mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2200128 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | LOMARI LAURA-EVA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 février 2022 et le 23 octobre 2023, Mme I H, Mme G B et Mme E A épouse F, représentées par Me Lomari, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 octobre 2021 par lequel la maire de la commune de Saint-Denis a délivré à M. D C un permis de construire sur la parcelle cadastrée HM 16 située au n°1 de la rue du Lycée sur le territoire communal ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Denis une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- le dossier de permis de construire est incomplet au regard des articles R. 431-8 à R. 431-10 du code de l'urbanisme, dès lors que les plans PCMI 3 et PCMI 5 comportent des contradictions sur la hauteur des immeubles existant, sur les cotes altimétriques et sur la hauteur du terrain naturel, et que le plan de masse ne permet pas d'identifier l'emplacement des réseaux d'eaux pluviales, d'eaux usées et d'électricité ;
- l'arrêté litigieux méconnaît l'article X " Assainissement " des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article XI " Ordures ménagères " des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article XVI " Aspect extérieur " des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article XVII " Stationnement " des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article Ui 4 " Conditions de desserte des terrains par les réseaux publics d'eau, d'électricité et d'assainissement " du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article Ui 6 " Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques " du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2022, la commune de Saint-Denis, représentée par Me Armoudom, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérantes le versement d'une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les requérantes ne justifient pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 mai 2022 et 26 mars 2024, M. D C, représenté par Me Philippo, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérantes le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive ;
- elle est irrecevable, dès lors qu'elle n'a pas été notifiée conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- les requérantes ne justifient pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Un mémoire a été enregistré le 20 octobre 2023 pour M. C et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Beddeleem, conseillère,
- les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 15 octobre 2021, la maire de la commune de Saint-Denis a délivré à M. D C un permis l'autorisant à construire un immeuble à usage d'habitation attenant à une maison existante, sur la parcelle cadastrée HM 16 située au n°1 de la rue du Lycée sur le territoire communal. Par un courrier du 15 décembre 2021, Mme H, Mme F, Mme B ainsi que d'autres copropriétaires de la résidence Panoramique ont formé à l'encontre de ce permis un recours gracieux. Par la présente requête, Mme H, Mme F et Mme B demandent au tribunal l'annulation du permis de construire délivré le 15 octobre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ". Aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / (). ". Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".
3. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. Il ressort des pièces du dossier que le projet consiste en l'édification d'une construction à usage d'habitation attenante à la maison 1. Si les requérantes soutiennent qu'il existe une contradiction entre les pièces PCMI 3 et PCMI 5 quant à la hauteur de la maison 2, cette contradiction, à la supposer établie, n'a pas faussé l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable, le projet ne portant que sur la maison 1. En outre, si le plan PCMI 3 indique, au niveau de l'accès du terrain, une cote altimétrique de 153,50 NGR, tandis que le plan PCMI 5 indique une cote altimétrique de 154 NGR, cette différence, peu significative, n'a pas non plus été de nature à fausser l'appréciation portée par le service instructeur sur le projet. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il existerait une incohérence quant à la hauteur du terrain naturel. Enfin, contrairement à ce que soutiennent les requérantes, le plan de masse identifie avec suffisamment de précision les réseaux d'eaux pluviales, d'eaux usées et d'électricité et permet d'apprécier les modalités de raccordement du projet aux réseaux publics. Par suite, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de permis doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article X " Assainissement " des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Denis : " Assainissement des eaux pluviales : / Tout aménagement réalisé sur un terrain doit être conçu de façon à ne pas faire obstacle au libre écoulement des eaux pluviales, à permettre une percolation naturelle par une imperméabilisation limitée, et doit être raccordé au réseau séparatif correspondant aux eaux pluviales, dès lors qu'un réseau séparatif existe. () / Assainissement des eaux usées : / Le branchement par canalisations souterraines, sur le réseau collectif d'assainissement lorsqu'il existe, est obligatoire pour toute construction ou installation engendrant des eaux usées domestiques. () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que le projet a reçu un avis favorable de la communauté intercommunale du nord de La Réunion (CINOR), en date du 28 septembre 2021, indiquant que la construction devra se raccorder sur le réseau d'eaux usées existant. En outre, ainsi qu'indiqué au point 4, le plan de masse fait apparaître le raccordement du projet aux réseaux d'eaux pluviales et d'eaux usées. Par suite, les requérantes ne sont pas fondées à soutenir que le raccordement aux réseaux d'eaux pluviales et d'eaux usées du projet n'est pas démontré.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article XI " Ordures ménagères " des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme : " Les constructions neuves à usage d'habitation collective ou d'activités, et les opérations groupées, auront l'obligation d'avoir un local d'une superficie suffisante pour recevoir les divers conteneurs liés à la collecte sélective des ordures ménagères. () ".
8. S'il ressort de l'arrêté litigieux et du formulaire Cerfa que le projet consiste en l'extension d'une maison existante au rez-de-chaussée et en la création d'un seul logement nouveau en R+2, les plans produits au dossier de permis semblent indiquer la création de deux logements distincts de la maison existante. A supposer, comme le soutiennent les requérantes, que le projet litigieux comporte effectivement la création de deux logements, il ressort des pièces du dossier que ce projet ne crée que 153,60 m2 de surface plancher et qu'il ne comporte pas d'accès commun aux logements ni de parties communes. Dans ces conditions, au regard de ses caractéristiques, la construction litigieuse ne constitue pas une construction à usage d'habitation collective au sens des dispositions précitées. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté comme inopérant.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article XVI " Aspect extérieur " des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme : " Afin de constituer un ensemble harmonieux ne portant pas atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, au site et au paysage, toute construction doit prendre en compte son insertion dans l'espace qui l'environne. / Cet espace est conditionné par le climat, la topographie, la végétation existante, les constructions voisines, la forme de la parcelle. Ces cinq conditions, entre autres, influent sur l'implantation de la construction, son orientation, le choix des matériaux et des couleurs. () ". Aux termes de l'article Ui 11 du règlement du plan local d'urbanisme : " () / Les architectures d'expression contemporaine sont recommandées. Tout pastiche d'architecture ancienne ou régionale est proscrit. / () ".
