jeudi 28 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2201684 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 31 décembre 2022 et 21 novembre 2023, M. A B, représenté par Me Maillot, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de refus d'indemnisation du département de La Réunion ;
2°) de condamner le département de La Réunion à lui verser les sommes suivantes :
- 32 000 euros pour l'absence de reclassement dans la filière administrative ;
- 25 800 euros pour la perte de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) ;
- 27 000 euros pour la perte du RIFSEEP ;
- 51 600 euros pour la perte d'astreinte ;
- 20 000 euros pour le préjudice moral ;
3°) d'assortir ces sommes des intérêts légaux à compter de sa demande indemnitaire et de la capitalisation des intérêts ;
4°) de mettre à la charge du département de La Réunion la somme de 1 640,50 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable, le contentieux ayant été lié ;
- le département a commis une faute en le laissant occuper un poste par intérim pendant plus de sept ans, sur un emploi hiérarchiquement supérieur et en ne le plaçant pas dans un cadre administratif adapté en le changeant de sa filière relevant du secteur médico-social pour l'affecter comme attaché, dans la filière administrative, ce qui lui cause un préjudice depuis le 1er mai 2016 de 32 000 euros ;
- il a commis une faute liée à l'absence de paiement de la nouvelle bonification indiciaire d'un montant de 25 800 euros ;
- il a également commis une faute liée à une perte d'indemnité RIFSSEP de 10 800 euros par an puisqu'il aurait dû être classé comme attaché et qu'il occupe une fonction A2 comme responsable que ce soit en filière administrative ou médico-sociale ;
- il a enfin commis une faute liée à une perte d'astreinte de 51 600 euros ;
- le préjudice moral consécutif à cette situation est évalué à la somme de 20 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2023, le département de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, le contentieux n'est pas lié en l'absence de justificatif de l'envoi de la demande préalable ;
- à titre subsidiaire, le requérant est issu du cadre d'emploi des assistants sociaux éducatifs territoriaux relevant de la catégorie A de la filière médico-sociale et exerce par intérim en position d'activité les fonctions de responsable de site ; il n'y aucune irrégularité dans sa situation administrative ;
- l'IFSE perçue par le requérant d'un montant de mensuel de 593,73 euros est conforme à son grade et aux fonctions de responsable de site qu'il occupe ;
- le requérant ne justifie d'aucun préjudice direct qui serait de nature à lui ouvrir droit à indemnité ;
- il n'existe aucun droit à intégration direct d'un corps à un autre et les missions d'assistant socio-éducatif ne sont pas comparables à celle d'un attaché territorial ;
- le bénéficie de la NBI n'est pas ouvert aux agents intérimaires ainsi que cela a été jugé par le conseil d'Etat ;
- l'IFSE perçu par M. B correspond à son emploi catégorie A 3 de responsable de site ainsi que cela ressort de la fiche de poste ;
- le requérant ne relève pas d'une filière technique justifiant le paiement des astreintes selon les dispositions de la délibération du 29 et 30 mars 2006, la filière médico-sociale ne pouvant prétendre qu'à des repos compensateurs et le montant des astreintes dont le paiement est demandé n'est pas justifié par des éléments attestant des astreintes réalisées ;
- le préjudice moral n'est pas établi ;
- les sommes réclamées portent sur une période de 6 ou 7 ans, la prescription quadriennale est applicable aux sommes couvertes par la prescription.
Par ordonnance du 20 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 21 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le décret n° 2005-542 du 19 mai 2005 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Monlaü,
- les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public,
- et les observations Me Sadassivam substituant Me Maillot, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, assistant socio-éducatif principal, a été affecté en qualité d'éducateur spécialisé à l'académie des Dalons le 13 octobre 2014, puis a été nommé le 26 octobre 2015 sur le poste de responsable de site afin d'y assurer l'intérim de ces fonctions. Par un courrier du 30 décembre 2022, M. B a formé une demande indemnitaire préalable auprès du département de La Réunion lui demandant la réparation des préjudices subis dans sa carrière, consécutifs aux fonctions de responsable de site qu'il occupe par intérim depuis 7 ans. A la suite du rejet implicite de sa demande indemnitaire, M. B demande au tribunal de condamner le département de La Réunion à lui verser différentes indemnités d'un montant total de 156 400 euros.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ".
