LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2200174

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2200174

mercredi 10 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2200174
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantPARAVEMAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 14 février et 30 août 2022, Mme B A demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions des 15 janvier et 11 février 2022 par lesquelles le directeur général du centre hospitalier universitaire de La Réunion (CHU) lui a refusé le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er octobre 2017 ;

2°) de condamner le CHU à lui verser la somme de 7 029 euros au titre de la NBI due à compter du 1er octobre 2017, outre une indemnité de 3 000 euros en réparation du préjudice subi ;

3°) de mettre à la charge du CHU une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le droit à la NBI doit lui être reconnu sur le fondement de l'article 4 du décret n° 94-140 du 14 février 1994 ou de l'article 1er du décret n° 2001-979 du 25 octobre 2001.

Par des mémoires en défense enregistrés les 8 juillet et 6 septembre 2022, le CHU de La Réunion, représenté par Me Paraveman, avocate, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 ;

- le décret n° 94-140 du 14 février 1994 ;

- le décret n° 2001-979 du 25 octobre 2001 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Tomi, première conseillère,

- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public,

- et les observations de Me Paraveman, avocate du CHU de La réunion.

1. Mme A, attachée principale au CHU de La Réunion a, par courrier du 14 novembre 2021 sollicité le bénéfice d'une nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 25 points en invoquant les dispositions de l'article 4 du décret n° 94-140 du 14 février 1994 ou celles de l'article 1er décret n° 2001-979 du 25 octobre 2001 et en se prévalant des fonctions d'encadrement qui lui sont dévolues. Par la présente requête, elle demande au tribunal d'annuler les décisions du directeur général du CHU lui refusant, implicitement puis expressément, le bénéfice de l'avantage sollicité et de condamner l'établissement à lui verser le montant des sommes auxquelles elle estime avoir droit au titre de la NBI depuis le 1er octobre 2017, outre une indemnité pour le préjudice moral subi.

2. Aux termes de l'article 4 du décret n° 94-140 du 14 février 1994 : " Une nouvelle bonification indiciaire, () est attribuée mensuellement, à raison de leurs fonctions, aux fonctionnaires hospitaliers ci-dessous : / () 4° Agents de catégorie B ou C responsables, dans les directions chargées des ressources humaines, de la gestion administrative des personnels de la fonction publique hospitalière () ". Cette NBI est fixée à 25 points " pour les adjoints des cadres hospitaliers encadrant au moins cinq personnes ". Par ailleurs, l'article 1er du décret n° 2001-979 dispose : " Une nouvelle bonification indiciaire () est attribuée mensuellement, à raison de leurs fonctions, aux fonctionnaires hospitaliers ci-dessous : / 1. Adjoints des cadres hospitaliers encadrant au moins cinq personnes : 25 points majorés () ".

3. Il résulte de l'instruction, notamment de la fiche de poste afférente à l'emploi occupé par la requérante et des plannings collectifs versés au dossier, que si Mme A a effectivement été amenée à exercer des fonctions d'encadrement à compter du 1er octobre 2017, en sa qualité de responsable du service des relations entre les usagers et le CHU, elle n'était pas affectée dans un service chargé des ressources humaines et le nombre des agents habituellement encadrés était inférieur à cinq. Par suite, à supposer que la situation statutaire de l'intéressée, fonctionnaire de catégorie A et non de catégorie B, ne soit pas par elle-même incompatible avec l'attribution de la NBI au titre de l'un ou l'autre des textes susmentionnés, c'est à bon droit que le CHU a refusé d'attribuer une NBI de 25 points à Mme A.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au centre hospitalier universitaire de La Réunion.

Délibéré après l'audience publique du 16 novembre 2023 à laquelle siégeaient :

M. Aebischer, président,

M. Monlau, premier conseiller,

Mme Tomi, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 janvier 2024.

La rapporteure,

N. TOMI

Le président,

M.-A. AEBISCHER La greffière,

S. BALOUKJY

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions