ou de l'établissement, de les détenir ou d'en faire l'échange contre tout bien, produit ou service ; / () / 16° D'inciter une personne détenue à commettre l'un des manquements énumérés par le présent article ou de lui prêter assistance à cette fin ".
12. D'autre part, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
13. La décision de sanction prise en commission de discipline le 24 février 2021 et confirmée par le directeur interrégional des services pénitentiaires de l'outre-mer est justifiée par les motifs suivants : " M. B nie les faits de récupération de colis, mais reconnaît avoir servi de pare-vue afin qu'on ne repère pas le détenteur de la projection ". Si le requérant conteste la réalité des faits constatés le 12 février 2021 par un surveillant, en affirmant qu'aucun élément, et notamment aucun enregistrement de vidéo protection, ne permet de vérifier le rôle qu'il a joué dans la récupération de ce colis, il ne produit, pour sa part, aucun élément permettant de contredire sérieusement les constats figurant dans le compte rendu d'incident et le rapport d'enquête selon lesquels il a porté assistance à des détenus pour faciliter l'introduction d'un colis en provenance de l'extérieur. Dans ces conditions, M. B n'établit pas que le directeur interrégional des services pénitentiaires de l'outre-mer aurait fondé sa décision sur des faits matériellement inexacts.
14. Cependant, en l'espèce, la décision attaquée trouve son fondement légal dans les dispositions du 16° de l'article R. 57-7-1 du code de procédure pénale qui peuvent être substituées à celles du 10°, dès lors que, d'une part, l'aide apportée à un détenu pour commettre le manquement décrit au 10° constitue également une faute disciplinaire du premier degré passible des mêmes sanctions, d'autre part, cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et, enfin, l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions.
15. En second lieu, aux termes de l'article R. 57-7-33 du code de procédure pénale : " Lorsque la personne détenue est majeure, peuvent être prononcées les sanctions disciplinaires suivantes : / () / 8° La mise en cellule disciplinaire ; / () ". L'article R. 57-7-43 de ce code précise que : " La mise en cellule disciplinaire prévue au 8° de l'article R. 57-7-33 () consiste dans le placement de la personne détenue dans une cellule aménagée à cet effet et qu'elle doit occuper seule. " et l'article R. 57-7-44 du même code que : " La sanction de cellule disciplinaire emporte pendant toute sa durée la suspension de la faculté d'effectuer en cantine tout achat autre que l'achat de produits d'hygiène, du nécessaire de correspondance et, pour les personnes majeures, de tabac ainsi que la suspension de l'accès aux activités, sous réserve des dispositions de l'article R. 57-7-45 ". Aux termes de l'article 57-7-47 de ce code : " Pour les personnes majeures, la durée de la mise en cellule disciplinaire ne peut excéder vingt jours pour une faute disciplinaire du premier degré, quatorze jours pour une faute disciplinaire du deuxième degré et sept jours pour une faute disciplinaire du troisième degré () ".
16. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un détenu ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
17. Il ressort des pièces du dossier que la sanction infligée à M. B est fondée sur le 16° de l'article R. 57-7-1 du code de procédure pénale aux termes duquel constitue une faute disciplinaire du premier degré le fait pour une personne détenue de prêter assistance à un détenu pour commettre un des manquements énumérés par cet article et, en l'occurrence, pour introduire ou tenter d'introduire au sein de l'établissement tous objets de nature à compromettre la sécurité des personnes ou de l'établissement, de les détenir ou d'en faire l'échange contre tout bien, produit ou service. Compte tenu de la nature et de la gravité des faits et alors qu'il ne conteste pas avoir déjà comparu devant la commission de discipline pour des faits relevant de l'article R. 57-7-1, 10° du code de procédure pénale, M. B n'établit pas que le directeur interrégional des services pénitentiaires de l'outre-mer aurait commis une erreur d'appréciation en qualifiant ces faits de faute disciplinaire du premier degré et en lui infligeant la sanction de placement en cellule disciplinaire pour une durée de sept jours. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit donc être écarté comme non fondé.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision implicite du 11 avril 2021 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de l'outre-mer a confirmé la sanction disciplinaire prise à son encontre le 24 février 2021 par la commission de discipline de la maison d'arrêt de Saint-Pierre.
Sur les frais liés au litige :
19. Partie perdante à l'instance, M. B ne peut voir accueillies ses conclusions présentées en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de la justice.
Copie en sera adressée au directeur interrégional des services pénitentiaires de l'outre-mer.
Délibéré après l'audience du 17 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Bauzerand, président,
Mme Legrand, première conseillère,
M. Ramin, premier conseiller.
Rendu public par mise au disposition au greffe le 17 mai 2023.
La rapporteure,
I. LEGRAND
Le président,
Ch. BAUZERAND Le greffier,
D.CAZANOVE
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
La greffière,
J. BELENFANT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026