lundi 6 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2101648 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | LOMARI LAURA-EVA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces et deux mémoires, enregistrés les 21 et 29 décembre 2021, 11 novembre 2022 et 19 octobre 2023, Mme A B demande au tribunal d'annuler la délibération n° 109 du conseil municipal de la commune de Saint-Louis du 27 octobre 2021 par laquelle ce dernier a autorisé le maire de la commune à signer les actes permettant la préemption des parcelles cadastrées ET 1187, 1189, 1186 et 1514 situées au n°240 de la route de Cilaos
Elle soutient que :
- la délibération n'est pas suffisamment motivée ;
- une visite de son terrain a été réalisée sans son accord préalable ;
- le courrier du 25 octobre 2021 constitue un abus de pouvoir ;
- la préemption entraînera une perte financière pour elle ;
- le conseil municipal n'était pas compétent pour adopter cette délibération ;
- la délibération ne constitue pas un acte préparatoire mais bien une décision de préempter ;
- le maire de la commune de Saint-Louis n'était pas compétent pour adopter son courrier du 25 octobre 2021.
Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés les 29 mars 2022, 18 et 26 janvier 2023, la commune de Saint-Louis, représentée par Me Lomari, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de Mme B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction est intervenue le 8 décembre 2022.
Un mémoire a été enregistré le 3 janvier 2023 pour Mme B et n'a pas été communiqué.
Par un mémoire enregistré le 25 novembre 2024, Mme B déclare se désister de sa requête, de l'instance et de toutes actions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bauzerand, président-rapporteur,
- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public,
- les observations de Me Lomari, représentant la commune de Saint-Louis,
Mme B n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Par un compromis de vente du 9 juillet 2021, Mme A B s'est engagée, en sa qualité de nue-propriétaire, à céder les parcelles cadastrées ET 1187 et 1189 et, en sa qualité de propriétaire, les parcelles cadastrées ET 1186 et 1514 situées au n°240 de la route de Cilaos sur le territoire de la commune de Saint-Louis. Le 31 août 2021, Mme B faisait parvenir à la commune de Saint-Louis, par le biais de son notaire, une déclaration d'intention d'aliéner ce bien. Par délibération n° 109 en date du 27 octobre 2021, le conseil municipal de la commune de Saint-Louis a autorisé le maire de la commune à signer les actes afférents à cette affaire. Par sa présente requête, Mme B demande au tribunal l'annulation de la délibération du 27 octobre 2021.
Sur le désistement de Mme B :
2. Par un mémoire enregistré le 25 novembre 2021, Mme B a déclaré se désister de sa requête, de l'instance et de toutes actions. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés à l'instance :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme A B le versement d'une somme de 1 500 euros à la commune de Saint-Louis au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.
Article 2 : Mme A B versera à la commune de Saint-Louis une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Saint-Louis.
Délibéré après l'audience du 6 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Bauzerand, président-rapporteur,
- M. Duvanel, premier conseiller,
- M. Le Merlus, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2025.
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau
F. DUVANEL
Le président-rapporteur,
Ch. BAUZERAND
Le greffier,
D. CAZANOVE
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
Le greffier,
D. CAZANOVE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026