lundi 3 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2101117 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MAILLOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 31 août 2021 et le 26 janvier 2022, Mme D A née B, représentée par Me Maillot, avocat, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 juin 2021 par lequel le président du conseil départemental de La Réunion a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident du 9 juin 2020 ;
2°) d'enjoindre au département de La Réunion de la placer en position d'accident de travail à compter de la notification du jugement et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du département de La Réunion une somme de 2 183 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est entachée de l'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- la composition irrégulière de la commission de réforme, en l'absence de médecin spécialiste, entache la décision d'un vice de procédure qui l'a privée d'une garantie ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le fait d'apprendre qu'elle n'était pas retenue pour un entretien de recrutement au poste d'éducatrice de jeunes enfants à la protection maternelle et infantile de Saint-Pierre a provoqué un choc émotionnel important.
Par des mémoires en défense enregistrés le 28 octobre 2021 et le 10 février 2022, le département de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Après en avoir préalablement informé les parties, dans les conditions prévues à l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été prononcée, à la date de son émission, par une ordonnance du 9 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code électoral ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2017-902 du 9 mai 2017 ;
- le décret n° 2021-483 du 21 avril 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ramin, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Baizet, rapporteure publique,
- et les observations de Mme E, représentant le département de La Réunion.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, auxiliaire de puériculture territoriale principale de deuxième classe, en poste au département de La Réunion depuis 2004, est affectée au service de protection maternelle et infantile (PMI) de Saint-Pierre. En mars 2020, elle a présenté sa candidature à un poste d'éducatrice de jeunes enfants déclaré vacant au sein de son service. Ayant appris, le 9 juin 2020, qu'elle ne figurait pas au nombre des candidats retenus pour un entretien, l'intéressée, en arrêt de travail au lendemain de cette date, a déposé le 1er juillet 2020 une déclaration d'accident de service. Elle a ensuite été placée en congé de longue maladie. Par un arrêté du 30 juin 2021, le président du conseil départemental de La Réunion a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de cet accident. Mme A demande au tribunal d'annuler cet arrêté et d'enjoindre au département, sous astreinte, de la placer en position d'accident de travail et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la compétence de l'auteur de l'acte :
2. Aux termes de l'article L. 3121-2 du code général des collectivités territoriales : " La composition des conseils départementaux et la durée du mandat des conseillers sont régies par les dispositions des articles L. 191 et L. 192 du code électoral. ". Aux termes de l'article L. 192 du code électoral : " Les conseillers départementaux sont élus pour six ans ; ils sont rééligibles. / Les conseils départementaux se renouvellent intégralement. / Les élections ont lieu au mois de mars. ". Dans le contexte sanitaire lié à l'épidémie de covid-19, le décret du 21 avril 2021 portant convocation des collèges électoraux pour procéder à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers régionaux, des conseillers à l'Assemblée de Corse, des conseillers à l'assemblée de Guyane et des conseillers à l'assemblée de Martinique a, par exception, fixé le premier tour du scrutin à l'élection des conseillers départementaux au dimanche 20 juin 2021 et le second tour au dimanche 27 juin 2021.
3. Aux termes de l'article L. 3121-9 du code général des collectivités territoriales : " Pour les années où a lieu le renouvellement général des conseils départementaux, la première réunion se tient de plein droit le second jeudi qui suit le premier tour de scrutin. ".
4. Aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 3221-3 du même code : " Le président du conseil départemental est le chef des services du département. Il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, donner délégation de signature en toute matière aux responsables desdits services. ".
5. Le président du conseil départemental de La Réunion a, par un arrêté du 24 février 2020 publié au recueil des actes administratifs du département, donné délégation à M. C, directeur général des services, à l'effet de signer notamment tous actes concernant le personnel du département. En application des dispositions précitées de l'article L. 3121-2 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 192 du code électoral, le mandat du président du conseil départemental a pris fin à l'occasion du renouvellement général du conseil départemental de La Réunion. En vertu des dispositions du décret du 21 avril 2021, les nouveaux conseillers départementaux ont été élus à l'issue des premier et second tours de scrutin qui se sont déroulés les dimanches 20 et 27 juin 2021. La réunion au cours de laquelle il a été procédé à l'élection du président du nouveau conseil départemental s'est tenue le 1er juillet 2021. Dans l'intervalle, l'ancien président du conseil départemental, au demeurant réélu à ce poste, pouvait, régulièrement, expédier les affaires courantes du service du département, en particulier celles relatives à la gestion du personnel. La délégation de M. C, signataire de l'arrêté du 30 juin 2021 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de Mme A, n'avait pas été retirée à cette date. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
En ce qui concerne la composition de la commission de réforme :
6. Mme A, fonctionnaire territoriale, ne peut utilement invoquer les dispositions du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, lequel est applicable aux agents de la fonction publique d'Etat.
7. A supposer que la requérante ait entendu invoquer le décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, l'article 3 de ce décret dispose que : " Dans chaque département, un comité médical départemental est constitué auprès du préfet. / () Chaque comité comprend deux praticiens de médecine générale et, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste de l'affection dont est atteint le fonctionnaire qui demande à bénéficier du congé de longue maladie ou de longue durée prévu au 3° ou au 4° de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 susvisée. / () ". Aux termes de l'article 37-6 du même décret : " La commission de réforme est consultée par l'autorité territoriale / 1° Lorsqu'une faute personnelle ou toute autre circonstance particulière est potentiellement de nature à détacher l'accident du service ; / () ".
8. Par ailleurs, aux termes de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " La commission de réforme doit être saisie de tous témoignages, rapports et constatations propres à éclairer son avis. Elle peut faire procéder à toutes mesures d'instructions, enquêtes et expertises qu'elle estime nécessaires. Dix jours au moins avant la réunion de la commission, le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de son dossier, dont la partie médicale peut lui être communiquée, sur sa demande, ou par l'intermédiaire d'un médecin ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. La commission entend le fonctionnaire, qui peut se faire assister d'un médecin de son choix. Il peut aussi se faire assister par un conseiller. ". En vertu des dispositions de l'article 3 du même arrêté, la commission de réforme comprend " 1. Deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, s'il y a lieu, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste qui participe aux débats mais ne prend pas part aux votes ; () ".
9. Il résulte des dispositions précitées que, dans le cas où il est manifeste, eu égard aux éléments dont dispose la commission de réforme, que la présence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée est nécessaire pour éclairer l'examen du cas du fonctionnaire, l'absence d'un tel spécialiste est susceptible de priver l'intéressé d'une garantie et d'entacher ainsi la procédure devant la commission d'une irrégularité justifiant l'annulation de la décision attaquée.
10. En l'espèce, la commission de réforme s'est réunie le 4 mars 2021 pour statuer sur l'imputabilité au service de l'accident du 9 juin 2020, au vu de la déclaration déposée par Mme A le 1er juillet 2020 et de l'arrêt de travail qui lui a été délivré le 10 juin 2021, pour " stress post-traumatique " et syndrome " anxio-dépressif ", à la suite duquel elle a fait l'objet d'un suivi psychothérapeutique, au motif du choc émotionnel subi en apprenant qu'elle ne figurait pas au nombre des candidats sélectionnés pour passer un entretien de recrutement au poste d'éducateur de jeunes enfants déclaré vacant au sein du service de protection maternelle infantile de Saint-Pierre. Toutefois, c'est sans remettre en cause l'état psychologique de l'intéressée que la commission de réforme a émis, le 4 mars 2021, un avis défavorable. Mme A, qui au demeurant ne soutient, ni même n'allègue qu'elle n'aurait pas été régulièrement convoquée, n'apporte aucune précision suffisante sur les éléments dont la commission n'aurait pas tenu compte dans l'examen de son dossier. En outre, la requérante, titulaire d'un grade de catégorie B, ne pouvait ignorer, au vu des mentions de l'appel à candidatures internes du 3 mars 2020, que le poste convoité n'était ouvert qu'au cadre d'emplois des éducateurs territoriaux de jeunes enfants, relevant de la catégorie A. Dans ces conditions, la présence d'un médecin de la spécialité psychiatrique n'était manifestement pas nécessaire pour éclairer l'examen du cas de cette fonctionnaire par la commission de réforme. Mme A n'est donc pas fondée à soutenir qu'en l'absence d'un tel spécialiste, la procédure devant cette commission serait entachée d'une irrégularité susceptible de l'avoir privée d'une garantie.
