jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2201544 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | LANDOT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2022, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le président de la communauté d'agglomération du Sud (CASUD) a rejeté sa demande du 28 juillet 2022 tendant d'une part, à la reconstitution de sa carrière par la prise en compte dans sa rémunération de son ancienneté de service de 11 ans, d'autre part à la réévaluation de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) par le classement dans le groupe C1 ;
2°) d'enjoindre à la CASUD de reconstituer sa carrière ;
3°) de mettre à la charge de la CASUD la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée méconnait le principe de parité des carrières entre agents contractuels et titulaires dès lors que sa situation indiciaire n'a pas évolué comme celle des agents titulaires du grade d'adjoint technique depuis son recrutement ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 3 du décret du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) dans la fonction publique de l'Etat dès lors que ses fonctions justifient non un classement en groupe C2B mais dans le groupe C1A.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 septembre 2023, la communauté d'agglomération du Sud (CASUD), représentée par Me Landot, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés ;
- la prescription quadriennale est acquise pour la période antérieure au 1er janvier 2018.
Par une ordonnance du 27 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 18 juillet 2024.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le décret n° 91-875 du 6 septembre 1991 ;
- le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Monlaü, premier conseiller,
- les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public,
- et les observations de Me Dejoie, substituant Me Landot, représentant la CASUD, M. A n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté par la communauté d'agglomération du Sud (CASUD) par un contrat unique d'insertion du 27 juin 2011 au 26 décembre 2011 en tant qu'agent de traitement des déchets. Par un contrat à durée déterminée de droit public de six mois, conclu pour la période du 27 juin 2013 au 26 décembre 2013, il a été recruté en qualité d'agent d'accueil et d'informations sur le fondement du 2ème alinéa de l'article 3 de la loi du 26 janvier 1984 pour faire face à un accroissement temporaire d'activité de la direction des Transports, sa rémunération étant calculée sur la base de l'indice brut 297, majoré 309. Ce contrat à durée déterminée a été successivement renouvelé pour des périodes allant de 4 mois à un an, entre 2014 à 2021. A compter du 1er septembre 2022, M. A a été recruté par un contrat à durée indéterminée en qualité d'adjoint technique contractuel de catégorie C 2. En outre, M. A exerce les fonctions de mandataire de la régie de recettes pour l'encaissement des titres de transports scolaires depuis le 1er septembre 2015. Par un courrier du 28 juillet 2022, reçu le 1er août suivant, M. A a demandé à la CASUD de reconstituer sa carrière par la prise en compte de son ancienneté de service de 11 ans, et de réévaluer son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) par le classement dans le groupe C1. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le président de la CASUD a implicitement rejeté le 1er octobre 2022 sa demande de reconstitution de carrière.
Sur l'exception de prescription quadriennale :
2. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 modifiée relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. / Sont prescrites, dans le même délai et sous la même réserve, les créances sur les établissements publics dotés d'un comptable public ". Aux termes de l'article 3 de cette loi : " La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement ".
3. Lorsqu'un litige oppose un agent public à son administration sur le montant des rémunérations auxquelles il a droit, le fait générateur de la créance se trouve en principe dans les services accomplis par l'intéressé. Dans ce cas, le délai de prescription de la créance relative à ces services court à compter du 1er janvier de l'année suivant celle au titre de laquelle l'agent aurait dû être rémunéré.
