LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2200733

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2200733

vendredi 26 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2200733
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantGARNIER VIRGINIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée sous le 3 juin 2022, Mme A B demande au tribunal d'annuler la délibération du 7 avril 2022 par laquelle le conseil municipal de de Saint-André a accordé la protection fonctionnelle au maire. Elle soutient que le maire, intéressé à l'affaire, n'aurait pas dû prendre part aux débats. Par un mémoire en défense enregistré le 7 novembre 2022, la commune de Saint-André, représentée par Me Garnier, avocate, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que le moyen invoqué par la requérante n'est pas fondé. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Tomi, première conseillère, - les conclusions de M. Ramin, rapporteur public ; - les observations de Me Garnier, pour la commune de Saint-André. Considérant ce qui suit : 1. Par délibération du 7 avril 2022, le conseil municipal de Saint-André a accordé la protection fonctionnelle au maire " dans le cadre de l'action pénale engagée à son encontre par Mme B pour toutes les instances susceptibles d'intervenir (première instance, appel et cassation) ". Par la présente requête, Mme B, dont la plainte pour injure publique est à l'origine de la délibération, demande au tribunal d'annuler celle-ci. 2. Aux termes de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales : " () La commune est tenue d'accorder sa protection au maire () lorsque celui-ci fait l'objet de poursuites pénales à l'occasion de faits qui n'ont pas le caractère de faute détachable de l'exercice de ses fonctions () ". 3. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 2131-10 du même code : " Sont illégales les délibérations auxquelles ont pris part un ou plusieurs membres du conseil municipal intéressés à l'affaire qui en fait l'objet, soit en leur nom personnel, soit comme mandataires ". 4. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'extrait du procès-verbal de la séance du 7 avril 2022 concernant l'affaire intitulée " Octroi de la protection fonctionnelle au maire - injure publique ", que le maire a présidé cette séance et présenté lui-même l'affaire en soulignant que " les propos contestés ayant été tenus lors d'un conseil municipal et donc liés directement à la fonction exercée ", l'octroi de la protection fonctionnelle était sollicité par le maire. S'il est opposé en défense que le maire n'aurait pas réellement pris part aux débats et qu'il n'a pas pris part au vote, cette non-participation au vote étant attestée par le procès-verbal de la délibération, sa présence initiale en qualité de président de séance amené à présenter l'affaire était de nature à influencer le sens du vote. Ainsi, Mme B est fondée à soutenir que le maire de Saint-André a pris part à la délibération alors qu'il était intéressé à l'affaire. Dès lors, les dispositions précitées de l'article L. 2131-10 du code général des collectivités territoriales ont été méconnues. 5. Il résulte de ce qui précède que la délibération du conseil municipal de Saint-André du 7 avril 2022 accordant au maire la protection fonctionnelle de la commune doit être annulée. 6. La commune de Saint-André, partie perdante dans la présente instance, ne peut voir accueillie sa demande tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. D E C I D E :Article 1er : La délibération du conseil municipal de Saint-André du 7 avril 2022 accordant au maire la protection fonctionnelle de la commune est annulée.Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-André au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Saint-André.Copie en sera adressée au préfet de La Réunion. Délibéré après l'audience du 21 mars 2024 à laquelle siégeaient :M. Aebischer, président,M. Monlaü, premier conseiller,Mme Tomi, première conseillère,Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 avril 2024. La rapporteure , N. TOMI Le président, M.-A. AEBISCHER Le greffier, F. IDMONT La République mande et ordonne au préfet de la Réunion, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.2N°2200733

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions