mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2200594 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | KELES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 10 mai et 23 septembre 2022 et le 12 juillet 2023, la société SARL Voyages Villages Vacances, représentée en dernier lieu par Me Laurent, mandataire judiciaire, représentée par Me Keles, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 octobre 2021 par laquelle la direction régionale des finances publiques de La Réunion a émis à son encontre un titre de perception d'un montant de 50 868 euros correspondant aux aides indument perçues au titre du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19, la décision du 10 mars 2022 ramenant le montant du titre de perception à 27 113 euros et les mesures de recouvrement subséquentes ;
2°) de lui accorder le sursis de paiement et d'exécution jusqu'à prise de position définitive sur cette affaire.
Elle soutient que :
- la décision du 10 mars 2022 ramenant le montant du titre de perception à 27 113 euros est entachée d'un défaut de motivation ;
- l'administration a méconnu la prise de position formelle qu'elle avait prise le 18 juin 2021, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales, rappelées par les paragraphes n° 10, 40 et 140 de la doctrine administrative publiée le 4 mars 2020 au bulletin officiel des impôts sous la référence BOI-SJ-RES-10-20-10 ;
- les décisions contestées sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que les changements de position de l'administration l'ont mis dans une situation d'insécurité juridique et économique ;
- en comparant systématiquement, pour déterminer la perte de chiffres d'affaires qu'elle a subie, le chiffre d'affaires au cours du mois de référence avec le chiffre d'affaires durant la même période de l'année précédente au lieu du chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019, l'administration a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation ;
- elle est fondée à bénéficier du sursis de paiement prévu par les dispositions de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2022, le directeur régional des finances publiques de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 19 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 février 2024 à 12 heures.
Un mémoire en production de pièces, enregistré le 10 septembre 2024, a été produit par le directeur régional des finances publiques de La Réunion et a été communiqué en application des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Un mémoire, enregistré le 6 septembre 2024, a été produit par la SARL Voyages Villages Vacances et a été communiqué en application des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- l'ordonnance n°2020-317 du 25 mars 2020 ;
- le décret n°2020-371 du 30 mars 2020 modifié ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Merlus,
- les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public,
- les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. La société Voyages villages vacances, qui exerce une activité d'agence de voyages a obtenu, dans le cadre du dispositif prévu par l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 portant création d'un fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation, une aide d'un montant de 50 868 euros sur la base d'éléments déclaratifs qu'elle avait transmis à l'administration. Par une décision du 21 octobre 2021, le directeur régional des finances publiques de La Réunion a émis un titre de perception à son encontre correspondant au montant de l'aide qu'elle a perçue. Par un courrier du 23 février 2021, la société Voyages villages vacances a contesté ce titre de perception. Par une décision du 10 mars 2022, l'administration a partiellement fait droit à cette contestation en ramenant le montant du titre exécutoire à la somme de 27 113 euros. Le 27 avril 2022, la société Voyages villages vacances a été informée que l'administration avait émis à son encontre un avis à tiers détenteur pour un montant de 55 955 euros. Elle demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen dirigé contre la décision du 10 mars 2022 :
2. La décision du 10 mars 2022 par laquelle le directeur régional des finances publiques de La Réunion a rejeté la réclamation préalable obligatoire formée le 23 février 2021 par la société Voyages villages vacances à l'encontre du titre de perception émis à son encontre, pour le recouvrement du trop-versé de l'aide prévue par l'ordonnance du 25 mars 2020 portant création d'un fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation, a pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de la demande de l'intéressée qui relève du plein contentieux. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision du 10 mars 2022 ne peut qu'être écarté comme étant inopérant dès lors que ses vices propres sont sans incidence sur la solution du litige.
En ce qui concerne les autres moyens de la requête :
3. En premier lieu, la société Voyages villages vacances ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales, qui renvoient au premier alinéa de l'article L. 80 A du même livre, dès lors que la créance litigieuse constitue une créance non fiscale de l'administration. Par suite, le moyen tiré de ce qu'une prise de position formelle aurait été prise par l'administration le 16 juin 2021 ne peut, en tout état de cause, qu'être écarté comme inopérant.
4. En deuxième lieu, la circonstance qu'un agent de la direction générale des finances publiques ait indiqué le 18 juin 2021 à la société Voyages villages vacances, à l'occasion d'un échange par courriels, que le chiffre d'affaires mensuel de ladite société correspondait aux justificatifs produits et que " la procédure de titre de perception s'annule ", alors que dans un précédent courrier en date du 16 juin 2021, il lui avait été indiqué que les conditions relatives aux chiffres d'affaires faisaient défaut et qu'un titre de perception serait émis à son encontre, n'est pas à elle seule de nature à constituer une méconnaissance du principe de sécurité juridique. En outre, la circonstance que cette procédure aurait créé une insécurité économique déstabilisant le cours normal de son activité est sans incidence sur la légalité des décisions contestées.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 1er de l'ordonnance du 25 mars 2020 susvisée : " Il est institué, jusqu'au 31 décembre 2021, un fonds de solidarité ayant pour objet le versement d'aides financières aux personnes physiques et morales de droit privé exerçant une activité économique particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation du covid-19 et des mesures prises pour en limiter la propagation ()". L'article 3 de la même ordonnance dispose : " Un décret fixe le champ d'application du dispositif, les conditions d'éligibilité et d'attribution des aides, leur montant ainsi que les conditions de fonctionnement et de gestion du fonds () ".
6. Aux termes de l'article 3-1 du décret du 30 mars 2020, relatif aux aides destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois d'avril 2020 : " Les aides financières prévues à l'article 3-2 prennent la forme de subventions attribuées par décision du ministre de l'action et des comptes publics aux entreprises mentionnées à l'article 1er du présent décret qui remplissent les conditions suivantes : / () / 2° Ou elles ont subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 % durant la période comprise entre le 1er avril 2020 et le 30 avril 2020 : / - par rapport à la même période de l'année précédente ; / -ou, si elles le souhaitent, par rapport au chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019 () ". Aux termes de l'article 3-8 du même décret, relatif aux aides destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois d'août 2020 : " Les aides financières attribuées aux entreprises mentionnées à l'article 1er du présent décret et prévues à l'article 3-9 prennent la forme de subventions destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires, subie au cours de chaque période mensuelle comprise entre le 1er juillet 2020 et le 30 septembre 2020, par les entreprises qui remplissent les conditions suivantes : / () / 2° Ou elles ont subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 % au cours de la période mensuelle considérée : / -par rapport à la même période de l'année précédente ; / -ou, si elles le souhaitent, par rapport au chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019 () ". Aux termes de l'article 3-12 du même décret, relatif aux aides destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois d'octobre 2020 : " I.- Les entreprises mentionnées à l'article 1er du présent décret bénéficient d'aides financières prenant la forme de subventions destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois d'octobre 2020 / () / III.- La perte de chiffre d'affaires au sens du présent article est définie comme la différence entre, d'une part, le chiffre d'affaires au cours du mois d'octobre 2020 et, d'autre part, / -le chiffre d'affaires durant la même période de l'année précédente ; / -ou, si l'entreprise le souhaite, le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019 () ". Aux termes de l'article 3-15 du même décret, relatif aux aides destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois de décembre 2020 : " I.- a) Les entreprises mentionnées à l'article 1er du présent décret bénéficient d'aides financières prenant la forme de subventions destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois de décembre 2020 / () / IV.- La perte de chiffre d'affaires au sens du présent article est définie comme la différence entre, d'une part, le chiffre d'affaires au cours du mois de décembre 2020 et, d'autre part, le chiffre d'affaires de référence défini comme : / -le chiffre d'affaires durant la même période de l'année précédente, ou le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019, si cette option est plus favorable à l'entreprise () ". Aux termes de l'article 3-19 du même décret, relatif aux aides destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois de janvier 2021 : " I. - A. - Les entreprises mentionnées à l'article 1er du présent décret, n'ayant pas fait l'objet d'un arrêté pris par le préfet de département ordonnant la fermeture de l'entreprise en application du troisième alinéa de l'article 29 du décret du 29 octobre 2020 susvisé, bénéficient d'aides financières prenant la forme de subventions destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois de janvier 2021 () / IV. - La perte de chiffre d'affaires au sens du présent article est définie comme la différence entre, d'une part, le chiffre d'affaires au cours du mois de janvier 2021 et, d'autre part, le chiffre d'affaires de référence défini comme : / - le chiffre d'affaires réalisé durant le mois de janvier 2019, ou le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019, si cette option est plus favorable à l'entreprise ". Aux termes de l'article 3-22 du même décret, relatif aux aides destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois de février 2021 : " I. - A. - Les entreprises mentionnées à l'article 1er du présent décret, n'ayant pas fait l'objet d'un arrêté pris par le préfet de département ordonnant la fermeture de l'entreprise en application du troisième alinéa de l'article 29 du décret du 29 octobre 2020 susvisé, bénéficient d'aides financières prenant la forme de subventions destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois de février 2021 () / IV.- La perte de chiffre d'affaires au sens du présent article est définie comme la différence entre, d'une part, le chiffre d'affaires au cours du mois de février 2021 et, d'autre part, le chiffre d'affaires de référence défini comme : / -le chiffre d'affaires réalisé durant le mois de février 2019, ou le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019, si cette option est plus favorable à l'entreprise () ".