En ce qui concerne l'imputabilité au service de l'accident :
11. Aux termes du II de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service. ".
12. Constitue un accident de service, pour l'application des dispositions précitées, un évènement survenu à une date certaine, par le fait ou à l'occasion du service, dont il est résulté une lésion, quelle que soit la date d'apparition de celle-ci. Sauf à ce qu'il soit établi qu'il aurait donné lieu à un comportement ou à des propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, lequel peut conduire le supérieur hiérarchique à adresser aux agents des recommandations, remarques, reproches ou à prendre à leur encontre des mesures disciplinaires, un entretien entre un agent et son supérieur hiérarchique, ne saurait être regardé comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur l'agent.
13. Aux termes de l'article 1 du décret du 9 mai 2017 portant statut particulier du cadre d'emplois des éducateurs territoriaux de jeunes enfants : " Les éducateurs territoriaux de jeunes enfants constituent un cadre d'emplois social de catégorie A au sens de l'article 13 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée. / Ce cadre d'emplois comprend les grades d'éducateur de jeunes enfants et d'éducateur de jeunes enfants de classe exceptionnelle. ". Aux termes de l'article 3 de ce décret : " Le recrutement en qualité d'éducateur de jeunes enfants intervient après inscription sur la liste d'aptitude établie en application des dispositions de l'article 36 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. ". Selon l'article 4 : " Sont inscrits sur la liste d'aptitude prévue à l'article 3 les candidats déclarés admis à un concours sur titres avec épreuves ouvert aux candidats titulaires du diplôme d'Etat d'éducateur de jeunes enfants ou d'un titre ou diplôme reconnu équivalent (). / L'autorité organisatrice () arrête () la liste d'aptitude. ".
14. Recrutée par le département de La Réunion en 2004 et titulaire du grade d'auxiliaire de puériculture territoriale principale de deuxième classe, relevant de la catégorie B, Mme A a appris le 25 septembre 2019 qu'à la suite du décès d'une collègue, un poste d'éducatrice de jeunes enfants, relevant du cadre d'emplois de catégorie A, était déclaré vacant au service PMI de Saint-Pierre, au sein duquel elle était affectée. Alors que par validation de ses acquis, elle avait obtenu le diplôme d'Etat d'éducatrice de jeunes enfants en 2012, Mme A a passé l'épreuve écrite du concours sur titre d'éducateur territorial de jeunes enfants, le 11 février 2020. L'intéressée ne disposait des résultats de l'écrit de ce concours, ni à la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 18 mars 2020, ni même à celle du 9 juin 2020, à laquelle elle a appris que sa candidature n'avait pas été retenue en vue des entretiens de sélection du 12 juin 2020. Elle n'était pas inscrite sur une liste d'aptitude du grade requis. S'il ressort des pièces du dossier et notamment du certificat médical établi le 29 avril 2021 par son psychiatre, que Mme A a fait l'objet d'un suivi psychothérapeutique à compter du mois de juin 2020, pour " syndrome post-traumatique sévère à type de choc émotionnel sévère au travail selon ses dires ", dont elle affirme qu'il a été provoqué par l'annonce de cette nouvelle, la requérante ne pouvait ignorer qu'elle ne remplissait pas les conditions statutaires requises pour le poste convoité. Malgré la grande incompréhension, l'absence de reconnaissance et le profond sentiment d'injustice exprimés par Mme A, celle-ci ne soutient, ni même n'allègue que l'entretien avec le service des ressources humaines, au cours duquel elle a appris qu'elle n'était pas présélectionnée, aurait excédé le cadre normal des relations professionnelles, ni qu'il se serait déroulé dans des conditions telles qu'il serait directement à l'origine des conséquences psychologiques de sa déception. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que, par l'arrêté contesté, le département de La Réunion a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident déclaré par Mme A.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme A ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction, doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du département de La Réunion, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, née B et au département de La Réunion.
Délibéré après l'audience du 14 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Khater, présidente,
M. Banvillet, premier conseiller,
M. Ramin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2023.
Le rapporteur,
V. RAMIN
La présidente,
A. KHATER
La greffière,
J. BELENFANT
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/la greffière en chef
La greffière,
J. BELENFANT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026