4. Il résulte de l'instruction que M. A a sollicité, le 28 juillet 2022, le paiement des rémunérations lié à l'évolution indiciaire à laquelle il pouvait prétendre depuis l'année 2013. Toutefois, en application des dispositions et principes rappelés aux points 2 et 3, les créances relatives aux années 2003 à 2017 étaient prescrites lorsque M. A a formé sa demande. Par suite, il y a lieu d'accueillir l'exception de prescription quadriennale opposée par la CASUD pour les créances antérieures au 1er janvier 2018.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la reconstitution de carrière :
5. Aux termes de l'article 3 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Les collectivités et établissements mentionnés à l'article 2 peuvent recruter temporairement des agents contractuels sur des emplois non permanents pour faire face à un besoin lié à : ()2° Un accroissement saisonnier d'activité, pour une durée maximale de six mois, compte tenu, le cas échéant, du renouvellement du contrat, pendant une même période de douze mois consécutifs. ". L'article 3-1 de la même loi dispose : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et pour répondre à des besoins temporaires, les emplois permanents des collectivités et établissements mentionnés à l'article 2 de la présente loi peuvent être occupés par des agents contractuels pour assurer le remplacement temporaire de fonctionnaires ou d'agents contractuels autorisés à exercer leurs fonctions à temps partiel ou indisponibles en raison d'un congé annuel, d'un congé de maladie, de grave ou de longue maladie, d'un congé de longue durée, d'un congé de maternité ou pour adoption, d'un congé parental ou d'un congé de présence parentale, d'un congé de solidarité familiale ou de l'accomplissement du service civil ou national, du rappel ou du maintien sous les drapeaux ou de leur participation à des activités dans le cadre des réserves opérationnelle, de sécurité civile ou sanitaire ou en raison de tout autre congé régulièrement octroyé en application des dispositions réglementaires applicables aux agents contractuels de la fonction publique territoriale./Les contrats établis sur le fondement du premier alinéa sont conclus pour une durée déterminée et renouvelés, par décision expresse, dans la limite de la durée de l'absence du fonctionnaire ou de l'agent contractuel à remplacer. Ils peuvent prendre effet avant le départ de cet agent. ". Enfin, aux termes de l'article 3-3 de la même loi : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée et sous réserve de l'article 34 de la présente loi, des emplois permanents peuvent être occupés de manière permanente par des agents contractuels dans les cas suivants : 1° Lorsqu'il n'existe pas de cadre d'emplois de fonctionnaires susceptibles d'assurer les fonctions correspondantes ; 2° Pour les emplois du niveau de la catégorie A lorsque les besoins des services ou la nature des fonctions le justifient et sous réserve qu'aucun fonctionnaire n'ait pu être recruté dans les conditions prévues par la présente loi ; 3° Pour les emplois de secrétaire de mairie des communes de moins de 1 000 habitants et de secrétaire des groupements composés de communes dont la population moyenne est inférieure à ce seuil ; 4° Pour les emplois à temps non complet des communes de moins de 1 000 habitants et des groupements composés de communes dont la population moyenne est inférieure à ce seuil, lorsque la quotité de temps de travail est inférieure à 50 % ; 5° Pour les emplois des communes de moins de 2 000 habitants et des groupements de communes de moins de 10 000 habitants dont la création ou la suppression dépend de la décision d'une autorité qui s'impose à la collectivité ou à l'établissement en matière de création, de changement de périmètre ou de suppression d'un service public./ Les agents ainsi recrutés sont engagés par contrat à durée déterminée d'une durée maximale de trois ans. Ces contrats sont renouvelables par reconduction expresse, dans la limite d'une durée maximale de six ans. / Si, à l'issue de cette durée, ces contrats sont reconduits, ils ne peuvent l'être que par décision expresse et pour une durée indéterminée.
6. Aux termes de l'article 1-2 du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " Le montant de la rémunération est fixé par l'autorité territoriale en prenant en compte, notamment, les fonctions occupées, la qualification requise pour leur exercice, la qualification détenue par l'agent ainsi que son expérience. / La rémunération des agents employés à durée indéterminée fait l'objet d'une réévaluation au moins tous les trois ans, notamment au vu des résultats des entretiens professionnels prévus à l'article 1-3 ou de l'évolution des fonctions. / La rémunération des agents employés à durée déterminée auprès du même employeur en application de l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée fait l'objet d'une réévaluation, notamment au vu des résultats des entretiens professionnels prévus à l'article 1er-3 ou de l'évolution des fonctions, au moins tous les trois ans, sous réserve que celles-ci aient été accomplies de manière continue ".
7. Si, en l'absence de dispositions législatives ou réglementaires relatives à la fixation de la rémunération des agents non titulaires, l'autorité compétente dispose d'une large marge d'appréciation pour déterminer, en tenant compte notamment des fonctions confiées à l'agent et de la qualification requise pour les exercer, le montant de la rémunération ainsi que son évolution, il appartient au juge, saisi d'une contestation en ce sens, de vérifier qu'en fixant ce montant l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
8. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, M. A a été recruté par différents contrats à durée déterminée afin de faire face à un besoin lié à un accroissement temporaire d'activité dans le cadre des dispositions de l'article 3.2 de la loi du 26 janvier 1984. Par suite, n'ayant pas été recruté en application des dispositions de l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984, il ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées de l'article 1-2 du décret du 15 février 1988, qui ne s'appliquent qu'au cas des agents employés à durée déterminée en application de l'article 3-3 précité. Si le requérant se prévaut de la circonstance qu'au vu de son ancienneté, il bénéficierait, s'il était fonctionnaire, d'un traitement majoré plus important, sans toutefois préciser l'indice auquel il pourrait prétendre, les agents contractuels et les fonctionnaires, eu égard notamment à leurs conditions de rémunération, ne se trouvent pas dans la même situation juridique au regard du service public. Ainsi, l'administration n'est pas tenue de soumettre les agents contractuels et les fonctionnaires à la même rémunération. Par ailleurs, l'article 1-2 précité du décret du 15 février 1988 n'impose pas à l'employeur de revaloriser le traitement des agents contractuels tous les trois ans mais de la réévaluer.
En ce qui concerne le reclassement :
9. Aux termes de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics fixent les régimes indemnitaires de leurs agents, dans la limite de ceux dont bénéficient les différents services de l'État. Ces régimes indemnitaires peuvent tenir compte des conditions d'exercice des fonctions, de l'engagement professionnel et, le cas échéant, des résultats collectifs du service. Lorsque les services de l'État servant de référence bénéficient d'une indemnité servie en deux parts, l'organe délibérant détermine les plafonds applicables à chacune de ces parts et en fixe les critères, sans que la somme des deux parts dépasse le plafond global des primes octroyées aux agents de l'État. " Aux termes de l'article 1er du décret du 6 septembre 1991 pris pour l'application du premier alinéa de l'article 88 de la même loi : " I.- Le régime indemnitaire fixé par les assemblées délibérantes des collectivités territoriales () pour les différentes catégories de fonctionnaires territoriaux ne doit pas être plus favorable que celui dont bénéficient les fonctionnaires de l'Etat exerçant des fonctions équivalentes. / Le tableau joint en annexe 1 établit les équivalences avec la fonction publique de l'Etat des différents cadres d'emplois de la fonction publique territoriale (). Aux termes de l'article 2 du décret du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat : " Le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise est fixé selon le niveau de responsabilité et d'expertise requis dans l'exercice des fonctions. / Les fonctions occupées par les fonctionnaires d'un même corps ou statut d'emploi sont réparties au sein de différents groupes au regard des critères professionnels suivants : / 1° Fonctions d'encadrement, de coordination, de pilotage ou de conception ; / 2° Technicité, expertise, expérience ou qualification nécessaire à l'exercice des fonctions ; / 3° Sujétions particulières ou degré d'exposition du poste au regard de son environnement professionnel. / Le nombre de groupes de fonctions est fixé pour chaque corps ou statut d'emploi par arrêté () ".
10. Les dispositions citées au point 9 ont défini un principe d'équivalence en matière de régime indemnitaire des personnels de la fonction publique territoriale au regard de celui des corps et grades de la fonction publique de l'Etat pris en référence. Par sa délibération du 13 avril 2021, la CASUD a fixé, en vue de l'attribution de l'IFSE aux fonctionnaires et à certains agents contractuels de la collectivité, 4 groupes de fonctions applicables aux adjoints techniques. Ainsi, le groupe C2B correspond notamment aux agents exerçant des fonctions de de mandataire et d'agent d'accueil et le groupe C1A correspond aux emplois de fonction de catégorie B exercés par des agents de catégorie C tels que Responsable de service, responsable de pôle, responsable d'exploitation.
11. Pour contester le classement de ses fonctions de référent administratif et technique mandataire-transport scolaire dans le groupe de fonctions C2B le moins élevé, M. A se réfère aux missions de sa fiche de poste, au fait qu'il occupe les fonctions de mandataire de la régie de recette depuis 2015, en faisant valoir que sa manière de servir a toujours donné satisfaction. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'accomplissement par M. A de ses missions de référent en charge de l'accueil physique et téléphonique du public, de la gestion des titres de transport, de l'utilisation des progiciels transport et de la gestion des réclamations et affections et des fonctions de mandataire de la régie de recettes pour l'encaissement des titres de transports scolaires entraîne des sujétions ou des responsabilités particulières en matière notamment financière ou exige la maîtrise d'une compétence spécifique. Il est en outre constant que le requérant n'occupe aucune des responsabilités dévolues aux adjoints techniques occupant des emplois de fonction de catégorie B. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en rejetant sa demande de classement de son emploi dans le groupe C2B et non dans le groupe C1A, la CASUD aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A doivent être rejetées. Par voie de conséquence ses conclusions à fin d'injonction et de frais de justice doivent être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la communauté d'agglomération du Sud.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Blin, présidente,
M. Monlaü, premier conseiller,
Mme Tomi, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
Le rapporteur,
X. MONLAÜ
La présidente,
A. BLIN
La greffière,
S. LE CARDIET-BALOUKJY
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026