vendredi 26 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2200845 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | DUGOUJON & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 8 juillet 2022 et 3 juillet 2023,
Mme B A, représentée par Me Pothin, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 mai 2022 par laquelle le maire de Saint-Pierre a implicitement rejeté sa demande de paiement de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et de la garantie individuelle indemnitaire à compter du 1er août 2019 ;
2°) de condamner la commune de Saint-Pierre à lui verser la somme de 14 194,13 euros au titre de ces indemnités, augmentée des intérêts légaux ;
3°) d'enjoindre à la commune de Saint-Pierre de lui verser ces indemnités ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Pierre la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est recevable dès lors notamment que la décision attaquée n'est pas une décision confirmative ;
- sa nomination en qualité d'adjoint administratif stagiaire par arrêté du 22 juillet 2019 n'a pas eu d'incidence sur son droit à percevoir les indemnités qui lui avaient été attribuées par arrêté du 1er juillet 2018 dès lors que la délibération du conseil municipal du 2 juillet 2019 prévoit que " l'IFSE pourra être versée aux agents titulaires, stagiaires et contractuels () sous réserve d'un réexamen en cas de changement de fonction et tous les 4 ans , de changement de cadre d'emploi suite à une promotion ou nomination après concours " alors qu'elle exerce toujours les mêmes fonctions d'instructeur à la direction de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 décembre 2022 et 11 décembre 2023, la commune de Saint-Pierre représentée par Me Dugoujon, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision a un caractère confirmatif de décisions intervenues les 17 septembre 2020 et 17 mars 2021 de sorte que la requête est irrecevable comme tardive ;
-la suppression de l'IFSE résulte du changement de statut de la requérante ;
-le versement de la garantie individuelle dépend de l'évolution de la rémunération.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Tomi,
- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public,
- les observations de Me Pothin, avocat de Mme A,
- les observations de Me Dugoujon, avocat de la commune de Saint-Pierre.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, agent de la commune de St Pierre, a été engagée au titre d'un contrat à durée indéterminée avant d'être nommée en qualité d'adjointe administrative stagiaire à compter du 1er août 2019 et d'être titularisée à compter du 1er août 2020. Elle bénéficiait d'une indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) depuis le 1er juillet 2018 sur la base du groupe 1 coefficient 11 et percevait à ce titre une somme de 175,49 euros mensuels outre 189,71 euros au titre de la clause de garantie individuelle, dont le paiement a cessé à la date de sa nomination en qualité d'adjointe administrative stagiaire, pour être rétabli s'agissant de la seule IFSE à compter du 1er janvier 2022. A la suite de sa demande reçue par la commune le 18 mars 2022 tendant au paiement de l'IFSE entre le 1er août 2019 et le 1er janvier 2022, demeurée sans réponse, elle demande au tribunal d'annuler la décision implicite de refus et de condamner la commune à lui verser la somme correspondante.
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a demandé le bénéfice de l'IFSE et de la nouvelle garantie individuelle le 17 juillet 2020 et qu'une décision implicite de rejet de cette demande est née le 17 septembre 2020. Ayant renouvelé sa demande le 15 janvier 2021, l'intéressée s'est heurtée à une nouvelle décision implicite de rejet le 15 mars 2021. En l'absence de recours exercé dans le délai de deux mois à compter de la décision implicite initiale, celle-ci est devenue définitive. Si Mme A a formulé à nouveau la même demande le 5 janvier 2022, reçue par la commune de Saint-Pierre le 12 janvier suivant, en faisant expressément référence aux deux premières demandes, une nouvelle décision implicite de rejet, confirmative du refus implicite initial, est née le 12 mars 2022. En outre, Mme A a obtenu, par arrêté du 8 février 2022, le rétablissement de l'IFSE avec effet rétroactif au 1er janvier 2022. Elle n'a pas contesté cet arrêté. Dans ces conditions, la décision implicite du 19 mai 2022 par laquelle le maire de Saint-Pierre a implicitement rejeté la dernière demande présentée par l'intéressée le 18 mars 2022, qui avant le même objet que les demandes formulées en 2020 et 2021, est également une décision purement confirmative.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A est irrecevable et qu'elle doit donc être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante la somme que demande la commune de Saint-Pierre sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée..
Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Pierre présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées..
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Saint-Pierre et à Mme B A.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Aebischer, président,
- M.Monlaü, premier conseiller,
-Mme Tomi, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 avril 2024.
La rapporteure,
N. TOMILe président,
M.-A. AEBISCHER
Le greffier,
F. IDMONT
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026