mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2100720 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | DUGOUJON & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juin 2021, M. D C, représenté par Me Dugoujon, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 mars 2021 par lequel la rectrice de l'académie de La Réunion a prolongé la suspension de ses fonctions pour une durée indéterminée et l'a placé à demi-traitement, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux présenté le 26 mars 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le signataire de l'arrêté attaqué n'a pas reçu délégation pour ce faire ;
- cet arrêté est dépourvu de toute motivation ;
- il a été rendu au terme d'une procédure irrégulière en méconnaissance de l'article 30 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, dès lors que le rectorat n'a pas saisi le conseil de discipline, le privant ainsi d'une garantie ;
- l'administration a commis une erreur dans l'appréciation des faits, dès lors que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas susceptibles de caractériser une faute grave ;
- elle a méconnu l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, dès lors que, n'ayant fait l'objet d'aucune décision disciplinaire et n'étant concerné par aucune procédure pénale, il aurait dû être rétabli dans ses droits à l'issue de sa première suspension durant quatre mois ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une rétroactivité illégale.
Par un mémoire enregistré le 5 avril 2022 et un mémoire de production enregistré le 23 mai 2022, la rectrice de l'académie de La Réunion conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'elle est dépourvue d'objet, dès lors que l'arrêté attaqué a été retiré par un arrêté rectificatif du 25 juin 2021 transmis à l'intéressé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 juin 2022 :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. A,
- les observations de Me Dugoujon, représentant M. C, qui maintient sa demande présentée au titre des frais de l'instance.
Considérant ce qui suit :
1. M. C est professeur certifié d'anglais affecté au lycée Leconte Delisle de Saint-Denis. Il a fait l'objet d'une suspension de quatre mois du 12 novembre 2020 au 11 mars 2021 à plein traitement par un arrêté du 12 novembre 2020 de la rectrice de l'académie de La Réunion. Cette suspension a été prolongée pour une durée indéterminée à demi-traitement à compter du 12 mars 2021 par un arrêté du 22 mars 2021. M. C a présenté un recours gracieux par une lettre du 25 suivant. Il demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 22 mars 2021, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur l'exception de non-lieu :
2. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai de recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.
3. Il résulte de l'instruction que, par un arrêté du 25 juin 2021 notifié par lettre recommandée réceptionnée par son destinataire le 10 juillet 2021, la rectrice de l'académie de La Réunion a retiré l'arrêté du 22 mars 2021 de prolongation de suspension attaqué et a prononcé la réintégration de M. C dans ses fonctions ainsi que le recouvrement de ses droits à rémunération à plein traitement à compter du 12 mars 2021. Dans ces conditions, compte tenu du caractère définitif de l'arrêté du 25 juin 2021, les conclusions du requérant tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 mars 2021 et de la décision de rejet de son recours gracieux ont perdu leur objet, ainsi que la rectrice le fait valoir en défense. Il n'y a pas lieu, dès lors, de statuer sur ces conclusions.
Sur les frais de l'instance :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. C aux fins d'annulation de l'arrêté du 25 mars 2021 et de la décision de rejet de son recours gracieux.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et à la rectrice de l'académie de La Réunion.
Délibéré après l'audience du 14 juin 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Séval, président,
- M. Biget, premier conseiller,
- M. Banvillet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.
Le rapporteur,
O. B
Le président,
J.P. SEVAL
La greffière,
J. BELENFANT
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/la greffière en chef
La greffière,
J. BELENFANT
JB
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026