LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2200675

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2200675

vendredi 29 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2200675
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mai 2022, Mme B D demande au tribunal d'annuler la décision du 12 avril 2022 par laquelle le président du conseil départemental de La Réunion a mis fin à l'attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) dont elle bénéficiait.

Elle soutient qu'elle est éligible à la NBI au titre de ses fonctions à la PMI de Saint-Gilles-les-Hauts, dont le champ d'intervention s'étend aux quartiers de l'Eperon et de Fleurimont, qui sont des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 août 2022, le département de la Réunion conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le moyen soulevé par la requérante n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 ;

- le décret n° 2006-780 du 3 juillet 2006 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Tomi, première conseillère,

- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public,

- les observations de M. A, représentant le département de La Réunion.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C D, médecin de PMI sur le secteur de Saint-Gilles-les-Hauts, exerçant les fonctions de responsable administratif et technique, percevait la nouvelle bonification indiciaire (NBI) depuis le 2 novembre 2009. Après un nouvel examen de sa situation, le président du conseil départemental de La Réunion a, par décision du 12 avril 2022, mis fin au versement de la NBI en constatant, notamment, que sa situation ne relevait pas de l'application des dispositions du décret n° 2006-780 du 3 juillet 2006 relatives à la NBI susceptible d'être allouée aux fonctionnaires exerçant leurs fonctions dans un quartier prioritaire de la politique de la ville. Par la présente requête, elle doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler cette décision.

2. Aux termes du I de l'article 27 de la loi du 18 janvier 1991 portant dispositions relatives à la santé publique et aux assurances sociales : " La nouvelle bonification indiciaire, des fonctionnaires et des militaires, instituée à compter du 1er août 1990 est attribuée pour certains emplois comportant une responsabilité ou une technicité particulières dans des conditions fixées par décret ". Aux termes de l'article 1er du décret n° 2006-780 du 3 juillet 2006 : " Les fonctionnaires territoriaux exerçant à titre principal les fonctions mentionnées en annexe au présent décret dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville () et dans les services et équipements situés en périphérie de ces quartiers et assurant leur service en relation directe avec la population de ces quartiers bénéficient de la nouvelle bonification indiciaire. "

3. Il résulte des dispositions précitées que le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire, qui n'est liée ni au cadre d'emplois ni au grade et ne constitue pas un avantage statutaire, dépend de l'exercice à titre principal des fonctions dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ou dans un service situé en périphérie d'un tel quartier, sous réserve, dans ce second cas, que l'exercice des fonctions assurées par l'agent concerné le place en relation directe avec la population de ce quartier.

4. Pour soutenir qu'elle est éligible à la NBI, Mme D met l'accent sur le fait que la PMI de Saint-Gilles-Les-Hauts comprend dans son secteur d'intervention les quartiers de Fleurimont et de l'Eperon, figurant sur la liste des quartiers prioritaires de la politique de la ville, et que des actions de prévention sont menées par la PMI à destination du quartier de l'Eperon. Toutefois, d'une part il est constant que le service de PMI implanté à Saint-Gilles-les-Hauts n'est pas situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, d'autre part, à supposer remplie la condition d'exercice des fonctions dans un service situé en périphérie d'un quartier prioritaire, Mme D n'établit pas exercer, à titre principal, son activité professionnelle en relation directe avec les usagers issus de l'un ou l'autre des deux quartiers de Fleurimont et l'Eperon. Par suite, elle ne peut prétendre au bénéfice de la NBI instituée par le décret n° 2006-780 du 3 juillet 2006.

5. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 12 avril 2022.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et au département de La Réunion.

Délibéré après l'audience du 25 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Aebischer, président,

- M. Monlaü, premier conseiller,

- Mme Tomi, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2024.

La rapporteure,

N. TOMI

Le président,

M.-A. AEBISCHER

La greffière,

S. BALOUKJY

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions