vendredi 4 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2101218 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MAILLOT |
Vu les procédures suivantes :
I.- Par une requête et un mémoire de production, enregistrées les 6 août 2021 et 5 novembre 2021 sous le n° 2101032, M. A B, représenté par Me Maillot, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de La Réunion rejetant implicitement sa demande de rapprochement de domicile ;
2°) d'enjoindre au SDIS de La Réunion, sous astreinte, de lui accorder un rapprochement de domicile ;
3°) de mettre à la charge du SDIS de La Réunion une somme de 2 183 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que le comité médical n'a pas été consulté ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2021, le SDIS de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est devenue sans objet, dans la mesure où il a été procédé, par arrêté du 27 octobre 2021, à la mutation de M. B à compter du 1er novembre 2021.
II.- Par une requête et un mémoire de production, enregistrées les 20 septembre 2021 et 5 novembre 2021 sous le n° 2101218, M. A B, représenté par Me Maillot, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du SDIS de La Réunion rejetant implicitement sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle ;
2°) de mettre à la charge du SDIS de La Réunion une somme de 2 183 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la commission de réforme n'a pas été consultée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2022, le SDIS de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est devenue sans objet, dans la mesure où le requérant a obtenu un congé de longue maladie.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi 84-53 du 26 janvier 1983 ;
- le décret n° 87-607 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Seroc, conseiller,
- les conclusions de Mme Legrand, rapporteure publique ;
- les observations de Me Maillot, avocat de M. B, requérant.
Une note en délibéré présentée pour M. B a été enregistrée le 15 septembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, caporal-chef de sapeurs-pompiers au service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de La Réunion, a sollicité par courrier du 6 avril 2021 une mesure de rapprochement de domicile. Le 17 mai 2021, il a présenté une demande de reconnaissance de maladie professionnelle. Le silence gardé pendant deux mois par l'administration sur ces deux demandes a fait naître des décisions implicites de rejet. Par les requêtes n° 2101032 et n° 2101218, qu'il y a lieu de joindre, M. B demande l'annulation de ces décisions.
Sur le rapprochement de domicile :
2. Il résulte de l'instruction que, par un arrêté 27 octobre 2021, le président du conseil d'administration du SDIS de La Réunion a muté le requérant, initialement affecté à Saint-Paul, au groupement territorial sud-ouest à compter du 1er novembre 2021. Il est constant que cette nouvelle affectation a eu pour effet de rapprocher le domicile de M. B, situé à Saint-Louis, du lieu d'exercice de ses fonctions, ainsi qu'il l'avait demandé. Il s'ensuit que les conclusions présentées le 6 août 2021 aux fins d'annulation de la décision implicite de refus de rapprochement, laquelle ne peut plus donner lieu à aucune mesure d'exécution de la part de l'administration, alors même qu'il serait avéré que le nouveau poste ne serait pas sédentaire et impliquerait des déplacements, sont devenues sans objet. Il en va de même des conclusions aux fins d'injonction.
Sur la reconnaissance de maladie professionnelle :
3. Aux termes de l'article 37-6 du décret n° 87-607 du 30 juillet 1987, dans sa rédaction applicable au litige : " La commission de réforme est consultée par l'autorité territoriale : () / 3° Lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée dans les cas où les conditions prévues au premier alinéa du même IV ne sont pas remplies. "
4. M. B soutient que la décision lui refusant implicitement la reconnaissance de maladie professionnelle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de consultation de la commission de réforme sur sa demande du 17 mai 2021. Si le SDIS fait valoir que des décisions d'octroi et de renouvellement de congé de longue maladie ont été prises en faveur de l'intéressé le 31 décembre 2021, pour la période du 17 mai au 16 novembre 2021 puis à compter du 17 novembre 2021, conformément à l'avis du comité médical, il est constant que l'administration ne s'est pas prononcée, postérieurement à l'introduction de la requête, sur la demande de reconnaissance de maladie professionnelle qui lui avait été adressée par l'intéressé le 17 mai 2021, de sorte que la requête n° 2101218, dont M. B ne s'est pas désisté, ne peut être regardée comme privée d'objet. Dans ces conditions, il y a lieu de constater le défaut de consultation de la commission de réforme préalablement à l'intervention de la décision implicite litigieuse, en méconnaissance de l'exigence procédurale définie par les dispositions précitées. Dès lors, cette décision est entachée d'un vice de procédure qui a été de nature à priver l'agent d'une garantie.
5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen invoqué, que M. B est fondé à demander l'annulation la décision du SDIS rejetant implicitement sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle.
Sur les frais liés aux litiges :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du SDIS une somme de 1 500 euros à verser à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête n° 2101032.
Article 2 : La décision du SDIS de La Réunion rejetant implicitement la demande de reconnaissance de maladie professionnelle de M. B est annulée.
Article 3 : Le SDIS de La Réunion versera à M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de La Réunion.
Copie en sera adressée au préfet de La Réunion.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Aebischer, président,
- M. Ramin, premier conseiller,
- M. Seroc, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2022.
Le rapporteur,
S. SEROC
Le président,
M.-A. AEBISCHER
Le greffier,
D. CAZANOVE
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/ la greffière en chef,
Le greffier,
D. CAZANOVE
N° 2101032, 2101218
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026