3. Il résulte de l'instruction que M. B a présenté une demande préalable par lettre de son conseil du 30 décembre 2022, auprès du département, tendant au versement de sommes qu'il réclame en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de différentes fautes commises à son égard par le département. Ce courrier a été reçu par le département le 2 janvier 2023, ainsi qu'il en est attesté par l'accusé de réception produit. Le contentieux ayant été lié par M. B, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de l'absence de liaison du contentieux doit dès lors être écartée.
Sur la responsabilité :
En ce qui concerne l'absence de placement dans le cadre administratif adapté :
4. D'une part, aux termes des dispositions de l'article 2 du décret du 28 août 1992 portant statut particulier du cadre d'emplois des assistants territoriaux socio-éducatif, les assistants socio-éducatifs exercent des fonctions visant à aider les personnes, les familles ou les groupes connaissant des difficultés sociales, à restaurer leur autonomie et à faciliter leur insertion.
5. D'autre part, l'intérim qui permet même en l'absence de texte, de pourvoir à l'empêchement du titulaire d'une fonction, revêt un caractère essentiellement provisoire et ne saurait, par sa durée, excéder la durée normale d'un empêchement.
6. Il résulte de l'instruction et notamment des éléments de la fiche de poste de Responsable du site de l'académie des Dalons de la plaine des cafres que celui-ci relève soit de la filière administrative, soit de la filière sociale. En l'espèce, si M. B, assistant socio-éducatif principal, nommé par intérim le 26 octobre 2015 dans les fonctions de responsable du site de l'académie des Dalons de la plaine des cafres soutient que du fait de l'exercice de ses fonctions pendant 7 ans, il aurait dû être reclassé dans la filière administrative et affecté sur un poste d'attaché puisqu'il exerce une fonction administrative, la durée anormalement longue de l'intérim du poste qu'il occupe ne saurait donner lieu à un quelconque reclassement dans un cadre d'emplois autre que le sien. Par suite, et dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction que le département de La Réunion ait pris les mesures nécessaires pour pourvoir à la nomination d'un titulaire afin de remédier à la situation de vacance de poste, M. B est seulement fondé à soutenir que le département de La Réunion a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en lui confiant l'intérim des fonctions pendant une durée anormalement longue et en laissant perpétuer cette situation depuis sa nomination.
En ce qui concerne la faute résultant du non-paiement de la NBI :
7. M. B soutient que les fonctions de responsable du site de l'académie des Dalons de la plaine des cafres qu'il occupe sont éligibles à l'attribution de la nouvelle bonification indiciaire. Toutefois, en l'absence de tout fondement réglementaire invoqué par le requérant permettant d'apprécier si ces fonctions sont susceptibles d'ouvrir droit au bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire, M. B n'est pas fondé à soutenir que le département a commis une faute en ne lui attribuant pas une nouvelle bonification indiciaire à raison des fonctions occupées.
En ce qui concerne la faute liée à une perte d'indemnité IFSE :
8. Il résulte du rapport de la commission permanente du conseil départemental du 3 juin 2020 que " Le nouveau régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) se compose : - d'une indemnité liée aux fonctions, aux sujétions et à l'expertise (IFSE). Son montant est fixé, par catégorie (A,B,C) selon le niveau de responsabilité et d'expertise des fonctions exercées par chaque agent ainsi que les sujétions de poste ; () La part IFSE peut varier selon le niveau des responsabilités, le niveau d'expertise ou les sujétions auxquelles les agents sont confrontés dans l'exercice de leurs missions () L'adéquation du grade avec les fonctions exercées est également prise en compte pour déterminer le montant de l'IFSE. () ".
9. Le département de La Réunion a par ailleurs déterminé en vue de l'attribution de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE), qui constitue l'indemnité principale du nouveau régime indemnitaire aux fonctionnaires et à certains agents contractuels de la collectivité, " des groupes de fonctions selon les critères suivants : Fonctions d'encadrement, de coordination, de pilotage et de conception ; / Technicité, expertise, expérience ou qualification nécessaire à l'exercice des fonctions ; / Sujétions particulières ou degré d'exposition du poste au regard de son environnement professionnel extérieur ou de proximité. " et pris en compte pour l'attribution de cette indemnité, la situation d'intérim de plus de deux mois d'un encadrant (évaluateur) sur la période d'une année, hors congés annuels en prévoyant que lorsque l'intérim est assuré dans le cadre d'une vacance d'emploi ou dans l'attente d'un recrutement, l'IFSE de l'agent assurant l'intérim sera remplacé par l'IFSE du groupe dans lequel est classé l'emploi vacant, dans la limite des plafonds réglementaires du cadre d'emploi de l'agent assurant l'intérim. Ces règles s'appliquant dès le premier jour de l'exercice des fonctions et dès lors que sa situation aura été officialisée par une note d'affectation.
10. Par la note d'affectation du 9 novembre 2015, le département de La Réunion a chargé M. B d'assurer l'intérim du responsable du site. Il résulte de l'instruction que, d'une part, cette fonction est classée dans le groupe A 2, qui selon la liste jointe au rapport de la commission permanente du 3 juin 2020, a trait aux missions et activités des agents exerçant des fonctions de responsable de service, de responsable de mission ou de responsable thématique, d'autre part, il ressort de la fiche du poste produite par le requérant, que les fonctions de responsable du site " Les Dalons " comporte des missions d'encadrement et d'animation d'une équipe, d'évaluation des agents encadrés, ainsi que de gestion des ressources humaines, financières et logistiques du site. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir qu'il avait droit à percevoir une IFSE de niveau A 2, d'un montant annuel de 10 800 euros, à compter du 3 juin 2020, date d'entrée en vigueur du RISPEEP au département de La Réunion.
En ce qui concerne la faute liée au non-paiement d'astreintes :
11. M. B demande au département de lui verser la somme de 51 600 euros au titre des astreintes non payées depuis sa prise de fonction.
12. Aux termes de l'article 1er du décret du 19 mai 2005 relatif aux modalités de la rémunération ou de la compensation des astreintes et des permanences dans la fonction publique territoriale : " () bénéficient d'une indemnité non soumise à retenue pour pension ou, à défaut, d'un repos compensateur certains agents des collectivités territoriales et des établissements publics en relevant : Lorsqu'ils sont appelés à participer à une période () ". Aux termes de l'article 2 du même décret : " Une période d'astreinte s'entend comme une période pendant laquelle l'agent, sans être à la disposition permanente et immédiate de son employeur, a l'obligation de demeurer à son domicile ou à proximité afin d'être en mesure d'intervenir pour effectuer un travail au service de l'administration, la durée de cette intervention étant considérée comme un temps de travail effectif ainsi que, le cas échéant, le déplacement aller et retour sur le lieu de travail. La permanence correspond à l'obligation faite à un agent de se trouver sur son lieu de travail habituel, ou un lieu désigné par son chef de service, pour nécessité de service, un samedi, un dimanche ou lors d'un jour férié ". Il résulte par ailleurs de l'article 2 de la délibération des 29 et 30 mars 2006 relative aux modalités de rémunération ou de compensation des astreintes que les indemnités ou période de repos compensateur citées à l'article 1er s'appliquent à l'ensemble des filières et grades de la fonction publique territoriale.
13. En cas de litige relatif à l'existence ou au nombre d'heures d'astreintes accomplies, il appartient à l'agent d'étayer sa demande par la production d'éléments suffisamment précis quant aux horaires qu'il estime avoir réalisés. Sur la base de ces éléments, l'employeur doit répondre en fournissant les informations dont il dispose de nature à justifier les horaires effectivement réalisés par le salarié. Au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties, le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles.
