vendredi 15 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2100658 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | FIDUCIAL LEGAL BY LAMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 1er juin 2021, 3 juin 2021, 9 novembre 2021 et 11 janvier 2022, Mme A B demande au tribunal d'annuler les arrêtes des 19 novembre 2020 et 19 avril 2021 par lesquels le président du conseil régional de La Réunion l'a placée en disponibilité pour convenances personnelles du 1er novembre 2020 au 30 avril 2021 et l'a maintenue dans cette position du 1er mai 2021 au 30 avril 2022.
Elle soutient que :
- les signataires des deux arrêtés attaqués ne disposent pas d'une délégation de signature du président du conseil régional ;
- sa demande d'indisponibilité intervient à la suite de l'avis de la médecine du travail la déclarant inapte au travail ;
- depuis le 2 novembre 2020, elle ne dispose plus de salaire mais elle pourrait " faire ou exercer une formation rémunérée, un autre emploi dans le domaine privé ou associatif ".
Par des mémoires en défense, enregistrés les 2 novembre 2021 et 7 décembre 2021, la région Réunion représentée par Me Midol-Monnet, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable ;
- aucun des moyens soulevés par Mme B n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 11 mai 2022, Mme B déclare se désister de sa requête.
Par un mémoire enregistré le 12 mai 2022, la région Réunion déclare acquiescer au désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi 84-53 du 26 janvier 1983 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Seroc, conseiller,
- les conclusions de Mme Legrand, rapporteure publique,
- les observations de Mme B, requérante.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, adjointe administrative principale, exerçait auprès de la région Réunion les fonctions d'assistante de direction au sein de la direction des affaires européennes, des fonds structurels et expérimentations. Par un courrier du 22 octobre 2020, elle a demandé à être placée en " indisponibilité " à compter du 28 octobre 2020. Par arrêté du 19 novembre 2020, le président du conseil régional a placé Mme B en disponibilité pour convenances personnelles du 1er novembre 2020 au 30 avril 2021 et, suite à sa demande du 17 février 2021, l'a maintenue, par arrêté du 19 avril 2021, dans cette position du 1er mai 2021 au 30 avril 2022. Par sa requête déposée le 1er juin 2021, Mme B demandait l'annulation de ces deux arrêtés.
2. Par un mémoire enregistré le 11 mai 2022, Mme B déclare se désister de sa requête. Ce désistement d'instance et d'action est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la région Réunion sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme B.
Article 2 : Les conclusions présentées par la région Réunion au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la région Réunion.
Délibéré après l'audience du 16 juin 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Aebischer, président,
- M. Felsenheld, premier conseiller,
- M. Seroc, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2022.
Le rapporteur,
S. SEROC
Le président,
M.-A. AEBISCHER
La greffière,
S. BALOUKJY
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
La greffière,
S. BALOUKJY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026