7. Par sa décision du 10 mars 2022 ramenant le montant du titre de perception à la somme de 27 113 euros, l'administration a remis en cause le montant des aides financières perçues par la société Voyages villages vacances au titre des mois d'avril, août, octobre et décembre 2020 et des mois de janvier et février 2021. En l'occurrence, alors qu'elle avait initialement comparé, pour déterminer la perte de chiffres d'affaires subie par l'intéressée, le chiffre d'affaires au cours du mois de référence avec le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019, l'administration a fait la différence entre le chiffre d'affaires au cours du mois de référence et le chiffre d'affaires durant la même période de l'année précédente. Il résulte de l'instruction que le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019 déclaré par la société Voyages villages vacances au titre des mois d'avril, août, octobre et décembre 2020 ne correspond pas à la moyenne mensuelle du chiffre d'affaires figurant dans l'attestation de son expert-comptable en date du 29 avril 2021 portant sur ses résultats au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2019. Dès lors, l'administration était fondée à calculer la perte de chiffre d'affaires subie au titre de ces mois en faisant la différence avec le chiffre d'affaires réalisé à la même période de l'année précédente. En revanche, il résulte de l'instruction que le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019 déclaré par la société Voyages villages vacances au titre des mois de janvier et février 2021 correspond à la moyenne mensuelle du chiffre d'affaires déclaré dans l'attestation de son expert-comptable. Dès lors que l'option consistant à faire la différence entre le chiffre d'affaires au cours du mois de référence avec le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019 était plus favorable à la société Voyages villages vacances que celle consistant à faire la différence entre le chiffre d'affaires au cours du mois de référence et le chiffre d'affaires durant la même période de l'année précédente, l'administration ne pouvait pas se fonder sur cette seconde option pour déterminer la perte de chiffre d'affaires subie. Ainsi, et alors qu'il n'est pas contesté que la société Voyages villages vacances remplit les autres conditions d'octroi de l'aide financière, elle est fondée à soutenir que l'administration a entaché sa décision d'erreur d'appréciation en mettant à sa charge la somme de 16 904 euros correspondant au montant des subventions perçues au titre des mois de janvier et février 2021.
8. Il résulte de ce qui précède que la société Voyages villages vacances est seulement fondée à demander l'annulation du titre de perception du 21 octobre 2021 et celle de la décision du 10 mars 2022 en tant qu'ils portent sur un montant d'aides financières indument perçues supérieur à 11 709 euros. Par voie de conséquence, la saisie administrative à tiers détenteur émise à son encontre doit également être annulée en tant qu'elle porte sur une somme supérieure à 11 709 euros.
Sur la demande de sursis de paiement :
9. Le présent litige portant sur des créances non fiscales, la société Voyages villages vacances ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales qui ont pour objet de permettre de surseoir au paiement des impositions lorsqu'il a été formé contre elles une réclamation contentieuse. Par suite, la société requérante ne peut en tout état de cause demander le sursis de paiement des créances litigieuses.
D E C I D E :
Article 1er : Le titre de perception du 21 octobre 2021, la décision du 10 mars 2022 et la saisie administrative à tiers détenteur émise à l'encontre le 27 avril 2022 de la société Voyages villages vacances doivent être annulées en tant qu'elles mettent à la charge de la société une somme excédant 11 709 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Me Benjamin Laurent, en qualité de liquidateur judiciaire de la société à responsabilité limitée Voyages Villages Vacances et au directeur régional des finances publiques de La Réunion.
Délibéré après l'audience du 8 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Khater, présidente,
M. Le Merlus, conseiller,
Mme Lebon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 22 octobre 2024.
Le rapporteur,
T. LE MERLUS
La présidente,
A. KHATER
La greffière,
E. POINAMBALOM
La République mande et ordonne au ministre de l'économie et des finances en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026