14. En l'espèce, M. B ne produit aucun tableau de suivi ou d'éléments qui permettraient d'apprécier la réalité des horaires et des astreintes effectuées. Il ne résulte ainsi pas de l'instruction que le requérant aurait effectué des astreintes non payées de sorte qu'il ne justifie d'aucun préjudice du fait de l'absence de paiement des sommes qu'il réclame à ce titre. Les conclusions indemnitaires à ce titre doivent dès lors être rejetées.
Sur l'indemnisation :
En ce qui concerne la prescription quadriennale :
15. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis ".
16. En l'espèce, il résulte de ce qui a été dit au point 10 que la créance résultant du non-paiement de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise liée aux fonctions de responsable du site à M. B est née à compter du 3 juin 2020, date d'entrée en vigueur du RIFSEEP. Par suite, compte tenu de la date à laquelle est née cette créance indemnitaire, l'exception de prescription opposée en défense doit être écartée.
En ce qui concerne le montant du préjudice financier :
17. M. B est en droit de prétendre à un montant d'indemnité IFSE relevant du groupe de fonctions A2 à compter de l'entrée en vigueur du RIFSEEP au département de La Réunion. Toutefois, eu égard à l'absence de fiche de paie et compte tenu de l'augmentation du point d'indice qui affecte le montant de l'indemnité IFSE calculée sur la base du traitement indiciaire de M. B, l'état de l'instruction ne permet pas de déterminer le montant de l'indemnité à laquelle le requérant peut prétendre. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de renvoyer M. B devant le département de La Réunion pour y être procédé à la liquidation en principal et intérêts de cette indemnité, à compter de sa mise en place en juin 2020 jusqu'à la date du présent jugement.
En ce qui concerne le montant du préjudice moral :
18. En l'espèce, l'irrégularité dont est entaché l'intérim de M. B est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité du département de La Réunion. Il résulte de l'instruction que le requérant a exercé ses fonctions de responsable de site pendant près de 7 ans. S'il ne peut prétendre aux indemnités qu'il réclame eu égard ainsi qu'il a été dit à la circonstance qu'il était en situation d'intérim, il a subi un préjudice moral en raison de la durée anormale de l'intérim dont il a été chargé et de l'incertitude sur le devenir de sa situation professionnelle. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en lui allouant, à ce titre, la somme de 3 000 euros.
Sur les intérêts de droit et la capitalisation des intérêts :
19. Il résulte de l'instruction que M. B a présenté auprès du département de La Réunion une demande d'indemnisation le 30 décembre 2022, réceptionnée le 2 janvier 2023. Dans ces conditions, et en application de l'article 1153 du code civil, le requérant a droit à ce que la somme de 3 000 euros soit augmentée des intérêts au taux légal à compter du 2 janvier 2023. Il en va de même de l'indemnité IFSE à laquelle il a droit ainsi qu'il a été exposé au point 17. En application de l'article 1154 du même code, les intérêts porteront intérêts au 2 janvier 2024 et à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander le versement d'une somme de 3 000 euros en réparation du préjudice moral subi dans les conditions prévues au point 18, ainsi que la réparation de son préjudice financier selon les modalités fixées au point 17.
Sur les frais liés au litige :
21. Il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge du département de La Réunion, la somme de 1 200 euros à verser à M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le département de La Réunion versera à M. B la somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 2 janvier 2023 et de leur capitalisation à compter du 2 janvier 2024 puis à chaque échéance annuelle.
Article 2 : M. B est renvoyé devant le département de La Réunion pour qu'il soit procédé à la liquidation de l'indemnité IFSE à laquelle il a droit selon les modalités définies au point 17. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 2 janvier 2023 et de leur capitalisation à compter du 2 janvier 2024 puis à chaque échéance annuelle.
Article 3 : Le département de La Réunion versera la somme de 1 200 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au département de La Réunion.
Délibéré après l'audience du 14 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Blin, présidente,
M. Monlaü, premier conseiller,
Mme Tomi, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2024.
Le rapporteur,
X. MONLAÜ
La présidente,
A. BLIN
Le greffier,
F. IDMONT
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2201684
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026