mercredi 27 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2300137 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | R222-13 (JU 2) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 30 janvier 2023 et 22 octobre 2023, Mme A B demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) du 21 décembre 2022 en tant que la révision de sa pension lui est refusée à l'égard de la période du 1er août au 18 septembre 1983 et de la prise en compte du 8ème échelon, indice brut 767, de son grade d'infirmier cadre de santé ;
2°) d'enjoindre à la CNRACL de réviser sa pension en prenant en compte la période et l'échelon susmentionnés.
Elle soutient que :
- les services invoqués pour la période du 1er août au 18 septembre 1983 ont été réellement accomplis ;
- la revalorisation indiciaire obtenue le 31 octobre 2021, qui ne se rattache pas à un reclassement, doit être prise en compte alors même que l'indice n'a pas été détenu pendant six mois.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 août 2023, la CNRACL conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que, sur les deux points restant en litige, la demande de révision de pension a été rejetée à bon droit.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu :
- le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 ;
- les décrets n° 2021-1406 et n° 2021-1408 du 29 octobre 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné ;
- les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, infirmière cadre de santé, a été admise à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er janvier 2022. Elle a vainement demandé à la CNRACL de réviser sa pension pour qu'il soit tenu compte de sa période d'activité du 1er août au 18 septembre 1983 et pour que sa pension soit liquidée sur la base du 8ème échelon, indice brut 767, du grade d'infirmier cadre de santé sur lequel elle avait été positionnée à compter du 1er octobre 2021 à la faveur d'une décision de reclassement prise le 31 décembre 2021 par son employeur, l'EPSMR. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal d'enjoindre à l'administration de réviser sa pension sur ces deux points.
2. En premier lieu, si la requérante soutient que les services qu'elle a accomplis du 1er août au 18 septembre 1983 doivent être intégrés, de même que l'ont été ceux de la période antérieure, finalement validés par la CNRACL et en conséquence annulés par la CRAM Rhône-Alpes au titre du régime général, dans la durée d'assurance prise en compte par le régime CNRACL, aucune précision ni justification n'est produite à l'égard de la nature des services ainsi invoqués ni des initiatives prises en vue de leur validation. Lesdits services doivent par conséquent être considérés comme des services relevant du régime général.
3. En second lieu, aux termes de l'article 17 du décret du 26 décembre 2003 susvisé : " I. - Aux fins de sa liquidation, le montant de la pension est calculé en multipliant le pourcentage de liquidation tel qu'il résulte de de l'application de l'article 16 par le traitement soumis à retenue afférent à l'indice correspondant à l'emploi, grade, classe et échelon effectivement détenus depuis six mois au moins par le fonctionnaire au moment de la cessation des services valables pour la retraite () ".
4. Il résulte de l'instruction que, contrairement à ce que soutient Mme B, la décision de reclassement dont elle a bénéficié avec effet au 1er octobre 2021 ne constitue pas une simple revalorisation indiciaire, mais révèle un acte de reclassement statutaire, intervenu en l'espèce dans le cadre de la réforme des carrières paramédicales de catégorie A mise en œuvre par les décrets n° 2021-1406 et n° 2021-1408 du 29 octobre 2021. Dès lors, c'est à bon droit que la CNRACL a fait application, pour statuer sur la demande de révision de pension présentée sur ce point par l'intéressée, de la règle instituée par l'article 17 du décret du 26 décembre 2003 selon laquelle une situation indiciaire ne peut être prise en compte, pour la liquidation de la pension, que si elle se rattache à des services effectifs accomplis sur une période minimale de six mois.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B ne peut qu'être rejetée.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la caisse des dépôts et consignations, gestionnaire de la CNRACL.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 novembre 2024.
Le magistrat désigné,
M.-A. AEBISCHER
La greffière,
S. LE CARDIETLa République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026