10. D'une part, les requérantes soutiennent que les couleurs vives utilisées pour le projet ainsi que l'architecture moderne sous forme de " tour " avec ossature métallique ne s'insèrent pas dans l'environnement existant. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le permis modificatif délivré le 4 septembre 2023 a changé le matériau principal de construction, en remplaçant l'ossature métallique initialement prévue par du béton. En outre, il ressort des dispositions précitées qu'en zone Ui, zone où est situé le projet, les architectures d'expression contemporaine sont recommandées. Par ailleurs, le pétitionnaire fait valoir sans être contredit que plusieurs bâtiments situés dans l'environnement proche du projet comportent une façade rouge identique à celle prévue par le projet. D'autre part, si les requérantes soutiennent que la construction est sensiblement plus haute que l'ensemble des constructions environnantes, l'obligation pour une construction nouvelle de prendre en compte son environnement et de s'y intégrer ne fait pas obstacle à ce qu'elle présente, dans le respect des prescriptions du règlement relatives à la hauteur, une différence d'échelle avec les constructions pavillonnaires avoisinantes. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier que la construction litigieuse ne prendrait pas en compte son insertion dans l'espace qui l'environne. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article XVI du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article XVII " Stationnement " des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme : " Stationnement véhicules non motorisés : / Pour les logements : / Lorsque les bâtiments neufs à usage principal d'habitation groupant au moins deux logements comprennent un parc de stationnement d'accès réservé, ces bâtiments doivent être équipés d'au moins un espace réservé au stationnement sécurisé des vélos. () ".
12. En l'espèce, le projet litigieux ne prévoit la création que d'une place de stationnement et ne comprend pas un parc de stationnement d'accès réservé au sens des dispositions précitées. Par suite, il n'est pas soumis à l'obligation de prévoir un espace réservé au stationnement sécurisé des vélos. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article XVII du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté comme inopérant.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article Ui 4 " Conditions de desserte des terrains par les réseaux publics d'eau, d'électricité et d'assainissement " du règlement du plan local d'urbanisme : " Alimentation en eau potable : / Le branchement sur le réseau public de distribution d'eau potable est obligatoire pour toute construction ou utilisation du sol qui requiert une alimentation en eau potable. () / Autres réseaux : / Le branchement sur le réseau public d'électricité est obligatoire pour toute construction qui requiert ce service. Les raccordements aux lignes de distribution d'énergie électrique seront installés en souterrain. / Les réseaux publics ou privés, d'électricité seront enterrés. ".
14. Il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse et de l'avis favorable du Syndicat intercommunal d'électricité du département de la Réunion (SIDELEC) en date du 23 septembre 2021, que le projet est rattaché au réseau d'électricité existant. En outre, il ne ressort pas des pièces de ce dossier que le projet, construit en extension d'une habitation existante, ne serait pas rattaché au réseau d'eau potable existant. Par suite, les requérantes ne sont pas fondées à soutenir que le raccordement aux réseaux d'eau potable et d'électricité n'est pas établi.
15. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article Ui 6 " Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques " du règlement du plan local d'urbanisme : " () / En secteur Ui : Voies d'une emprise de 12 m ou plus : les constructions seront implantées soit à l'alignement, soit à 4 m minimum de l'alignement / Voies d'une emprise de moins de 12 m : les constructions seront implantées à 4 m minimum de l'alignement () ". Aux termes de l'article XII " Alignement " des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme : " () / Les saillies et tout artifice architectural sur les voies ou emprises publiques par rapport au nu des façades seront autorisées à partir du 1er étage si elles ne dépassent pas 1,40 m mesuré horizontalement, et à condition qu'elles ne débordent pas sur le gabarit de la voie de circulation véhicule / () ". Aux termes de l'article XIV " Marge de recul " de ces mêmes dispositions : " () / Sauf disposition spéciale contraire, les règles de recul des articles 6 et 7 s'appliquent en chaque point des niveaux rez-de-chaussée (RDC) et R+1 de la construction, à l'exclusion des balcons, saillies et débords de toiture. / () ".
16. Il résulte des dispositions précitées que la marge de recul de 4 mètres par rapport à l'alignement se mesure à l'exclusion des balcons, saillies et débords de toiture. Il ressort des plans figurant au dossier de permis de construire, notamment du plan de toiture et du plan de coupe, que la façade de la construction litigieuse, à l'exclusion des balcons, saillies et débords de toiture, est bien située à plus de 4 mètres de la rue du Lycée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article Ui 6 doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir, que les conclusions à fin d'annulation du permis de construire délivré le 15 octobre 2021 à M. C doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par les requérantes au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens soit mise à la charge de la commune de Saint-Denis, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge des requérantes la somme globale de 750 euros à verser à M. C, et la somme globale de 750 euros à verser à la commune de Saint-Denis au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme H J est rejetée.
Article 2 : Mme H, Mme B et Mme A épouse F verseront solidairement à M. C la somme de 750 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Mme H, Mme B et Mme A épouse F verseront solidairement à la commune de Saint-Denis la somme de 750 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme I H, première dénommée de la requête, à M. D C et à la commune de Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 3 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Bauzerand, président,
- M. Felsenheld, premier conseiller,
- Mme Beddeleem, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.
La rapporteure,
J. BEDDELEEM
Le président,
Ch. BAUZERAND
Le greffier,
D. CAZANOVE
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026